‹ Le Bouclier et les méthodes nouvelles de percement des souterrainsChapitre 50 sur 67 · PROFONDEUR · texte numérisé non relu

PROFONDEUR

en dessous des

naissances.

OBSERVATIONS

demi-section, pleine section.

demi-section.

arc sans plancher

Boucliers transformables. — II est d autant plus difficile de

décrire une courbe que le bouclier est plus long et le rayon de l'arc plus petit ; or dans les égouts les rayons atteignent parfois des valeurs 1res faibles, par exemple quand il s'agit de passer, entre les fondations des maisons riveraines, d'une rue à une autre qui la coupe sous un angle aigu. Pour résoudre cette grosse difficulté on imagina le bouclier articulé ; on constitue l'enveloppe de trois ou quatre anneaux faisant corps en temps ordinaire, mais susceptibles, le cas échéant, de s'incliner en plan les uns par rapport aux autres. Le bouclier elliptique Champigneul du collecteur de Bièvre était ainsi construit ; malheureusement on n'osa pas le plier et Ton ne sait quels résultats il aurait donnés ; il est probable que l'armature aurait beaucoup perdu de sa rigidité et fort souffert au moment de la course, en raison de l'obliquité relative des trois parties ; il est préférable en pareil cas de raccourcir l'engin plutôt que de recourir à une complication onéreuse et d'une efficacité douteuse. Au collecteur de Clichy intra-muros on a réussi à exécuter deux sections différentes avec un même bouclier convenablement modifié ; l'économie de ce procédé est évidente, l'exemple est donc à imiter ; mais il faut avoir prévu d'avance la transformation et étudié avec soin les éléments de l'armature, en vue surtout d'éviter les dislocations ultérieures.

Modes d'appui. — Les boucliers à pleine section glissent sur le sol : il n'y a pas à s'inquiéter de leur mode d'appui ; il en est autrement des boucliers à demi-section sous lesquels on interpose un organe spécial transmettant au fond de la fouille la. charge des terres et le poids du métal.

11 y a quatre cas à considérer suivant que le bouclier glisse ou roule et qu'il porte sur le fond de la fouille ou sur les piédroits construits à l'avance.

Quand le bouclier repose directement sur le sol on peut répartir les efforts sur tout le plancher inférieur ou les limiter à des chemins latéraux ; le second dispositif a sur le premier deux avantages : la réduction de la surface frottante, la facilité du réglage, car de toutes façons on place sous l'armature un platclage ; or il est plus aisé de régler une file de pièces de charpente

qu'une plate-forme ; de plus, seul, il s'accommode de la progression par roulement. Celle-ci d'ailleurs n'est pas recommandable, le transport et surtout l'exacte mise en place de rouleaux pesants ne sont pas aisés, vu l'espace restreint dont on dispose, les fausses manœuvres sont fréquentes ; l'emploi de rails fixés sur des traverses et graissés paraît préférable.

L'exécution préalable des piédroits est moins onéreuse qu'elle le paraît; il faut en effet pour établir une comi>araison exacte tenir compte de deux avantages qu'elle procure : la facilité de direction de Tengin et surtout la commodité et la rapidité d'évacuation des déblais ; le plancher raccordant le bouclier au fond de la fouille devient inutile, et la main-d'œuvre de report de ce plancher est coûteuse : au 1*' lot du Métropolitain parisien, 6 hommes étaient constamment occupés à ce travail ; leur suppression eût fait réaliser une économie de plus de 60 fr. par jour.

Sur les piédroits on peut, comme à l'Orléans, recourir aux rouleaux qui diminuent l'effort à faire pour produire la course ; mais la direction serait beaucoup mieux assurée, et les mouvements de lacet évites, avec des rails solidement ancrés dans la maçonnerie et des sabots à talon intérieur ; il est vrai qu'on a réussi à guider le bouclier par des galets latéraux roulant contre les parements, mais ces consoles sont encombrantes et pas toujours efficaces.

En ce qui concerne, non plus la nature, mais l'importance de l'appui, il convient de pécher plutôt par excès que par défaut. Si BU effet on répartit l'effort, j)arfois considérable, sur une surface trop réduite, le terrain n'y résiste pas et cède : le bouclier s'enfonce ; mais surtout, si la longueur intéressée est trop faible, l'armature oscille autour de son support comme un fléau de balance autour de son couteau ; les terrains traversés sont plus ébranlés et disloqués à l'arrière qu'à l'avant, ils pèsent davantage sur la queue que sur Tavant-bec, Tengin a une continuelle tendance à lever le nez ; d'un côté il exagère la hauteur de la fouille et prépare les terrassements, de l'autre il écrase la maçonnerie fraîche sous son poids. C'était là le plus grand défaut des boucliers Dioudonnat du Métropolitain parisien, il fallut recourir à des moyens de fortune que nous avons décrits pour

empocher cette inclinaison considérable de Toutil par rapprn I au tracé.

Le tableau ci-dessous donne pour les boucliers à demi-sodion la longueur suivant laquelle s'exerçait Tappui et son rapport îi la longueur totale.

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