‹ Le bouddhisme éclectiqueChapitre 38 sur 58 · LA FIN SUPREME · texte numérisé non relu

LA FIN SUPREME

i. — Tous les êtres, sans en excepter un seul ', toutes les manifestations de la Nature, quels qu'en soient la forme et le caractère, sont appelés à la même fin :

le retour dans le Grand-Tout.

2. — Le Nirvana ou fin suprême des êtres, aussi bien que Dieu, ne peut être défini que d'une façon à tous égards im-

i. C'est à peine s'il y a lieu de mentionner une secte bouddhique qui établit une exception pour le chat, parce que, convoqué comme tous les autres animaux à assister à l'entrée du Bouddha dans le Nirvana, ce petit félin s'était endormi en route et était arrivé trop tard pour assister à cette grande cérémonie.

parfaite et relative. Nous devons nous contenter d'en voir naître dans notre conscience intime la vague aperception.

3. — L'aperception de la fin suprême des êtres, comme celle de l'idée de Dieu, se produit toutefois d'une manière de plus en plus explicite, à mesure que nous avançons dans la voie de la rectification et du perfectionnement de nous-mêmes.

Elle devient éclatante, lorsque nous avons coupé les liens qui nous rattachent à la vie matérielle et nous empêchent d'échapper au voile épais que nous impose le monde de la forme.

Jusque-là il doit nous suffire d'avoir la certitude que la fin de la créature est et ne peut être autre chose que le Bien suprême.

Les efforts de notre imagination sont impuissants à nous fournir la notion de ce Bien suprême qui doit dépasser de toute l'étendue de l'infini les concepts les plus vastes et les plus magnifiques de notre ambition et de nos espérances.

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APPENDICES

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