SCÈNE X
Les mêmes , SUZANNE ressort de la chambre à gauche , ferme lu porte et met la clef dans sa poche (i). maitiie huguo, V apercevant.
Suzanne ! Suzanne !
SUZANNE
Qu'est-ce que c'est , monsieur?
MAITRE HUGUO, UVCC joie.
Cette place que je ne devais jamais obtenir... je la tieiis !
SUZANNE
Il serait vrai !
MAITRE HUGUO.
Du conseil privé !.. rien que cela.
Bonté divine !
MARINl.
Mais il faut partir sur-le-champ.
MAITRE HUGUO.
Au milieu de la nuit !.. Vous croyez que demain malin de bonne heure.
MARINI
Bon ! à la cour, les places sont si vite emportées.
SUZANNE
C'est vrai... il y a des amateurs.
MARINI
Qui se pressent...
SUZANNE
Qui se poussent..
MAITRE HUGUO.
Qui se culbutent î
MARINI
Elles sont demandées. . .
MAITRE HUGUO.
Avant d'être vacantes. C'est juste, il n'y a pas un moment à perdre. Je cours chez Ambrosio... Suzanne, prépare mon petit paquet.. .il me prêtera une cariole... un petit mulet... la moindre des choses !.. c est l'affaire d'un quart-d'heure.
Air: Chasseur joyeux., il faut partir.
[ Dépêchons-nous ( . m~ l t\ » » u t puisqu il le faut.
I Depeehez-vous S
ENSEMBLE. Et partons \ ^ ^ ^
partez ) r
f Car lorsqu'on sollicite,
V On ne réussit qu'au galop.
MARINI
Trop souvent le mérite, Qu'à la cour on invite ,
Voit tous ses droits s'évanouir J
S'il ne sait pas courir.
ENSEMBLE
Voit tous ses droits, etc. , etc..
(Mailre Huguo sort par le fond, et Suzanne rentre dans sa cuisine.)
(î) Marini, maître Hugo, Suzanne.