LE METAL
le plombier, ^
le poêlier, g
la serrure.
le plombier trace un itinéraire pour les torrents de la pluie
le plombier
Le plombier trace un itinéraire pour les torrents de la pluie. Il pleut sur les tuiles. Les gouttières se remplissent d'eau comme des paupières. Les tuyaux de plomb l'avalent mieux que les canaux lacrymaux ne reboivent les larmes.
la digestion du charbon ronfle
dans le pot de fer le panache de fumée, comme
une autruche, s envole de
la cheminée
le poêlier
Le feu est le cœur de la maison. "Le poêlier met ce cœur brûlant dans un pot de fer.
"Les mains froides sont approchées. "Et la digestion du charbon y ronfle, et chauffe les mains.
'Le poêlier attache sur le poêle un tuyau noir. Cette veine charrie vers les nuages le mauvais sang de la fumée.
Le panache de fumée, comme une autruche, s'envole de la cheminée.
serrure : le sceau de la porte et sa dent de fer
le serrurier
A la porte, le serrurier attache une boîte de fer : c'est la serrure. C'est le sceau de la porte, et sa dent de fer.
Parmi la rouille et la graisse, dans la nuit de la boîte, il enfouit un secret.
Le serrurier a le visage sévère, quand il offre la clef au maître de la maison.
Il est saturé de sa puissance. « C'est bien, dit-il, tu possèdes de l'or ; mais, sans moi, que ferais- tu pour le garder ? »
Jllors, le maître examine la clef. A l'un de ses bouts, il y a un anneau, à l'autre un panneton taillé comme une lettre. 7/ lui faut marier celte énigme avec le secret qui gît dans la serrure.
Ainsi fait-il. Puis, tournant l'axe de la clef il referme la porte de sa maison. Le voici dans l'œuf confiant de sa chambre.
T^otre Maison