‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 160 sur 186 · Ce n'est pas un exploit. — Chanson. — C'est une lettre · texte numérisé non relu

Ce n'est pas un exploit. — Chanson. — C'est une lettre

Rac. Plaid.

Chanteur :

— « On y entend des vacarmes de violons et de chanteurs. »

Bourg, yen t. p. 64.

Voy. ci-dessus, p. 218, la note sur la p. 33.

Chatouiller, chatouillant, ante, adj. verb. :

— . . . Qui «cachent,... par de chatouillantes aprohations, vous régaler ■ vostre travail. » Bourg, gent. p. i.

L'emploi de ce mot au figuré était d'un usage général, conaté par tous les Dict. et mieux encore par tous les écrivains il xvi° et du xvii» siècle.

— « Je sais le secret de chatouiller leur cœur. »

Mol. L'Ar., II, iv.

Les amours voloient avec elle, Chatouillans les cœurs doucement. Ronsard. Odes, I, i.

28. Tandis que je m'arrête .1 chatouiller mon âme en ce contentement.

Mai.ii. Pour Aleandre.

777. L'aise de voir la terre à son pouvoir soumise Chatouilloit maigre lui son âme avec surprise.

Corx. Pompée.

— « Cette petite Ilatterie dont il se sentit chatouiller l'obligea de pres- !r encore une semblable audience. »

Firetière. Boni, bourg., Éd. elzév., p. -220.

SI. Ces noms de roi des rois et de chef de la Grèce Chatouilloient de son cœur l'orgueilleuse foiblesse.

Rac. Iphig.

Tour l'adj. verbal, voy. ci-dessus v° adjectif, p. 262. 4°.

< lu-val »!«■ cainssi' :

i mon mais! - Comment 1 Grand cheval de carotte

gent. p. --".».

Le cheval de carrosse est un grand cheval. Molière fait i allusion à ta taille do De Brie, qui jouail le Maître d'armes.

— « Le chevalier de Nogent êtoil ane manière de cheval de carrotte,

s. Sim. m, m., année 1708.

Chèvre 'prendre la), loc, prov., se fâcher:

— a Nostre accueil de ce matin t'a fait prendre la chèvre. »

. gent. p. lOSJ

Bien que cette loi-ui. ne se trouve dans les Proverbes aj oui au Dict. de Nicot ni en 1606 ni en 1618, elle est fort ancien) dans li langue. — II. Estienne l'explique ainsi :

— a Personne n'entendra bien que c'est à dire Un Pathelin, qui n'au It'u ceste farce ou comédie (de Maître Pathelin). Elle a aussi amené prov.: Retour on& à nus moutons, pour dire: Itrtnurnonsà nostre propo Garces mois qui sont là si souvent répète/ furent depuis tournez en prove bes. Et croy qu'entre les autre- manières de parler qui nous sont cornu proverbiales, il y en a qui sont venues de quelque farce fort vulgain Tellement que, pour bien comprendre la raison d'icelles, il faudret avo leu la farce. Pour exemple, quand nous disons // a pris la chèvre, t quelcun qui s'est dépité. »

{Lang. />-. italianisé, Kdit. Liseux, I. 163.)

Rabelais, dans le même sens, dit : Chcrreter.

— « Advenant le cas, ne seroit-ce que pour chevreter. »

Éd. Lemerre, l'rol. du liv. nu

— o J'en ay veu prendre lu chèvre de ce qu'on leur trouvoit le visag frais et le pouls posé, contraindre leur ris parce qu'il trahissoit leur gue rison, » Montaiône III, ix, p. 728, édit. 1652]

— « Ce n'est que pour rire, et tu prends la chèvre. »

Coin, des Prov. II, m.

— « Prendre la chèvre, c'est la même chose que se cabrer, qui viei aussi du mot chèvre » Fit.etière.

r— 295 — 31-2. D'un mari sur ce point j'approuve le souci; Mais c'est prendre la chèvre un peu bien vite aussi.

Mol. Sgan.

Quitard a donné de cette locut. une explication qui nous pa raît fausse : nous nous en tenons à celle d'Henri Estienne.

Chimères, visions, idées chimériques:

— « Vous coustoit-il quelque chose de vous accommodera ses chimères ?»

Bourg, gent, p. 122.

De même :

— » Que sont-ce ces contrats, sinon des maux volontaires partis de notre forge, et chimères d'une vaine convoitise? »

Malii. Trad. de Sert., Bienfaits, VII, x.

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