‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 71 sur 186 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

MONSIEUR JOURDAIN

Et une autre fois, cent quarante.

DORANTE

Vous avez raison.

MONSIEUR JOURDAIN

Ces trois articles font quatre cens soixante louis, qui valent cinq mille soixante livres.

DORANTE

Le compte est fort bon. Cinq mille soixante livres.

MONSIEUR JOURDAIN

Mille huit cens trente-deux livres à vostre plumassier.

DORANTE

Justement .

MONSIEUR JOURDAIN

Deux mille sept cens quatre-vingts livres à vostre tailleur.

DORANTE

Il est vray.

82 LE UOURGKOIS GENTILHOMME.

MONSIEUR JOURDAIN

Quatre mille trois cens septante-neuf livres douze sols huit deniers à vostre marchand.

DORANTE

Fort-bien. Douze sols huit deniers ; le compte est juste.

MONSIEUR JOURDAIN

Et mille sept cens quarante-huit livre» sept sols quatre deniers, à vostre sellier.

DORANTE

Tout cela est véritable. Qu'est-ce que cela fait?

MONSIEUR JOURDAIN

Somme totale, quinze mille huit cens livres,

DORANTE

Somme totale est juste. Quinze mille huit cens livres. Mettez encore deux cens pistoles que vous m'allez donner ; cela fera justement dix-huit mille francs, que je vous payeray au premier jour.

MADAME JOURDAIN

Hé bien ! ne l'avois-je pas bien deviné ?

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