ACTE TTI, SCENE X
NICOLE
Nostre accueil de ce matin t'a fait prendre la chèvre.
COYIELLE.
On a deviné l'encloueure.
LUCILE
N'est-il pas vray, Cléonte, que c'est là le sujet de /ostre dépit?
CLEONTE.
Oùy, perfide, ce l'est, puis qu'il faut parler; et j'ay à fous dire que vous ne triompherez pas, comme vous 3ensez, de vostre infidélité ; que je veux estre le prenier à rompre avecque vous, et que vous n'aurez pas 'avantage de me chasser. J'auray de la peine, sans loute, à vaincre l'amour que j'ay pour vous; cela me Causera des chagrins. Je souffriray un temps; mais 'en viendray à bout, et je me perceray plutost le cœur, jue d'avoir la foiblesse de retourner à vous.
COVIELLE
Queussy, queumy.
LUCILE
Voilà bien du bruit pour un rien. Je veux vous
IDC) I.K BOURGEOIS GENTILHOMME
dire, Cleonte, le sujet (jui m'a fait, ce matin, évite vostre abord.
CLEONTE.
Non, je ne veux rien écouler.
NICOLE
Je te veux aprendre la cause qui nous a l'ait pas sersi viste.
COVIELLE
Je ne veux rien entendre.
LUCILE
Sçachez que ce matin. . .
CLEONTE
Non, vous dis-je.
NICOLE
Aprens que. . .
COVIELLE
Non, traistresse.
LUCILE
Ecoutez.