‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 87 sur 186 · ACTE TTI, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE TTI, SCENE X

NICOLE

Nostre accueil de ce matin t'a fait prendre la chèvre.

COYIELLE.

On a deviné l'encloueure.

LUCILE

N'est-il pas vray, Cléonte, que c'est là le sujet de /ostre dépit?

CLEONTE.

Oùy, perfide, ce l'est, puis qu'il faut parler; et j'ay à fous dire que vous ne triompherez pas, comme vous 3ensez, de vostre infidélité ; que je veux estre le prenier à rompre avecque vous, et que vous n'aurez pas 'avantage de me chasser. J'auray de la peine, sans loute, à vaincre l'amour que j'ay pour vous; cela me Causera des chagrins. Je souffriray un temps; mais 'en viendray à bout, et je me perceray plutost le cœur, jue d'avoir la foiblesse de retourner à vous.

COVIELLE

Queussy, queumy.

LUCILE

Voilà bien du bruit pour un rien. Je veux vous

IDC) I.K BOURGEOIS GENTILHOMME

dire, Cleonte, le sujet (jui m'a fait, ce matin, évite vostre abord.

CLEONTE.

Non, je ne veux rien écouler.

NICOLE

Je te veux aprendre la cause qui nous a l'ait pas sersi viste.

COVIELLE

Je ne veux rien entendre.

LUCILE

Sçachez que ce matin. . .

CLEONTE

Non, vous dis-je.

NICOLE

Aprens que. . .

COVIELLE

Non, traistresse.

LUCILE

Ecoutez.

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