‹ Le bourgeois gentilhommeChapitre 85 sur 122 · DORANTE, COVIELLE · texte numérisé non relu

DORANTE, COVIELLE

COVIELLE

Je VOUS prie, monsieur, de nous vouloir aider céans dans une affaire qui s’y passe.

Ah! ah! Covielle, qui t’auroit reconnu? Comme te voilà ajusté!

COVIELLE

Vous voyez.v Ah ! ah !

DORANTE

De quoi ris-tu ?

COVIELLE

D’une chose, monsieur, qui le mérite bien

DORANTE

Comment?

1. Dans la cette comédie de Rotrou dont nous avons parlé plus haut, un

valet fourbe interprète encore plus longuement, c’est-à-dire en six vers, les deux mots, vare hec : ce qui fait dire au bonhomme que l’on trompe :

T’en a-t-il pu tant dire en si peu de propos?

Le faux th ichement répond

Oui, le langage turc dit beaucoup en deux mots

Hauteroche, dans le Feint Polonais, a introduit un amant et son vfdet qui se travestissent et jargonnent comme Gléonte et Covielle. Un personnage de la pièce, à qui l’on explique en beaucoup de paroles quelques mots, non de turc mais de polonais, n’est pas moins étonné que M. Jourdain et dit à peu près comme lui : « Cette langue est admirable; elle dit vingt choses en trcls paroles.

LE BOURGEOIS GENTILUOMME.

Je VOUS le donnerois eu bien des fois, monsieur, à deviner le stratagème dont nous nous servons auprès de monsieur Jourdain, pour porter son esprit à donner sa fille à mon maître.

DORANTE

Je ne devine point le stratagème ; mais je devine qu'il ne manquera pas de faire son efict, puisque tu Tentreprends.

COVIELLE

Je sais, monsieur, que la bote vous est connue.

DORANTE

Apprends-moi ce que c’est.

CO V TELLE

Prenez la peine de vous tirer un peu plus loin, pour faire place à ce que j’aperçois venir. Vous pourrez voir une partie de rhistoire, tandis que je vous conterai le reste.

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