SCENE XXI
Les Mêmes, VÉTILLE.
VÉTILLE, remontant dans la direction de la comtesse.
Allons, nous en avons été quittes pour la peur. . . la petite syncope de cette jeune dame n'est que le résultat de l'émotion. Tout va bien.
EUGÉNIE (i), bien pimbêche.
Vraiment, ce n'était pas la peine de venir jeter le trouble dans notre milieu pour si peu de chose !
LE MARQUIS (2), railleur.
Qu'est-ce que vous voulez Eugénie ?. . . cette pauvre dame, elle a fait ce qu'elle a pu.
EUGÉNIE, haussant les épaules avec dédain.
Ah!
VÉTILLE (3), qui a regarde sa montre.
Oh! mais l'heure de mon train approche! Il serait bon de penser au départ.
LA COMTESSE
Vous avez le temps docteur, (a Eugénie.) Veux-tu voir si le phaëton est attelé?
EUGÉXIEj remontant.
J'y vais !
VÉTILLE
Oh ! madame, ne vous donnez pas la peine!
EUGÉNIE, passant entre le marq^uis et Vétille — moitié miel et moitié vinaigre.
Mais comment donc, docteur !
Elle sort.
VÉTILLE
Moi, madame, pendant ce temps, je vais aller prendre congé de votre fils, et voir, ce qui est peu probable, s'il n'a pas besoin de mes services. La vérité c'est que cela me permettra de le féliciter pour son courag'e et son dévouement... car pour ce qui est de sa santé, je suis sans inquiétude... je vous ai dit le seul remède qu'elle réclamait.
(voyant à la physionomie de la comtesse que ce genre de recommandation la met au supplice.) AlloUS, JC SCnS
que je vous fais souffrir; je vais retrouver votre fils.
Tenez, par ici, docteur.