‹ Le bourreau des cranes comedievaudeville en trois actes, precedee d'un prologueChapitre 27 sur 41 · COQUELET, ARTHUR · texte numérisé non relu

COQUELET, ARTHUR

ARTni'R, te précipitant. An nom de la loi, ouvre/. !

coquelet. Mon major!

ARTHUR, d un air effaré , cherchant. Où est-elle? (4 part, apercecant Coquelet.) Tiens ! c’est le brutal de ce malin ! [Haut.) Pardieu, monsieur, le hasard me sert à sou bai!.

coquelet. Et moi donc, monsieur ; et moi donc ! [Le prenant au collet.) Je ne vous lâche plus.

ARTHUR, le saitùsanl aussi au collet. Et moi, je me cramponne à vous,. . Nous resterons cloués ensemble jusqu’à ce que vous mayez donné des renseignements...

coquelet. Et à moi des explications...

ARTHUR. Répondez- moi... Oùcst-cllc?

coquelet, le tenant toujours au cAlct.

Répondez- moi vous- même.

Arthur, de même. Je vous répondrai mais répondez-moi. Où est cette dame, nui vient d'entrer ici?

coquelet, d part. Tiens... c’esl lui qui poursuit la fille de Longjumeau. [Haut ) Quelle dame ? '

* Eugtfnie, Longjumeau, Coquelet.

" Artlur, Coquelet.

arthur, vûwment. Oh! ma vie pour ce root -là, monsieur, ma vie!

coquelet, « part. Peste 1 comme il prend feul (Haut.) Oui, jeune homme... Cette dame a un talent distingué pour coiffer nos élégantes.

ARTHUR. Coiffer qui ? Coiffer qui ?

, COQUELET. Jevousl’ai dit: Nos élégantes.. . C’est la marchande de modes de ma femme.

Arthur. Une modiste!... 11 se pourrait?

coquelet. 11 se peut I arthur, à part. Oh! qu'importe!.. On a va des modistes... [Haut.) Continuez.

coquelet. C’est, du reste, une femme très-intéressante... mère de fainiJJc.

arthur. Ab ! Elle a des enfants?

coquelet. Onze.

ARTHUR. Onze?

coquelet. Onze. [A part.) Ça ne peut pas nuire de dire cela. Esl-cc tout ce que vous vouliez savoir?

arthur. Tout... J’en sais même onze fois trop... [H ta pour sortir.)

coquelet, le retenant. A mon tour. . .

Nous avons un petit compte à régler ensemble.

AnniuR. Je ne l’ai pas oublié?... Trois heures, Bagatelle, j’y serai, et moi aussi !

coquelet. Ta ta ta.,. Je ue ui’y laisserai plus preudre.

arthur. Quesiguifie?

, coquelet. Cela signifie que je ne veox ; plus être votre dope, major.

arthur, à part. Bon! Voilà le major qui I va recommencer... [Haut.) Monsieur, je veux bien m’expliquer avec vous, mais je vous prie d’en finir avec ce nom de major...

Appelez- moi sergent, si vous voulez, mais, de grâce, supprimez le majorât.

coquelet. Eh quoi! vous n’êtcs pas major? 1

ARTHUR. Sergent, oui... dans la garde nationale... Mais major, non... Je n’ai pas même été sergent-major

poursuivre les modistes sur le bitume du boulevard, vous n’éles pas encore amoureux de mademoiselle A manda?

Arthur. L’Araanda en question m'est totalement étrangère.

coquelet. Alors, pourquoi m’avez-vous lia>,>è sa carte en place do la vôtre?

ARTHUR. Comment! je vous ai laissé?

c est, parbleu, vrai ! On n’est pas plus étourdi que ça... Monsieur, je déplore cette erreur, et je vous prie d'en agréer mes excuses..

Vous tes agréez!. Merci... Voici le (ail fions Mute « simplicité. .. J'avais reçu celle cane finn de mes amis, et je l'avais mise dans ma poche, arec Ira miennes, arant de me pré- ! senior ici, chez madame Coquelet.

COQULLÏT. Ma femme!

IMHOi. Non... pas votre femme. . La lemme an Coqnelel... au nez gelé.

COQI'ELCT. Mais le nez gelé, c'est moi!

AniHln Vous! mais non, le nez gelé c'est I bomnwd tncr.il'orcbestredu Palais-Royal .

vous conn2L<ss<‘T hîon l'ufr*;.... : *

vous connaisses bien l’affaire, ôtes son témoin...

puisque vous

coquelet. Témoin de qui?

Arthur. De monsieur Coquelet.

COQUELET. Mais puisque Coquelet c'est moi !

arthur. Vous Coquelet.. Allons donc !

coquelet. Comment, allons donc!

ARTHUR. Mais si vous étiez Coquelet, c’est vous qui m'auriez calotte...

coquelet, avec chaleur. Calotte qui?

arthur, exaspéré. Cabtté moi . . vous donner calotte à moi... Que diable j'emploie le langage Bengali pour mieux me faire comprendre...

coquelet. Eh quoi! vous n’êtes pas venu chez moi, ce matin ?

arthur. Chez vous!

coquelet. Me chercher querelle.

Arthur. A vous ! Je ne vous connais pas!

coquelet. Eh quoi! non content de

. coquelet, de même. Eh bien, monsieur, | je vous déclare dans le môme idiômc que moi, pas donner calotte à vous.. .

arthur. Je lésais bien... mais... pourquoi vous remettre carte à moi... Coquelet .

Voyez !

coquelet. Na cartel arthur. Voilà où est l’erreur... Voilà on est la double erreur... Vous êtes l'homme à la carte... et vous n’êtes pas l’homme à la calotte... mais moi j’ai un soufflet en trop... cl il faut que ça se retrouve. ..

coquelet. Attendez-., major... non, sergent... j’y suis... II y a des lâches qui don nent les caries de leurs amis...

ARTHUR. Ah I bah t

coquelet. El vous êtes tombé sur un do ces lâches.

artiiur. Tombé... c’est-à-dire que c’est lui qui...

coquelet. Tout s’explique à présent...

votre visite chez moi... mon quiproquo de major... sergent, je vous rends mon estime.

artbur. Je l'accepte.... Embrassons-nous donc, et qu'il ne soit plus question de celte déplorable affaire.

I coquelet. Qu’il en soit plus que jamais question, au contraire.

arthur. Comment.. . ce duel ?. ..

ctxjuztET. U aura lies.

ARTHUR. Mats ça n'a pas de but, ça n'a pas de sens, ça n'a pas de sel 1

coquelet. Nous nous battrons tous les deux contre celui... qui a usurpé mon nom.

Arthur. Ah ! je comprends.

COQUELET. Nous nous battrons contre l'infime qui est cause que mon ménage, que mon intérieur a été troublé.

Arthur. Et moi, mon extérieur.

coquelet. Nom le retrouverons ce brigand!

ARTHUR. Mais, j’y pense. .. ri noos allions an Palais- Royal?. . Il y a eu on procès-verbal dressé. Il a dû donner son nom, son adresse.

coquelet. Vous a» «z raison... nous le pinçons.

ARTHUR. Noua le harponnons, et nous

l'expédions.

coquelet, ôtant ta robe de chambre. Allons 1

Arthur. Partons!

ENSEMBLE Ata d« Châlrt.

Coaroo» tous deux «pria l'infâme !

Et qu’one noble et même ardeur Nous dlrctrfM et tK>o« enflammai Malheur à loi 1 Irai» fou nulbaur!

(tU tou» drus p or b /bail.)

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