‹ Le bourreau des cranes comedievaudeville en trois actes, precedee d'un prologueChapitre 36 sur 41 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LONGJUMEAU, COQUELET

Longjumeau, seul. Mais c’est que je ne suis pas rassuré du tout (Coquelet entre.)

eugénie. Messieurs, je vous laisse ensemble. ( Elle $ort.) coquelet. Es- tu prêt ?*

LONGJUMEAU. Si je suis prêt I Me voici en costume de combat. Oui, je suis prêt.. .

(d part) à partir pour Bruxelles. .. mais cachons notre jeu.

coquelet. Nous tenons presque notre adversaire.

lont.jumeau. Vous le tenez presque?...

(A part.) Décidément, je pousserai jusqu’à Constantinople I

COQUELET. Je quitte à l’instant Arthur Flanchard... ton futur gendre, parbleu ! Il m’a tout raconté... et moi, qui le prenais pour le major d’Ainanda !... Est-ce bizarre?

Longjumeau. Oh! que c’est donc d’un bizarre! ( A part.) Je prends on train express, s’il le faut !...

coquelet. Donc, Arthur... va revenir nous prendre ici...

Longjumeau. Ah! il va revenir! ( A pari.) Comme je vais te lâcher, mon boni coquelet. J’ai pensé que tu avais des armes chez toi...

Longjumeau. Moi? non!... c’est-à-dire, si! (A part.) Oh! quelle idée! [Haut.) Tiens... là-bas, dans mon cabinet, au fond du corridor... cherche dans ma salle d’armes... Choisis parmi mes coupe- tête... mes cimeterres... mes jatagans!

coquelet. Le yatagan me plairait assez...

Longjumeau. Eh bien, va... prends-en deux et raiguisc-les I

coquelet. Je vais les raiguiscr. (Il sort.) Longjumeau, nul. Et pendant qu’il va les raiguiscr... oh! mon Dieu, passez -moi ce jeu de mots, c’est peut-être le dernier que je commettrai dans le département de la Seine, filons pour ne pas être raiguisé nousmèrne. (il ta pour sortir , lorsque Athur entre.)

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