‹ Le brasseur de Preston opera comique en trois actesChapitre 55 sur 61 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ROBINSON, puis EFFIE.

ROBINSON

Un délai!... je suis sauvé !

effie , paraissant avec précaution pur la petite porte û gauche.

Eb bien, le roi...?

kodinson , avec joie .

Me se doute de rien.

EFFIE

Je respire !

ROBINSON

Oui, mais tu ne sais pas? on voulait m’envoyer faire la guerre en Irlande.

KFFIB.

Ab ! mon Dieu !

ROBINSON

Mais je n’irai pas, je reste!

EFFIE

Bien vrai?

ROBINSON

Figure-toi que l’horrible Jcnkins est revenu !

effie, effrayée.

Qu'entcnds-je !

ROBINSON

C’est le ciel qui me l'envoie... il me privera d'aller eu Irlande.

effie, vivement .

11 se pourrait !

Et en revanche, moi, je lui ai promis d’épouser sa sœur.

effie, avec stupéfaction.

Vous avez promis d'épouser ! ci moi, monsieur?

ROBINSON

Sois donc tranquille ! le point capital était de gagner du temps. Que diable! un mariage ne se fait pas d’un jour a l’autre ! je traîne les choses en longueur, mon frère se retrouve , il reprend sa place, nous retournons à Preston, je dépose mes armes, je serre mes lauriers, je t’épouse, et tout est dit.

effie, avec joie.

Et tout est dit l

DÜETTOÎO.

ROBINSON et EFFIE.

Ali ! pour nous quel bonheur!

Espoir flatteur Vient sourire à mon cccur !

Àh ! pour nom quel bonheur!

P lui de douleur,

Adieu la guerre.

La nue est necessaire ,

Gagnons du temps adroitement,

En amour, eu affaire,

C’est le point important.

KOB1NSON.

Nous allons revoir nos amis.

EFFIE

Et bientôt nous serons unis.

ROBINSON

El, pour charmer mes jours,

J’aurai la Lierre et mes amours !

ENSEMBLE

ROBINSON

Ensemble, désormais pour toujours 1 EFFIE.

Que nom seront heureux !

En nous aimant tous deux!

ROBINSON

Pour nous chérir, je crois.

Bientôt nous seront trois.

ENSEMBLE

Ah ! pour uous quel bonheur !

EFFIE

Mais pas d’imprudence !

ROBINSON

Me négligeons rien.

Sauvons l’apparence.

BOBINSON.

Observons-nous bien.

ErriE.

L’habit militaire Doit bien voua lasser.

ROBINSON

Ah ! bientôt j’espère Pouvoir le laisser.

Lu métier de la guerre Est un vilain métier ;

De bon cncur jo préfère Le houblon au laurier.

ENSEMBLE

Ah ! pour nous quel bonheur!

Espoir flatteur Vient sourire à mon c«ur.

Ah ! pour nous quel bonheur !

Plus de douleur !

Adieu la guerre J La ruse cat nécesaaire,

LE BRASSEUR DE PRESTüN.

Gagnons du temps adroitement;

Kn amour, en affaire.

C’est le point important.

Que noua serons heureux;

Kn nous aimant tous deux!

Page 1