LES VOIES ET MOYENS DE COMMUNICATION
part da S* Francisco Xavier (faubourg de Rio, oU il y a une station du chemin de fer de D* Pedro) et qui, non terminé encore, se raccorde déjà (par Merity et Estrella) au chemin de fer de Petropolis (ch* de for Prince de Grâo-Parâ) * Ce dernier commence du fond de la baie de Rio, à Mauâ, monte la serra dos Orgaos, traverse la ville de PetropoliSi et^ par la vallée du Piabanha, gagne celle du rio Preto et s’arrête h S. José do Rio Preto (92 kil.), oîi doit arriver rembrancbement de Sumidouro, de la compagnie Léopoldina* Nictheroy, en face de Rio de Janeiro, est le point de départ d’un chemin de fer qui, en montant la serra de Boa Vista, va h Macuco, avec un embranchement de Porto das Caisas à Ilio-Donito et m autre do Cordeiros à Gantagallo, et de cette ville à Barra-do^Pomba sur le Parahyba (23S kil; en expL, 92 en constr*)* Sur la rive opposée se trouve le chemin de fer de Santo Antonio de Padua (de Sao Fidelia à Miracema par Padua (93 kil.) * Le chemin de fer de Maricd (inachevé) s’embranche sur celui de Nictheroy* Le réseau de Campes, qui se rattache déjà par le N. à celui de la Léopoldina, est relié par Macahé et Rio Bonilo, à la capitale de la province, Nictheroy. Il compte la ligne de Campos à Macahé (96 kiL), traversée par celle de Triumpho à Quissaman (4b kîL), la lipe de Campos à Sdo Sebastiâo (Î8 kil*), et celle du Carangûla (223 kil.) avec embranchements de Wurundu à llabapuana (21 kil.) et de Porto-Alegre à Patrocinîo (38 kiL) ; ce réseau atteint déjà la province de Espirito Santo. Cette dernière possède le chemin de fer de Cachoeiro dTtapemîrîm (70 kil.) à Cas telle et à Âlegre (deux têtes de ligne)* Une compagnie belge vient d'hêtre organisée (1889) pour construire le chemin de fer de Bcnevente-Mînas. Cette ligne doit partir de la ville d’Auehieta (autrefois Benevente) et se raccorder au chemin de fer de Cachoeiro d’Itapemirim ainsi qu’au réseau do la compagnie Léopoldina, par Santa Luzia do Carangola.
La province de SSo Paulo est la mieux dotée sous !e rapport des chemins de fer. Une ligne (compagnie anglaise, Santos à Jundiaby) relie la capitale, Sâo Paulo, à son port, Santos, et se prolonge au N. do Sâo Paulo jusqu’à Joudiahy (139 kil.) ] une seconde (S. Paulo et Rio) Ta de S* Paulo vers l’E. rojoindre à Cachoeira le chemin de D* Pedro (232 kil.) et possède le petit embranchement de Tauhaté à Tremembé; une troisième à rO* sur Sorocaba (compagnie Sorocabana) va jusqu’à Tieté (ville) et possède deux embranchements, l’un, de Boitnva à Tatuby (Ü atteindra Itapetininga), Pautre de Cerquilho à Botucatu (222 kil. en exploitation, 110 en construction) ; cette partie de la ligne doit atteindre le Paranapanema à l’embouchure du Tibagy ; un petit chemin de fer va de S. Paulo à Santo Araaro. Deux chemins de fer, ceux des compagnies Ituana et Paulista, partent de Jundiaby : le premier (220 kiL) est formé par les lignes de Jundiaby à ItO, en passant par Itaicy, et dTtaicy à Sâo Pedro, en passant par Capivary et Piracicaba {le Paulista (242 kil.) va de Jundiahy à Cordeiros, par Campinas, et se bifurque à Cordeiros : la branche'septentrionale va à Descalvado, par Araras et Pirassinunga ^ la branche occidentale va à Rio-Cîaro. Là commence le chemin de fer de la compagnie Rio-Ciaro (264 kiL) : il suit la direction N.-O* et se bifurque à Feijâo, jetant une ligne jusqu’à Âraraguara, par S. Carlos do Piuhal, et une autre jusqu’à Jahù. De Campinas part la ligne principale de k compagnie Mogyana (613 kil. en expL, 204 en const. en 1888) qui, par Jaguary, Mogy*Mîrim, Cascavel, Casa-Branca, Batataes, Franca, traverse, à Jaguara,
le Rio Grande ou haut Paranà, entre dans J a province de Minas Geraes et arrive déjà à Uberaba, à oOO kü, de la cète et près de la prov. de Goydz. Elle sera prolongée jusqu’au port de Jurupensen dans le rio Vermelho, affluent de l’Araguaya, en passant par la villo de Goyàz.
La compagnie Mogyana possède, outre 3a ligne principale les embranchements de Jaguary à Amparo (30 kiL), ûq Mogy-Mirim à Penha (20 kiL) et de Cascavel à Poços de Caldas, dans la prov, de Mînas-Geraes (77 kil). La compagnie Rio'Pardo possède une ligue de 36 kiJ, qui se raccorde à la Mogyana : elle va de Casa-Rranca à Sâo José do Rio-Pardo* La compagnie Bragantîna exploite le chemin de fer qui commence à Campo-Simpo (sur la ligne anglaise de Santos à Jundiahy) et va, par Atibaia à Dragança (52 kil.). Un autre chemin de fer va de Sâo Manoel do Paraiso à Porto-Martin s sur le Tieté.
La ville de Goyaz, la plus centrale du Brésil, se trouve à !80 kil. du port de Jurupensen dans le rio Verraeîho, affluent de î’Âraguaya, et la distance qui sépare ce port de celui de Belem do Parà par la voie du Rio Yermelbo, de l’Araguaya et duTocantins est de 2,040 kil. La navigation est libre entre Jurupensen et Santa-Maria de PAraguaya ; puis viennent les chutes de cette rivière et du Tocantîns qui se terminent à Tapayunaquara, en amont d'Alcobaça* 11 est question de construire on chemin de fer entre Santa-Maria et Aleobaça, Le chemin de fer de la compagnie Mogyana (prov. de Sâo Paulo) est déjà en construction entre Uberaba et le confluent du Conitnbà dans le Parnabyha : de ce point à Goyàz il n’y a que 390 kil. Lorsque ces voies ferrées seront construites, la communication intérieure entre Rio de Janeiro et Belem do Parû sera assurée par la voie de Sâo Paulo et de Goyâz.
Le Rio das Mortes ou Roneador, affluent de l’Araguaya, est navigable depuis le conduent du rio das Garças. De ce point à Belem do Parâ il y a 2,100 kiL par la voie des rios das Mortes, Araguaya et Tocantins et 480 kil. à Cuyabà par voie de terre. Des chemins de fer construits entre Cuyabà et le confluent du rio das Garças et entre Santa Maria de P Ara guaya et Alcobaça donneraient aux deux villes de Cuyabà et de Belem do Parû une ligne de communication d’environ 2,580 kil par voie ferrée et bateaux à vapeur. La ligne centrale du chemin de fer de D. Pedro H aura, en atteignant Goyàz, une longueur d’environ 1^410 kil. depuis Rio de Janeiro, et, si elle est prolongée jusqu’à Cuyabà (840 kil* entre Goyaz et Cuyabà), elle aura une longueur totale de 2,250kil* Par la voie des chemins de fer de Sâo Paulo, la distance entre Rio et Cuyabà sera d’environ 2,580 kiL; entre Rio et Belem do Parâ, d’environ 3,960 kiL Par la voie de Minas-Geraes (chemin de fer B. Pedro 11} les distances seront : entreRio et Cuyabà 2,250 kil., entre Rio et Belem do Parâ, 3,630 kil.
Dans les provinces du N., les principaux chemins de fer sont ceux de Belem à Bragança (59 kil.) dans le Parâ ; do Camocim à Sobral (129 kil.) et de Fortaleza à Baturité (ttl kil.) dans le Cearâ ; de Natal à Nova Cruz (121 kil.) dans le Rio Grande do Norte ; celui de Conde d’En (123 kiL) dans le Parabyba (de Parahyha, à Independencia, parTaipn, et de Taipù à Pilar) ; celui de Recife à Palmarès et à Garanhuns (271 kil*), en face de Joazeiro, qui doit être prolongé jusqu’au rio Sâo Francisco; ceux de Recife à Caruarü (70 kiL en expl. jusqu’à Cascavel), de Recife à Limoeiro avec embranchement de Pào d’Alho à Nazareth (96 kil.) et à Timbahùba (96 kil), de Recife à Olinda et Beberibe (12 kil.) dans le Per-
nambuco ; de Maceîu à Imperador (88 kil.) et le chemin de fer de Paulo-AfFonso (116 kiL) dans les Aiagoas; do Babia à Alagoinhas et d'Alagoinhas an San Francisco (528 ki[* en exploitation de Bahîa à Villa Nova da Rainha, avec Pembranebement de Timbô, en dée* 1887), le central de Bahia (3Ü3 kiL avec les embranchements de Feira de Santa Anna et Qneimadinhos à Olbos d'Agua), le chemin de Cara^eUas (Bahia) à Ottoni (ci-devant Philadelphia) (142 kil,) dans la province de Minas»
Dans les provinces du Sudsontîe chemin du Rio-G ronde à Bagé (28Ükil.), ceux de Taqnary à Caeequf (262 kiL en exploitation, 112 en construction), et du Quarahîm à Itaquy (75 kiL en exploitation, 101 en construction)» La ligne do Bagé sera prolongée jusqu'à Caeequf, et do ect embranchement à Uruguay ana; de Porto Alègre à Nova llamburgo, il y a un petit chemin de 1er (43 kiL) ; le chemin de fer de Dona-Theresa-Christina (116 kil.) dans Santa-Catharina, va du port d'Jmbituba à Tubarâo ; celui de Paranagua à Coritiba (111 kil. ) dans le Paranà, ligne remarquable par ses travaux d'art, construite par une compagnie française et par un ingénieur brésilien» Les autres ehemins avaient, à la fin de 1887, une longueur inférieure à 100 kil»
Les voies ferrées du Brésil no forment pas un réseau unique; mais elles ont, pour la plupart, une direction perpendiculaire à la côte et il a été difficile de les construire à cause des chaînes côtières qu’elles ont dù franchir dans les provinces méridionales» Les grands ports, Recife, Bahia, Rio de Janeiro, Santos, Porto-Alegre et Rio Grande do Sui sont les principales têtes de ligne d’oü les voies montent et se ramifient dans Pintérienr des terres» Le Brésil s’efforce de relier par des voies transversales plusieurs de ces systèmes isolés»
Les chemins de fer sont, quelques-uns à voie large (comme le D* Pedro H, le Paulista, 1e S» Paulo raiiway, et plusieurs autres), la plupart à voie étroite» La voie large coûtait en moyenne 350,ÔOO fr. le kil» en 1870; la voie étroite (en général 1 m»), qui ne coûte que i00,000rr*, et même 70,000 pour le chemin Estrada Mogyana, a permis de développer plus rapidement la viabilité et de proportionner les dépenses au revenu» Sur le nombre des kilomètres exploités en 1887 (8,486 kil»), 2,013 apparte¬
naient à des chemins do rEtat {parmi lesquels le D» Pedro If, PAlagoinhas à Sao Francisco, le Taquary à Caceqai), 2,585 kil» à des compagnies jouissant d’une garantie d’intérêt de 6 ou de 7 % assurée par l’Etat (la garantie est assurée par contrat à dix-sept compagnies, dont les lignes avaient 2,807 kil.}; 95kil» appartenaient aux gouvernements provinciaux, 1,552 à des compagnies jouissant de subventions ou de garanties d'intérêt assurées par les provinces; 2,157 kil» n'avaient ni garantie ni intérêt; 80 étaient des chemins reliant des villes voisines, dans les provinces do Pcrnambuco, Alagôas, S, Paulo ; 4 kil, appartiennent au chemin de fer à plan très incliné, qui va de Rio (faubourg de Laraiigeiras) au sommet du Corcovado» Quant à la largeur de la voie, 1,354 kil» étaient à voie large (1 “60), 7,132 à voie étroite (1“40 à 66 centim»}» Les chemins en construction où à Pétude sont tous à voie étroite*
"Pour éviter les chutes du Madeîra, une compagnie anglaise avait été chargée de construire de Santo Antonio à Guajari guassü (247 kil») le cheiniii du Madeira et Mamoré ; mais le travail a été interrompu* Parmi les grands projets de chemins de fer à exécuter, il faut citer cciuî de Pernamhuco à Valparaiso par les vallées du S, Francisco et du Papand, pour lequel on demande à trois Etats (Brésil, Rép» Argentine, Chili) de donner une garantie d'intérêts, et celui du Grand Central brésilien qui traverserait le continent de Rahia (Atlantique) à Arica (Pacifique)»
U y a des tramways dans la plupart des grandes villes, surtout à Rio.
§ 4» Nxvig,vtion lîAaiTiMEET pouïs, — La marine marchande au Brésil est, malgré les compagnies subventionnées, peu considérable; elle a diminué depuis que, par une mesure dont le commerce a profité, le cabotage est permis aux navires élrangers, Elle comprenait, en 1887, 83 bâtiments à vapeur et 112 à voiles. La plus grande partie de la navigation au long cours, même subventionnée, et un cinquième environ du cabotage sont faits sous pavillon étranger» La statistique officielle ne fournit sur ce sujet que des renseignements incomplets, parce qu’il y a des provinces qui négligent d’en fournir au gouvernement central; le tableau donné ci-d essous indique les nombres relevés par cette statistique :