SCÈNE XV
GRELUCHE.
Il y a en lui quelque chose qui sent son grand seigneur.
BLANCPARTOUT, A part.
Quel œil, ces Brésiliens I
GRELÜCHE.
AVouez, monsjeurle comtel
BLANCPARTOUT, avec fatuité et prenant le milieu.
Eh bien!... eh bien!...
RAFAELI, bas A Blanepartout *.
Il a des soupçons, sauvez-moi !
BLANCPARTOUT.
Prince, je suis coiffeur !
GRELÜCHE.
Tu le veux ?
BLANCPARTOUT.
Je le suis!
GRELÜCHE.
Alors qu’il sorte! Je le chasse honteusement.
BLANCPARTOUT, à part.
Qu’en dirait Fronsac !... dois-je me laisser traiter...
NINETTE, bas A Blanepartout.
Madame est perdue si vous vous rebiffez.
BLANCPARTOUT, A Greluche.
Prince, je ne me rebiffe pas, je sors...
RAFAELI, A Greluche.
Vous voyez bien que c’est un coiffeur! (Elle passe **.)
GRELUCHE, avoc explosion.
Bienheureux alors, bienheureux le pays où un homme qui a une telle apparence peut n’étre qu’un garçon coiffeur! Si les perruquiers sont ainsi, dînaient doivent être les confiseurs ?
Ah! ça, par exemple, je n’en sais rien!
GRELUCHE, A Ninette.
Qu’on reconduise ce garçon et qu’on lui donne vingt-cinq louis.
NINETTE, bas A Blanepartout.
Monsieur, vous ferez les fonds.
INinetle, Rafuëli, Blanepartout, Greluche.
Ninette, Blanepartout, Greluche, Rafaëli.
BLANC PARTOUT, bas à Ninette.
Oui, Ninette, à une condition... Tu vas me flanquer dans un placard. (Saluant.) Prince!... prince !... (Blancpartout et Niaetta sortent par le fond.)