‹ Le Bruit et ses effets dans la Vie moderneChapitre 10 sur 18 · coups à la minute · texte numérisé non relu

coups à la minute

Certains instruments donnent même plus de 2.000 coups. Ce n’est pas seulement le choc sur la pièce de métal qui engendre le bruit, mais également la détente de l'air, comprimé parfois à 6 atmosphères. Un travail extrêmement pénible est constitué par la pose de rivets sur les grands réservoirs métalliques. L’ouvrier travaille généralement sur ou à l’intérieur de la pièce métallique, et à toutes les sources de bruit s’ajoutent l’ébranlement ainsi que la résonnance du réservoir métallique. Sans doute, les instruments

pheumatiques exécutent-ils le travail avec une gran- Ki de rapidité; un rivet est posé, un clou est fabriqué | en quelques secondes, mais il faut considérer que dans les ateliers un très grand nombre d'outils sont | ütilisés simultanément, en sorte que le bruit est abso- | lument continu.

| À côté des industries du métal, toutes les usines qui ‘4 utilisent des appareils métalliques, et elles sont ex-

trémement nombreuses, sont une Source de bruit. Les usines de tissage sont un des exemples les mieux connus. Le va-et-vient des métiers, les opérations compliquées que chacun d'eux exécute, la réunion d’un

grand nombre d'appareils dans ure même salle, les Fe trépidations obligatoirement transmises au sol, font

de cette industrie le type de celles qui entraînent 10 à surdité professionnelle. Certaines dispositions vien- RER

nent encore augmenter le bruit dans les filatures, en particulier l'installation des métiers aux étages et. ‘ non pas au sol, et l'augmentation du nombre des ma- | chines. Les machines anglaises plus rapides que les pe machines allemandes seraient aussi plus bruyantes. ‘1 L’intensité du bruit dans ces ateliers est telle que

la voix ne peut être comprise que criée à l’oreille.

Peyser dit qu'après deux ans de travail dans une st PAS

filature, il n’y a pas pratiquement d’ oreille normale. Roepke ajoute qu’au bout de 8 années il n’y a plus 8 un ouvrier pour entendre la voix chuchotée à plus de ne. À 2 mètres. Ë Il faut ajouter d’ailleurs que la surdité n’est pas le. seul phénomène pathologique qui se manifeste chez S les ouvriers travaillant dans le bruit. Des” troubles nerveux variés peuvent apparaître, et il y a des sujets qui sont obligés de changer de métier. hi É $ On a parlé de surdité professionnelle chez les mu- ‘s siciens. Mais les troubles décrits, diplacousie, perte D de la notion du timbre musical, hyperesthésie, Co 4 paraissent relever surtout d’un trouble psychique,

conséquence probable de la fatigue. On ne peut pas +4

| Nous NE ce chapitre en résumant ce qui a été dit sur trois professions bruyantes un peu spécia-

les: le personnel des locomotives, le personnel de

l’aviation, celui des téléphones.

PEN je 1 1 . Û . Ce sont les auteurs français qui, les premiers, ont

signalé l’existence de la surdité dans le personnel des * locomotives, mécaniciens et chauffeurs.

si “ Les auteurs qui se sont jadis occupés de cette ni question envisageaient surtout comme facteur pré-

disposant les affections catarrhales des voies aérien- | nes supérieures. Pius récemment on a admis qu’il s'agissait d’une surdité professionnelle typique en- gendrée par le bruit de la machine, auquel s’ajoutent - les échappements de vapeur et les sifflets.

de De plus ces ouvriers sont généralement recrutés dans les ateliers, ils ont donc déjà un passé de tra- | vail dans le bruit et il est vraisemblable que leur : cochlée n’était pas absolument intacte au moment où É ils ont commencé à conduire des locomotives.

La surdité du personnel des locomotives est, en premier lieu, un dommage pour les intéressés. Mais FM peut-on dire qu’elle est suffisante pour créer un danger public et les rendre inaptes à leurs fonctions ?

Plusieurs auteurs estiment que la surdité profes- : sionnelle est ici trop peu importante pour être dangereuse, étant donné que les signaux sont, en grande partie, optiques, et que les signalisations acoustiques

Meg

sont assez intenses pour être entendues même d'un sourd.

Cette opinion est difficile à soutenir: tout dépend du degré de la surdité et il faut tenir compte de la possibilité d’aggravation temporaire d’une surdité sous l'influence d’une rhino-pharyngite aigue, par exemple, qui peut avoir ici les conséquences les plus graves.

La surdité professionnelle des téléphonistes a donné lieu à de nombreuses discussions. Des auteurs ont publié des résultats discordants, pour les uns diminution de l’audition pour les sons graves, pour d’autres pour les sons aigus. Actuellement on admet que la profession de téléphoniste ne prédispose pas à la surdité professionnelle.

Chez les aviateurs il ne semble pas non plus que le bruit donne beaucoup de lésions auriculaires. Probablement à cause de la fréquence assez basse au son donné par les moteurs, et aussi des longues périodes de repos.

Il y a une réduction de la capacité auditive pendant le vol, maïs qui disparaît ensuite.

Enfin les aviateurs sont le seul groupe professionnel qui fasse usage systématiquement de procédés de défense contre le bruit.

Dans les industries bruyantes, les ouvriers n’utilisent pas ces procédés individuels que plusieurs auteurs prétendent d’ailleurs inefficaces,

Si le bruit est souvent nocif par la fatigue ou les lésions qu’il provoque, il semble par contre utile à certaines personnes qui ne peuvent travailler que dans l’atmosphère bruyante d’un café par exemple.

La littérature s’est fort occupée du bruit.

L'exemple de Marcel Proust dont la chambre était entièrement tapissée de liège est bien connu.

Il alla même jusqu’à doter de pantoufles feutrées les enfants de l’appartement situé au-dessus.

A l’hôtel il louait trois chambres contigues à la sienne pour être sûr que ni lés bruits de pas, ni les bruits de voix ne traverseraient les cloisons.

Il faut avouer d’ailleurs qu’un tel état est bien près d’être pathologique, comme celui d’ailleurs de Gustave Flaubert qui avait donné l’ordre à son domestique de ne lui adresser la parole qu’une fois par semaine et seulement pour lui dire: « Monsieur, c’est Dimanche ».

Plus près de nous Romain Rolland nous décrit le martyre d’un de ses héros qui vend des appareils de radiophonie.

« Il se trouvait donc enrôlé dans l’équipe de ceux « qui brassent cette machine invraisemblable à fa- « briquer la bouillie cérébrale du nouveau genre hu-

main, en le bourrant d’une macédoine de bruits,

sons musicaux et leur vermine, (on les appelle s parasites), chuintements, grincements, grondements, pétarades électriques, sifflets qui crèvent le tympan, une tour de Babel de sermons et de réclames d’apothicaires ou de tribuns, une foire sur la place de « M’as-tu-vu? », de la politique et des tréteaux, jazz et chorales, pas redoublés et symphonies, juxtaposés, superposés, à deux, à trois, à cinq étages, un défilé de cornets à piston et de clairons avec la neuvième de Beethoven, une parade électorale sur une mélopée de Debussy, ou le grand gosier d’un commissaire toulousain, duellant avec le vocifero d’un ténor de Milan... le” défilés abracadabrant de tous les pays, par rang d’ondes qui fait de la carte de l’Europe un puzzie, où toutes

les langues, où toutes les races sont malaxées sous

le rouleau en une seule pâte qui n’a de nom qu’à

Capharnaüm.

< Marc... sortait de la cuve aux sons, l’ouie me lante de vibrations jusqu’à la fièvre. RE?

« Plus de repos !.… Nulle part, un trou de néant « où s’engloutir Est-ce là cette musique des sphè- Û

res, que nous promettaient les grands menteurs de’

la Grèce et de Rome, aux oreilles bouchées, si peu

musiciens (ils n’entendaient rien !). Merci à Dieu! qui nous rendra le silence, la mort sans oreilles, la bonne tombe ! » à AE

(L'Ame enchantée.)

Maurice Maeterlinck lui, nous parle du silence:

« Silence et Secrecy », s’écrie Carlyle, il faudrait

leur élever des autels d’universelle adoration...

a Les abeilles ne travaillent que dans l'obscurité,

la pensée ne travaille que dans le silence et la ver-

tu dans le secret...

CON BE vie véritable, et la seule qui laisse quelque

trace, n’est faite que de silence ! »

L'auteur distingue le silence « passif », reflet de la mort ou de linexistence et le silence « actif », de vie intérieure:

.:« Et c’est parce qu aucun de nous n'ignore cette sombre puissance que nous avons une peur si profonde du silence. F « Nous supportons à la rigueur le silence isolé, ? notre propre silence; maïs le silence de plusieurs, le silence multiplié, et surtout le silence d’une foule

« est un fardeau surnaturel dont les âmes les plus

« fortes redoutent le poids inexplicable.

< Nous usons une grande partie de notre vie à rechercher les lieux où le silence ne règne pas. Dès que deux ou trois hommes se rencontrent ils ne songent qu’à bannir l’invisible ennemi, car com-

bien d’amitiés ordinaires n’ont d’autres fondements que la haine du silence ? »

(Le Trésor des humbles)

Enfin pour finir ce chapitre du bruit dans la littérature le fameux passage d Octave Mirbeau:

Le supplice chinois qui ‘consiste à ligoter un con-

Lra8

damné sous une cloche et à sonner jusqu’à ce que la

mort s’ensuive:

« On dirait que les vibrations de la cloche sonnant à toute volée, ont pénétré dans ce corps comme dans une matière dure et refoulante.…., qu’elles ont soulevé les muscles, fait craquer les veines, tordu et broyé les os...

« Un simple son, si doux à l’oreille, si délicieusement musical, si émouvant pour l'esprit, devenant quelque chose de mille fois plus terrible et douloureux que tous les instruments compliqués !.… »

(Le Jardin des Supplices.)

Et puisque nous en sommes au tragique, citons les

annales criminelles.

Depuis deux ans combien de fois avons-nous vu

dans les « beaux crimes » l’homme qui tuait son voi-

sin « parce qu'il faisait trop de bruit ! »

Sur un état pathologique antérieur, le bruit aurait

été la raison directe du drame.

Nous avons, dans un chapitre précédent, vu les lé-

sions que le bruit causait au système auditif, les lé-

sions qu'il cause au système nerveux ne sont pas

moins importantes.

On connaît les célèbres expériences de Mosso sur

un sujet porteur d’une large brêche crânienne pul-

satile.

« Bertino dormait, mais la dernière sentinelle du système nerveux veillait encore. Au plus léger bruit qui se faisait autour de lui une onde sanguine envahissait aussitôt la surface cérébrale. La cloche de l’hôpital venait-elle à sonner les heures, quelqu'un passait-il sur la terrasse, remuait-on une chaise, remontait-on une montre, quelque malade toussait-il dans la chambre voisine, cela suffisait pour modifier d’une manière très apparente la circulation du cerveau.

« Depuis une heure et demie, Bertino respirait régulièrement avec la forme et le rythme d’une personne endormie, je me levai avec beaucoup de précaution, je m’approchai et. je l’appelai à voix basse par son nom: « Bertino.… »

« La ligne du pouls s’éleva et le pouls devint plus fort. »

Le bruit chez les individus normaux détermine une sensation de fatigue, une tension d'esprit particuliè- re. Cette impression peut s’exagérer chez certains sujets ou certains malades et peut conditionner un véritable déséquilibre nerveux.

Il est à remarquer que les He n’échappent pas complètement à ce malaise, à cette fatigue du bruit.

À la maison du « Régime Individuel > pour enfants, on Besiste souvent à des phases « d’hébêtement » au retour de certaines fêtes tapageuses ou d'un séjour dans la grande ville: les attitudes, les gestes, la physionomie de lenfant, et tant d’autres signes cliniques d'ordre végétatif ou psychique, symptômes de la fatigue du bruit, en dehors de tout accroc au régime, précisent la durée des phases d’hébé-

tement, durée qui dépasse souvent douze heures,

sans s'étendre à de rares exceptions près, au-delà de 48 heures. | Une des raisons de l'effet bienfaisant des vacances prises à la campagne est la qualité du sommeil effectué dans l’absence de tout bruit pertubateur, si dif-

férent de celui que nous réservent les cités bruyantes. AE

Il n’est pas besoin que le bruit nous réveille pour qu’il fatigue notre système nerveux. | Il s’agit surtout des bruits inopinés, car une certaine accoutumance se fait aux bruits réguliers et

monotones.

Le tic- tac du moulin n'empêche pas le meunier de dormir, pas plus que ne le fait au bout de quelques

heures le ronronnement de Phélice pour les passa- ; De gers d'in paquebot, pas plus que le murmure d’une : ‘ source pour ses voisins. | | Sans doute il y a des sujets plus sensibles à ce point de vue que les autres, par tempérament, c’est-à-dire

1 par constitution physique personnelle, sans parler de 3 la diversité des occupations qui s’accomodent plus be ou moins bien du tapage environnant. Dans une usi- 14 / ne le bruit des machines gêne moins le manœuvre

1} que l'ingénieur ou le comptable. |

Ceci dit pour répondre à l’objection attendue: savoir que les mesures à prendre contre le bruit ne vi- sent qu’à protéger des nerveux, des hypersensibles, et

kt sont indifférents à la population saine.

En réalité tout le monde pâtit du bruit, même ceux qui ont fini par ne plus y prêter attention.

__ Les travailleurs manuels ne paraissent pas soufæ frir du bruit; de même ils ne paraissent pas être ER pe nés par lui dans leur travail.

C’est que le plus souvent il s’agit de bruits régu-

liers, prévus, auxquels au prix « d’une émotion d’at- tente », ils s’adaptent.

a Cependant, comme le dit R. M. Mo dans « The cas of human machinery », l’ouvrier « en apprenant à ne pas entendre », use une énergie nerveuse qui, employée autrement, accroîtrait son rendement. : to HA IC'estée qu'ont prouvé les expériences de Munsterberg qui montrent le rendement augmenté d’un quart quand le même travail est accompli dans un endroit non bruyant.

Sp je

Il ne nous est pas possible de mieux terminer ce

chapitre qu’en reproduisant le rapport de M. Portier au nom d’une commission composée de MM.

Maurice de Fleury, Souques, arcel Labbé, Brouardel, Claude, faisait à l'Académie de Médecine:

KA

LCA

Ka

« La vie tmoderne est caractérisée par une hyperactivité des forces motrices, psychiques et affectives: elle tend à « exalter >» outre mesure le tra-

vail des centres psychiques.

« D'autre part les machines motrices ont pris dans notre civilisation un développement toujours croissant entraînant comme conséquence. une série de bruits dont le nombre et l’amplitude sont une

des caractéristiques de notre époque.

« Or le bruit trouble les opérations intellectuelles les plus simples; il apporte une entrave marquée au travail cérébral, il exagère donc la fatigue, déjà grande du fonctionnement de nos centres d'élaboration.

« Il entrave le sommeil ou le trouble, le rendant moins réparateur.

« Le civilisé moderne, surmené au cours de la journée, se repose mal durant la nuit. Ainsi se trouve violée une des lois fondamentales de la physiologie: celle du rythme de l’activité des organes; la phase de dépense, de catabolisme est exagérée; la phase de réparation, d’anabolisme est raccourcie, entravée.

« L’individu est entré dans un cercle vicieux dont

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« il ne sortira qu’en s’échappant du milieu néfaste « dans lequel il vit.

« La ruée des habitants des viiles vers ie calme de « la campagne à leurs rares moments de liberté est « une réaction instinctive des foules contre les souf- « frances occasionnées par cette vie trépidante.

« Sur le terrain pathologique, le bruit exerce en- « core l'influence la plus néfaste. Il exagère les ten- « dances à l’excitation, les troubles du caractère; il < suscite des réactions violentes chez les prédisposés « constitutionnels. Chez les déprimés, il s'oppose à « la guérison qui ne s'obtient que par le caime, la « tranquilité et le silence. Les anxieux, si nombreux « de nos jours, voient leur état s’aggraver.

« La vie dans le bruit, pour des organismes déjà « fatigués, physiquement et intellectuellement, crée « un état d’intolérance propice au développement « dés conditions psychonévropathiques.

« Les méfaits du bruit, au point de vue de la santé < publique, ne sont donc pas douteux. Il importe, par « conséquent, d’atténuer, dans la mesure du possi- « ble, ceux qu’on ne peut pas supprimer compilète- < ment. »

L'Académie de Médecine apporte donc son appui à la campagne — si méthodique et judicieuse — entreprise par le Touring-Club de France.

Elle émet le vœu:

« 1° Que les bruits et les trépidations soient sup- « primés ou atténués dans l'intérieur des grandes

« villes: bruits de tramways, d'autobus, de signaux

« avertisseurs, de freins, d’échappements libres, de

« sirènes, etc...

« Elle rappelle particulièrement l'attention de M. le

« Préfet de police sur les troubles que ramènent cha-

« que année, à époque fixe, les fêtes foraines dans « certains quartiers de la périphérie. À |

HAE Les bruits intérieurs des maisons, ceux dus, en < particulier aux hauts-parleurs, gramophones, de-

« vraient être atténués de manière à ne pas gêner les

« voisins. | | 43 #

Lù

ç 2° Dans le plan d'extension des grandes ess ÈS d LE dans l’aménagement des banlieues, il importe de “e F8 Pad « prévoir des zônes de silence. La réglementation de- LE « vrait se montrer particulièrement efficace autour « des hôpitaux, des cliniques, des établissements « d'instruction. CE ( € Quoi qu’on fasse, le centre des grandes villes res- PA v < tera bruyant, il importe que le fatigué et le surme- Tr:

À « né puissent trouver un calme réparateur à la péri- 1

« phérie de la ville. » 4 he El a à

Nous allons maintenant envisager la partie « pratique », c’est-à-dire les moyens que nous avons à notre disposition contre le bruit:

Quelques mots sur les moyens « locaux >» d’abord.

Les tampons, « boules de cire », etc., tant vantés par leurs fabricants présentent des inconvénients multiples et sont inopérants: compression de l'air à l’intérieur du conduit au moment de leur introduction, avec sensations désagréables de bourdonnements, vertiges accentués quelquefois, maux de tête. Impossibilité, malgré lhabitude, de les conserver longtemps, ils gênent le sommeil.

De plus, chez certaines personnes à conduit sensible, ils provoquent de l’eczéma, dû surtout aux manœuvres provoquées par leur extraction.

On ne devra donc les employer que dans des cas très spéciaux, pour parer momentanément à un bruit intense, violent, maïs ne pas en faire un usage pro- Jongé.

Nous en arrivons donc aux moyens généraux:

constructions et surtout lutte collective.

Des mesures très précises ont été faites au Conservatoire National des Arts et Métiers par M. Cellerier sur les diverses intensités du bruit.

Cette étude a été menée au moyen de la « sonde phonique » avec comme unité d’intensité le « décibel », en usage en Amérique, qui correspond sen-

siblement à la plus petite variation sonore per-

ceptible par loreille moyenne. Cette unité manque évidemment de précision, ‘puisque les impressions sont variables d’une oreille à l’autre, et même pour une même oreille suivant l’état physiologique de l'individu, et enfin pour une sens part de la fréquence des sons perçus. ER

Mais la sensation croît comme le logarythme de. l'excitation. Voici le tableau de correspondance entre l'intensité du son et sa représentation en « décibels ».

Intensité du son , Décibels

JON RAR eo | 10 100, HER RO 1000 RER VAREE | 30 10000 “HS SERRE +402!

Ainsi le bruit dans une rue let à passante est de 30 décibels.

Rues à grand trafic: 70.

Carlingue d’un avion (non insonore): 70.

Perforatrices à air comprimé: 90.

Ces résultats sont donnés par la < Noise Abatement | Commission » créée aux Etats-Unis. Les suivants

fourniraient la composition du bruit complexe d'une a «

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