‹ Le Bubon Tuberculeux de l'AineChapitre 18 sur 34 · RU T HR · texte numérisé non relu

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et cela, malgré une réaction de Frei positive à deux reprises.

Observation N° 7. — Surprise de diagnostic dans un cas d’adénite inguinale suppurée : tuberculose ganglionnaire à localisation clinique exclusivement ganglionnaire.

Par M. F. Woringer. (Bull. Soc. fr. Derm. et Syph., 8 mars 1931, p. 549.).

Notre malade, âgé de 24 ans, de l’infanterie coloniale, et revenant d’Indochine, fut hospitalisé à l’hôpital militaire en juin 1930 pour une adénite suppurée bilatérale de l’aine. Le médecin traitant pensant à la maladie de Nicolas-Favre présenta le malade à notre clinique pour confirmer le diagnostic. Il s'agissait d’une adénopathie dont le début remontait à environ deux ans et qui, depuis quelques mois, s'était fistulisée, laissant sourdre un pus séreux et grumeleux. L’examen à ce moment montre une adénopathie des deux aïnes, énorme. bosselée. La peau présente par endroit une teinte violacée et est le siège de quelques fistules irrégulières, peu apparentes, cachées dans de petits creux de rétraction cicatricielle et donnant issue à une sérosité grisâtre plus ou moins purulente.

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A la palpation on perçoit une masse ganglionnaire fusionnée, dure par endroits, avec des points de ramollissements en d’autres. Il y a une grosse périadénite qui rend la peau adhérente et le paquet ganglionnaire immobilisable par rapport au plan profond. Cette palpation est peu douloureuse.

Dans les antécédents il n’y avait aucune affection vénérienne, ni lésion dé la verge. L’examen ne révela aucune lésion des membres inférieurs ou des organes génitaux pouvant constituer une porte d’entrée. Par ailleurs, le système ganglionnaire est normal. Le professeur Pautrier confirme le diagnostic de maladie de Nicolas-Favre. Une large biopsie ganglionnaire est faite.

Histologiquement il s’agit d’une tuberculose ganglionnaire des plus caractérisée; on y trouve toutes les lésions, depuis le follicule tuberculeux jusqu’à la tuberculose fibro-caséeuse. Mais impossibilité de déceler le bacille de Koch. Le 11 juillet on inocule un cobaye avec le pus ganglionnaire. Le 1” décembre, quatre mois et demi seulement plus tard, mort du cobaye. Macroscopiquement et histologiquement lésions tuberculeuses viscérales. On décèle la présence de bacilles de Koch dans les lésions pulmonaires.

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