L'œuvre de la Nature est essen
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tiellcmcnt continue. Les solutions de continuité n'existent pas dans ses principes : elles ne sont qu'apparentes dans ses manifestations.
4. — L'accomplissement de la Loi du Devenir est la réalisation de la Perfection Absolue.
5. — Tous les êtres peuvent acquérir une aperception de cette loi. à l'accomplissement de laquelle tous sont soumis, sans pouvoir se dispenser d'y collaborer.
6. — L'aperception de la Loi du Devenir amène à la Certitude. Le seul critérium de la certitude est le critérium intérieur. Les déclarations de nos sens sont trompeuses.
7. — On appelle Science les acquisitions faites par les sens au moyen de l'observation et de l'expérience. On appelle Connaissance les acquisitions faites par le travail de notre organisation intime.
8. — La science ne peut nous apprendre que des probabilités; la Connais-
sance seule peut nous conduire à des certitudes.
9. — Les vérités que nous acquérons par la Connaissance sont des vérités absolues ; mais ces vérités nous apparaissent d'une façon plus ou moins lucide, plus ou moins complète, suivant la sphère de, progrès dans laquelle nous évoluons.
10. — Les sphères de progrès résultent soit des acquêts provenant de l'atavisme et de la solidarité intellectuelle et morale des êtres, soit des efforts que nous savons faire pour diminuer nos passions, purifier notre âme, éteindre nos sentiments égoïstes et nous identifier avec la Loi suprême de la Nature universelle.
11. — Le progrès collectif des êtres est soumis à la loi de la Progressivité suffisante. Par Progressivité suffisante, on veut dire que la Connaissance est limitée et relative aux conditions de temps et de milieu qui président à l'évolution des créatures.
HOUDDH. ÉCLECr. 7'
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12. — L'être individuel peut franchir le cercle de la sphère d'évolution où il se trouve engagé, dans la mesure de la somme des conquêtes qu'il a su, sait ou saura faire sur lui-même.
i3. — Les conquêtes de l'être sur luimême se réalisent par la rectification incessante du cœur, la diminution et la suppression des désirs, l'amour désintéressé de tout ce qui existe, l'abnégation personnelle.
14. — L"être, dans sa condition originelle, est soumis aux appels de Ylnstinct; durant cette période, il fait le bien d'une façon inconsciente , en quelque sorte fatale ou mécanique.
i5. — A mesure que l'être se développe et observe au moyen de ses sens le monde ambiant, il voit diminuer en lui les appels de l'instinct, qui sont remplacés peu à peu par les premiers effets de ses raisonnements. Ces premiers effets font naître chez lui le sentiment de la Concurrence vitale.
10. — A ces premiers effets, et plus ou moins vite suivant la somme d'efforts que l'être accomplit pour s'associer à l'œuvre de la Nature universelle, il sent naître, dans son for intérieur, les revendications de la Réaction conscientielle.
La Connaissance dépend, pour lui, de la prépondérance de cette réaction sur sa pensée et sur ses actes.
Pour les disciples de l'École, Frédéric Lawton.
D. Marceron.
Jacques Tasset.
G. Eloffe.
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