I. Dliammapada. ch. xxv, v
l58 LE BOUDDHISME ÉCLECTIQUE
moyens d'amener les hommes dans la voie de la délivrance.
La quatrième méditation, ou Asoubhahhdvanâ « Méditation de l'Impureté », fixe les pensées sur la condition abjecte de notre organisme matériel et sur la corruption de la chair, causes de nos perpétuelles renaissances et de toutes les vicissitudes de la vie.
La cinquième méditation enfin, est Y Oupekshd-bhdvand « Méditation sur le Calme », durant laquelle le sage voit avec indifférence toutes les choses que l'homme du monde considère comme heureuses ou malheureuses, la puissance et l'oppression, l'amour et la haine, la richesse et la pauvreté, la célébrité et le dédain public, la jeunesse et la décrépitude, la santé et la maladie.
Pour l'esprit philosophique européen, il est bien évident que le champ de la Méditation s'étend encore ailleurs et qu'on peut y déposer des semences fécondes de nature à projeter la lumière sur bien des
APPENDICES iSg
faces du grand problème de la Destinée. D'accord avec le Bouddhisme toutefois, le Christianisme a admis des conditions méditatives qui ont pour effet de rapprocher l'homme de la Divinité et même de le confondre en quelque sorte avec Elle. Ce sont ces conditions qui conduisent l'àme à l'état auquel on a donné, suivant la période de son évolution, les noms de « ravissement » et « d'extase ».
La Méditation extatique a été cultivée par certains bouddhistes, comme elle l'a été par des Chrétiens : elle peut aboutir à des résultats funestes pour l'intelligence, si les conditions nécessaires de son développement ne sont pas remplies d'une façon complète et si les êtres qui s'y livrent ne se trouvent pas dans l'état voulu pour échapper aux accidents de la névrose. L'égoisme est surtout le vice par lequel rame se prépare à subir les troubles organiques '. L'expression des sentiments