‹ Le Budget Général de L'Indo-ChineChapitre 55 sur 66 · PA 1 À · texte numérisé non relu

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Nha-Trang et le service vétérinaire et des épizooties dont les travaux portent sur la peste humaine, puis sur la peste bovine et les diverses épizooties qui menacent le bétail indigène.

Toutes les questions qui peuvent intéresser la colonisation, l’agriculture, l’industrie sont traitées dans le Bulletin économique de l’Indo-Chine, publiée par les soins de la Direction de l’agriculture.

Il importe de mentionner également le service forestier, créé par arrêté du 8 juin 1900, dont l’action a pour but d'assurer l'exploitation rationnelle des richesses forestières. Le rôle de ce service est d’autant plus important que les forêts couvrent la plus grande partie de l’Indo-Chine et qu’elles sont ainsi appelées à tenir une des premières places dans le développement de la colonie. Pour l’année 1906, alors que tous les services étaient en déficit, les forèts donnè-

rent 137.049 piastres d’excédent relativement à 1905.

Si les progrès de l’agriculture métropolitaine sont dus aux services multiples que synthétise le ministère de l'Agriculture, il faut reconnaître que de pareils services s'imposent surtout aux colonies où le climat, les genres de culture, les méthodes sont mal connus des colons dépourvus de l'expérience des traditions. C’est à l’administration à accomplir ce travail de « reconnaissance », à épargner aux par-

ticuliers les tâtonnements.

Les gouverneurs généraux s'étaient rendu compte de l'utilité que présenterait pour la colonie l’outillage scientifique agricole ; malheureusement ils étaient” dépourvus des ressources nécessaires à sa constitution. Le droit qu’ils tenaient du décret du 21 avril 1891 « d'organiser les services et de régler leurs attributions » restait à cet égard innapplicable.

L’exéeution de cette partie importante du programme de mise en valeur qui concerne l’outillage agricole était donc laissé au bon vouloir des autorités locales. « Jusqu'en 1897, l'initiative officielle en matière de colonisation agricole industrielle ou commerciale s’est trouvée éparpillée, en quelque sorte, dans divers services locaux auxquels incombait principalement l'expédition des affaires d'ordre adminisiratif.

Les divers pays de l’Indo-Chine, pourtant reliés entre eux par des liens économiques étroits et des intérêts solidaires, évoluaient chacun dans une sphère restreinte sans qu'une impulsion générale en réglât les efforts, en coordonnant les résultats dans la recherche d'une utilisation qui profitât à tous (1). »

En 1896, un jardin d'essai qui était surtout d’agrément existait à Saigon ; l’école d'agriculture d'Hanoï

vivait à peu près ignorée; il y avait aussi quelques

1. Rapport de M.Douwer : Note sur les progrès de l’agriculture,

Mae bureaux météorologiques mal outillés sans corréla-

tion entre eux.

Disposant de ressourees abondantes, grâce aux réformes fiscales qui précédèrent l'institution du budget général, M. Doumer put substituer un organisme

complet à ces institutions rudimentaires,

Les établissements locaux déjà formés subsistèrent, d’autres furent créés en Annam et au Tonkin ; leur existence était rendue nécessaire par la variété des climats et des cultures. Au-dessus de ces institutions dont les budgeis locaux supportent la charge, M. Doumer plaça la direction générale avec mission de stimuler le zèle et les efforts des directions locales et de servir de lien entre elles. Celles-ci apprirent dès lors à se connaître, et purent commencer une collaboration fructueuse pour la colonie. Sans parler pour l’inslant du mouvement commercial de l’Indo-Chine dont ies progrès sont dus en grande partie à l’œuvre de ces services; remarquons que, sous leur influence, les rizières dela Cochinchine soumises à l’impôt foncier qui occupaient 1.107.471 hectares en 1898, cou-

vrent en 1907 une surface de 1.500.000 hectares.

Aussi peut-on dire que le budget général a contri-

bué directement à l’enrichissement du pays.

L’effort accompli par l'Indo-Chine a été fécond en résultats. Le mouvement commercial de la colonie,

favorisé par le développement des voies de commu-

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