Les Huissiers
Lors de sa création, deux huissiers étaient attachés au Bureau, trois autres furent créés par la suite (2) et l’édit de mai 1627 en porta le nombre à huit.
Leurs principales fonctions consistaient à signifier et à faire exécuter, sous les ordres des Trésoriers, les ordonnances de ces derniers, à les accompagner dans les cérémonies et dans leurs opérations extérieures.
La Compagnie les employait dans ses procès particuliers, et, concuremment avec les autres huissiers de Moulins, ils exploitaient pour les parties qui plaidaient devant le Bureau. A chaque audience l’un d'eux, devait se tenir à la porte de la salle où siégeaient les Trésoriers pour recevoir leurs ordres (3).
Les charges de ces officiers n'étaient pas toutes sur le même pied. L'un d'eux avait le titre de « premier huissier » et recevait 175 1. de gages, deux autres avaient 62 1. 10 s.
(1) Lettre de Naurois du 15 février 1757, expliquant la destination « des 600 1. de l'Etat du Roi : écritures, voyages et messageries, pour « tout ce qui est destiné au service du Roi », C supplément.
(@) Edit de mai 1627.
(3) Une ordonnance du 19 février 1719 réglementait leur service « négligé depuis plusieurs années ».
« Nous... ordonnons qu’à commencer de lundi prochain 6 février a 1719, l’un d’eux à tour de rôle successivement en chacune semaine « se trouvera à la porte du Bureau èsjours d'entrées ordinaires et « séances de la Compagnie aud. Bureau et pendant tout le sérvice « du Roi, et le dû ne nos charges, pour y recevoir et exécuter les
« ordres de la Compagnie et pour l'accélération des affaires et pour
chacun, deux autres encore 28 L., les trois suivants n'étaient À pas payés (1).
Le premier huissier portait encore le titre de « concierge garde-meubles du Bureau ». Il occupait un appartement contigu au bâtiment principal de ce dernier, où il resta
jusqu'à la Révolution. C’est lui qui nettoyait les salles d’au- }, diences et du Conseil, achetait le bois nécessaire à leur chauffage, était chargé de faire exécuter les menues réparatons intérieures, entretenait les tapisseries et les tendait -« le jour de la fête de Dieu » (2). Gette charge fut vendue en. À 1781, 9.551 1. (3). Aucune ne comportait les privilèges attri- : bués aux Trésoriers.
«la signification et exécution des ordonnances qu’elle leur « remectra entre les mains pour lui en rendre compte, et « pour accompagner la Compagnie en nombre et en la « manière qu'elle jugera à propos lorsqu'elle marchera en « Corps où par député ». Une amende de 31, punissait la première infraction, la première récidive pouvait entraîner la suspension ou la révocation. Un tableau « marquant celui d’entre eux qui doit être
par « Reigneron, premier huissier et concierge » le 11 juin 1742, de 100 1. « pour. le bois » et de 5 1. « pour avoir tendu et fait retendre « les tapisseries du Bureau le jour de la fête de Dieu », C 207, mémoires divers de réparations, eto.….
(3) « Chafge de premièr huissier au Bureau des Finances » pièce
« manuscrite contenant le détail des finances payées par ses titulaires, C supplément (s. d.).
\ « de garde à chaque semaine » serait apposé dans le vestibule au % « Bureau. C 153, fo 38, vo.
À (1) « Etat général des gages et augmentations de gages et droits + « de Messieurs les Présidents Trésoriers dé France et autres offi- : « ciers du Bureau des Finances, suivant l'état du Roi de l’année D « 1707 ».
3 « Huissiers du Bureau à Jean Bourgeois (premier huissier) 173 1, \ « à Jean Peronnin 628 1]. 10 s., à Antoine du Sausson, 68 1. 10, à Jean à « Lebam 28 1., à Pierre Huart 28 1. ».
4 Idem, état de 1708. « Trois autres huissiers non compris dans L « l'Etat du Roi », C 180, e
à (2) Diverses mentions de dépenses, C 207 et C 211. Reçu donné
A Ve