UN FLAGRANT DELIT CONJUGAL 2ÔO
Lh Commusaire: Mais taisez-vous donc!
Le Mari : Crrrr !
Edouard : Je venais d'acheter du tabac.
Le Commissaire : En bras de chemise et nu-tête, par le vent^ le froid et la pluie?
Le Mari : Et en chaussons de lisière.
Le Commissaii^e : Vos chaussons... mais tenez, ils sont secs et la rue est boueuse.
Edouard : Pas sur le trottoir.
Ze il/arî (exaspéré) : Il ose dire qu'il ne m'a pas fait...
Le Commissaire : Je vais vous mettre à la porte.
Le Mari : Si j'avais autant de billets de mille que je le suis... crrrr!
Le Commissaire : Enfm on a trouvé dans la chambre votre veston, votre casquette et vos souliers.
Edouard : Mon veston et ma casquette, ça ne prouve rien.
Ze .Va?"/ ; Brigand ! il aurait donc fallu que tu laisses ta culotte pour que ça prouve? Crrrr!
Le Commissaire : Dites donc la vérité ; vous étiez sur les toits; les pompiers vous y ont fait la chasse.
Le Mari: Je l'y ai vu... derrière une cheminée, crrrr !
Edouard : Eh bien, oui, parce que ma cousine que j'étais allé voir honnêtement, m'avait dit : « Nous ne faisons pas de mal, mais si le commissaire nous trouvait ensemble, ça pourrait nous faire arriver de la peine. »
Le Commissaire : Ainsi vous reconnaissez que vous vous étiez réfugié sut- le toit?
Edouard : Oui, pour la raison que je vous dis, et que j'ai rudement souffert, allez. IL faisait nuit noire; entendant qu'on me cherchait et ne sachant comment
échapper à la poursuite, j'ai été frapper aux fenêtres des mansardes; à l'une, j'ai entendu un cri d'effroi et une voix de femme qui criait : « Qui est là? au voleur! » alors j'ai été à une autre; on ne m'a pas répondu, j'entendais ronfler très fort; j'ai été frapper à une troi-