‹ Le buste et ses rapports avec la taille chez les criminelsChapitre 3 sur 3 · mm · texte numérisé non relu

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Le buste acquiert i3 millimètres à 17-18 ans (879), 1 millimètre à 18-19 ans (880), et diminue à 19-20 ans (878).

Il se produit des oscillations ascendantes à 20-25 (880), a5-3o (882), 3o-4o ans (884).

Vers 4°-5o ans, apparaît un mouvement descendant (883), qui s’accélère à 5o-0o (870), 6o-73 ans (8.59).

Au résumé, jusqu à 4° ans, déduction faite du recul observé à

CHAULES PEU H I EH

!9ans ( — 2 millimètres), le buste progresse ( -f- 1 8 millimètres) ; passé 4° ans, il décline ( — 25 millimètres).

De 16 à 25 ans, la différence entre le buste et la demi-taille varie dans les moyennes de 6o millimètres (16-17 ans), 61 (18- 19 ansj et 62 (17-18, 19-20, 20-26 ans).

Quand la stature arrive au sommet (26-80 ans), on note 58.

L’écart monte à 61, dans les périodes de 3o-/|o, 4«-5o ans, et tombe ensuite à 5o.

En faisant abstraction de l’âge, nous trouvons une différence égale à 60.

Ainsi donc, les proportions du buste ne subissent une diminution sensible qu’après 60 ans.

Et, si l'on s’en rapporte à l'écart d’ensemble (60 millimètres), le plan médian horizontal, qui partage la hauteur du vertex en deux parties égales, passe à 3o millimètres au-dessus de l’ischion.

Rapprochons la marche du buste de l’évolution de la taille :

Autant qu’on en peut juger (la portion sous-trochantérienne du tronc ne participant pas à l’allongement de la stature), le buste et le reste du corps sont animés, entre 16 et 3o ans, de mouvements parallèles, simultanés, un peu variables comme amplitude, qui grandissent la taille de 36 millimètres (1 6 pour la partie située au-dessus du plan bi-ischiatique, 20 pour la partie au-dessous) et placent les maxima de développement du buste à 17-18 ans (H- i3 millimètres), et de la stature à 17-18 ans (+23 millimètres) et 25-3o ans (+12 millimètres).

De 3o à 4o ans, la taille baisse ( — 2 millimètres) ; le buste continue de s’élever (+ 2 millimètres).

Cette petite poussée du buste se répartit-elle sur tous les segments ou bien n’intéresse-t-elle que la portion sous-trochantérienne du tronc ?

Dans la première hypothèse, les membres inférieurs, aussitôt après l’accroissement final (26-80 ans), éprouveraient un tassement environ deux fois égal à la progression du buste.

Dans la seconde, la portion sus-trochantérienne serait stationnaire, et la portion au-dessous, seule, irait en augmentant : Les jambes perdraient 2 millimètres.

A 4<>-5o ans, le buste est le siège d’une diminution identique à celle que présente la taille totale ( — 1 millimètre).

De 5o à 60 ans, il s’affaisserait ( — 1 3 millimètres) plus que ne décline la stature ( — 4 millimètres).

Sauf le cas de maladie, on ne saurait admettre, durant cette période de la vie, un allongement des membres inférieurs.

La différence ( — 9 millimètres) peut s’expliquer par un mouvement de bascule du bassin ayant pour axe de rotation le diamètre bi-cotyloïdien, phénomène qui relèverait le niveau de l'ischion, en portant en avant et en haut la partie la plus volumineuse de cet os, la tubérosité. Le basculement se ferait dans le sens admis par Manouvrier, concernant l’ascension du pubis1 à l’époque de la puberté.

Après 60 ans..., l’ischion reviendrait en arrière et en bas.

Quoi qu’il en soit, de 3o à 60-73 ans, les membres inférieurs perdent 7 millimètres et le buste a3. On décroît surtout par le buste. Suivant la courbe d’ascension, on grandit davantage par les membres inférieurs.

Pour Boudin, Broca, Pagliani, Topinard, Havelock Ellis, etc., la race et le sexe jouent le rôle principal dans la hauteur de la taille.

Mais, si prépondérante que soit leur action, « il est à peine imaginable, écrit Manouvrier (préface au livre deGodin), qu’un organisme aussi complexe que celui de l’homme puisse atteindre le terme de sa croissance sans subir quelque influence externe, non subie par les géniteurs ».

Le climat, l’altitude (Raseri), l’alimentation, le milieu (Quételet, Villermé), la profession (Pagliani), l’exercice (Daily et Chassagne), la façon dont se fait la nutrition, etc., toutes les conditions de la vie modifient la marche du développement, et, plus l'individu est éloigné du stade définitif, plus les modifications sont manifestes (Wiazemsky).

1 A 16 ans, le pubis, point de repère osseux qui était antérieurement toujours plus bas que le bord supérieur du grand trochanter, vient se placer sur un même plan horizontal. Pour expliquer cette ascension du pubis, l’ostéogénèse très active dont cet os est le siège avant la puberté et l’accroissement de ses ligaments en force et en épaisseur ne suffisent pas. Manouvrier admet un mouvement de totalité du bassin, tendant à porter en arrière et, par conséquent, plus en haut les épines iliaques. Ce mouvement résulte de l’action du poids de toute la portion sus-iliaque, mais dépend de la disposition affectée par la colonne vertébrale qui transmet la charge en des points différents du bassin, suivant qu’elle est rectiligne ou quelle présente des courbures accentuées (Dr Godin p. 55 à 63). v

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