ALBERT, CLOTILDE, PAQUERETTE
ALBERT
Ciel! mademoiselle de Tnrenne!
PAQUERETTE, interdite.
mon mari! mon pauvre mari! ah! mon ce que j'ai fait! (Elle disparait,)
ALBERT
Vous, Clotilde, seule ici!
CLOTILDE
Rassurez-vous, monsieur, j'y suis venue avec mon oQcle.
ALBERT
Mais ce costume?
CLOTILDE, d'un ton sec.
Je conçois que cela dérange tous vos projets, monsieur, caj- ce n'était pas avec mademoiselle de Turenne, c'était avec Louison Chevreau que vous de- >iez souper.
y^C'élait vrai!
^ Dieu ! qu'esl-c
ALBERT
Cela est Trai, et je Tayoue.
CLOTILDE
Vous l'avouez, vous l'avouez! et à moi, encore! pourrai-je savoir ce que vous comptiez dire de si se* duisant à cette fille de cabaret?
ALBERT
Pas un seul mot, mademoiselle, mais ce petit billetqueje voulais lui glisser furlivemenldans la main.
CLOTILDE
Un billet?
ALBERT
Lisez.
CLOTILDE
Quelle horreur ! vous osez me proposer...
ALBERT
J'ose vous en prier... Lisez, mademoiselle.
CLOTILDE
Ah ! cela passe les bornes... mais ne fût-ce que pour avoir le droit de vous délester, de vous mépriser. (Elle lit.) « ISe crai-^aiez rien, mon enfant. {Elle> s'arrête étonnée , puis continue.) « Je n'assiste à ce «repas que pour mettre de bornes à l'audace de « Cbamilly et sauver , s'il se peut, le pauvre Lustu- « cru d'un grand danger. Secondez-moi , et vous au- « rez agi en honnête fille.» {Confondue et joyeuse en même temps.) Ah! monsieur Albert!
ALBERT
M'en voulez- vous encore?
CLOTILDE
Moi ! ah ! que c'est bien ce que vous alliez faire ! proléger une pauvre jeune femme contre...
ALBERT
Contre celui qui sera votre époux, Clotilde.