L. A. S. à Fabbé Asselin. Une page m-4o SO
La FoNTAiifB (Jean de).
QuUunce autographe et signée 70
La PoPBLiNiÈaB (madame de).
L. A. au maréchal de Richelieu. Trois pages in-4o. . . . 100 Lauraguais (madame de), maîtresse de Louis lY.
L. A. au maréchal de Richelieu. 8 mai... Hait pages in-4*, fort
curieuses 141
NmoN {Ame db l'Enclos).
L. A. à M. de Bonrepos. Une page et demie in-4i, cachet. . 45 Parabèrb (madame de).
Lettre d'amour A. S. P. an maréchal de Richelieu 48
Déelftl^B* JudlelalrM.
Nous saisirons toigours avec empressement, chaque fois qu'elle se présentera, l'occasion de mettre sous les yeux de nos lecteurs les décisions judiciaires relatives aux choses d'art et d'antiquité. Les arrêts motivés des cours souveraines, destinés à former la jurisprudence, sont les sources où les amateurs doivent puiser la connaissance de tout ce qui peut établir leur droit, ou les guider pour les précautions à prendre dans les stipulations écrites qu'il est toujours bon de faire, lorsqu'il s'agit de transactions de quelque importance.
« Horç Je cas d'une stipulation formelle, le vendeur d'un tableau « n'est pas garant de son originalUé, et la vente n'en doit pas être « annulée, parce qu'il ne serait pas du maître sous le nom duquel il a a été vendu. »
Le 5 juin 1841 , un sieur Botton, de Lyon, vendit au sieur Bedotti deux tableaux désignés comme il suit : l'un de Gérard Dow, peint sur bois, représentant une marchande de harengs, avec bordure dorée; l'autre de Van der Heyden, peint sur bois, représentant une vue d'Amsterdam. Cette vente fui faite moyennant 4,000 francs, pour laquelle somme Bedotti remit immédiatement à Botton :V quatre tableaux signés..., représentant les quatre saisons, avec bordures dorées ; 2* une marine signée. .., peinte sur bois, avec bordure dorée ; 5* une chaîne de montre en or, de la valeur de 200 fr., le tout accepté par Botton pour 1,800 fr.;
DB l'ahatkur. 527
plus, le 0 juin 484 1 , BedoUi compta 1 ,000 francs en espèces à Boilon, et les I ^iOO fr . restants devaient être comptés au moment de la livraison des deux tableani. Botton expédia à Paris les deux tableaux, en faisant suivre le remboursement; mais Bedotti, après les avoir fait examiner par M. George, commissaire expert dos musées royaux, refusa de les recevoir, les tableaux n'étant pas reconnus originaux: de là procès. Un jugement du TRiBLNAL DE COMMERCE de Lyon, du t5 octobre 1841 , annula la vente. Sur Tappel de Botton, la cour royale de la même ville vient de réformer ce jugement, et a rendu Farrét suivant :
■ La eoor,
« Altendo qu'il existe, dans les galeries îles amateom de tableaux et dans le^ rommeroet une certaine quaoliié de oupies andoiDes, plus ou moins henreuses. des cbefs-d'œuTre des grands nialne^ dans l'art de la peinture;
« Qtte ces copies, provenant de la main des élèves de peiulres célèbres et d'ar < listes bftbiles, portent le mm des peintres dont elles reproduisent l'original» sans toutefois proftnir réellement de leur pinceau;
• Que si la vente des ees laMf'aui a lieu sous le nom du maître, et que si Toriginalité dn lableau n'a pas été formeUeiiieot et positivement garantie, et de manière à ne pouvoir douter de Tintent ion des parties oontrartantes, il n'y a pas lien h garantie ;
• Qoe, dans l'espèce, il ne résulte pu des falu et dreonstanees de la caoae qne Botton ait garanti à Bedotti l'fHiginalité dea deux tableaux qu'il lui vendait ; qu'il n'existe à cet égard qne l'allégatioa de Bedotti démentie par Botton;
• Qu'on ne peut supposer que Bedotti, reitauratenr de tableaux depn s dti longues années, et a}antdes connaissances pratiques dans ce genre de eomnierce, ait été trompé ou se soil trompé, en confondant des copies a^ars médio • créa avec des originaux de Gérard Dow et de Van der Heyden, loraqu'un peintre distingué et des hommes de l'art, aoxquela ces tableaux ont été montrés,, n'ont pas liésité un seul instant à déclarer qu'ils étaient étrangers aux peintres auxquels on les attribuait ; que le prix modéré auquel ces lablesux ont été acbetés par l'intimé ne peut même faire auppoaer qne les parties aient entenda traiter relativement & des originaux d'anri grands maîtres, qui seraient d'un prix laOniinent plus élevé;
■ Par ces motifs, met l'appellatton et ce dont est appel an néant; etc., eto. ■
La cour royale de Paris vient de décider dans le même sens qne, dans une vente, Tattributlon d*un tableau faite à tel ou tel maître ne peut équivaloir à la stipulation de la promesse de garantie formelle, en vertu de laquelle seulement la résolution du marché pourrait être demandée.
Il s'agissait d'un tableau de Ferdinand Bol attribué à Rembrandt, vendu 2,250 francs. Nous extrayons d'un mémoire fort curieux, publié par M. Q. à celte occasion, les deux anecdotes suivantes, qui ont tout le mérite de Tà-propos.