CORRESPONDANCE
Paris, juillet 1842.
MOlfSUCR,
L'intéresMiite et spirituelle notice sur Bernard Palisey, que j'ai lue dans le cahier de mars de votre belle et utile publication, a renouvelé les regrets que j*ai souvent éprouvés à lannonce des travaux de l'homme étonnant dont cette notice retrace les inventions et les pensées. Ces regrets, je crois, intéressent fort peu sa gloire et sa renonunée, quoique les motifs de ces regrets soient, au fond, une sorte de douce récrimination en faveur de deux autres hommes qui peuvent avoir quelques droits à une part quelconque de cette renommée.
Il est constant, en effet, que Bernard Palissy eut deux frères sommés Nieolaâ et MathuHn de Palissy, qui furent constamment associés à ses travaux et concoururent puissamment au succès de ses œuvres, puisqu'ils figurent, nominativement dans les grandes entreprises de leur profession.
J*en ai pour preuve un manuscrit authentique appartenant à la bibliothèque Royale, et dont quelques pages, en mettant hors de doute mes assertions, donnent quelques renseignements nouveaux sur la vie de Bernard et de ses frères, et sur des travaux exécutés à cette même époque dans les palais royaux des Tuileries et du Louvre.
Ce manuscrit, de format grand in-4<^ carré, sur vélin, contient le CùmpU de$ despuMeê faictêê par maiêire Jehan de Verdun^ clerc de$ omivret du roy, durani Vannée commencée le premier jour de janvier mil cinq eeni taixante et dix et finie le dernier jour de décembre entuivant.
Après le chapitre de la maswnnerie fàicle au pallais des TkwiUeriee et ceux des maihériaulœ^ des robinels de cuivre pour les descharges et