‹ Le Cabinet de l'amateur et de l'antiquaireChapitre 153 sur 199 · IV. —Celui décrit · texte numérisé non relu

IV. —Celui décrit

V. — Le nom de Prud'hon tracé à la pointe et la tablette ont disparu. On

lit sur la marge blanche : Dessiné et gravé par Prudhon. — Amours de

Phrosine et de Mélidore.

Le dessin et la gravure de cette composition furent exposés au salon de 1797. Cette estampe fait partie, ainsi que les n" 77, 78, 79, d'une édition des œuvres de Gentil Bernard, publiée par P. Didoten 1797 (1 vol. in-û"). Les exemplaires avec les figures avant la lettre renferment de plus que les autres les opéras de Bernard et des œuvres diverses,

VE C\B1N£T DE l' AMATEUR. 4H7

*i. L" Enlève metU d'Europe^ d'après un bas-relief antique. Europe lient embrassé le taurean divin qui Pempoile sur l,es eaux. La croupe du taureau se termine en queue de poisson ; la tète d'Europe, vue de profil et tournée à droite, est légèrement ombrée, ainsi que le fond qui Tenvironne ; tout le reste est au trait. Eau forte pure sans nom d'auteur, ni inscription, ni trait carré.

La planche de rEnlèvcmenl d'Europe fut donnée par Prud'hon à M. Dagoumer, et achetée, à la mort de ce dernier, par M. Raverat, qui permit d'en faire un tirage pour le 2« numéro (11 janvier 1835) de la Revue de la Société d'encouragement pour les lettres et les beaux-arU, Le tirage presque entier , par une de ces fatalités trop communes dans l'histoire des beaux arts, allait périr dans la boutique d'un épicier, lorsqu'un marchand d'estampes l'acheta à la livre, et le sauva d'une destruction certaine.

3. Une Famille malhedreose : Dans ime'mansarde, une femme soutient son mari près de rooorirde froid et de misère ; trois enfants dans l'attitude de la douleur. La fenêtre est dans l'angle à gauche ; à gauche, sur le terrain, P. Prud'hôn» — Lith. de G. Engelman, — n" (L'album journal). En tête : salon de 18Î9, n. 1045.

Cette lithographie fut faite par Prud'hon pour V Album journal, tom. Zi*, vendredi 10 mai 1822, 73* livraison. Le tirage presque entier de cette livraison avec la lithographie fut arrachée des mains de l'épicier par le même marchand.

L Ètai. État avant Pinscrlpilon (rare).

IL — Celui dccrîr.

IIL — Entièrement retouchée et surchargée de travaux lourds et noirs, avec le nom de Prud'hon snr le terrain, mais sans Inscription ni titre, ni nom dMmprlmeur, — Souvent sur papier de Cliine.

IV. — Avec l'inscription : Une famille malheureuse, entouré de traits de plume, état également retouché comme le précédent, mais il a en tête le même titre que la iithograpliie originale; seulement, au lieu de l'adresse iVEngelmaUt on lit : lith. de C. Constant.

A.. Id. Copie de la lilhographie de Prud'hon, en contre-paitie. — Cotton^ d'après Prud'hum (sic). — Lith. de Saint^Côme, à Lyon.

B. — Lithographie au Irait en contre-partie de l'original. — Prudhon , pinx, 4^5, — Le monogramme AR.

C. — Peint par Prudhon ^ 1^12, lithographie par Àubry Lecomte, 1823. Dirigé par Bonnemaison. Imprimé par Villain. Dans le même sens que la lithographie originale, mais beaucoup plus grande.

n. — Avec cette inscription : Une Famille désolée. Répétition en petit

de la lithographie de Prud'hon, sans nom de graveur. — En tête : Petil Musée français, salon âe,i892. — i045 • '

E. — Avec l'inscription : Une Famille malheureuse, gravée à Taquatinta, par I>w</c/fly. . -, , .

F. — Avec cette inscription : Uhê'Familli indigente. En contre-partie de la lithographie de Prud'hon. — Tou'ssaint CaroH,sculp\- •

/i. Une Lecture. Une femme assise, un livre et des. roses à la main, in> lerrompt sa lecture pour eml^rasser une colombe^ posée sur le dos de son fauteuil. — Prud'hon inv. et del. —, Lilhographié de C. Motte,

M. de Boisfremont, qui recueillit chez lui Prud'lion dans les dernières annexes de sa vie, avait fait. faire un tirage de cette lithdgraphie, et destinait le produit de «a vente a élever un Wnument à la ^mémoire de son ami. Mais cette lithographie,' si rare et si recherchée aujourd'hui, ne trouva pas d'acheteurs alors. *i?pi:ès la mort de M. de Boisfremont, elle a dû passer chez i'épicier, où, sans doute, elle a péri. G. Motte, rhnprimear lithographe, homme de beaucoup de mérite et qui a vécu dans l'intimité de la plupart des artistes de son époque, nous a assuré que cette lithographie n'était pas entièrement de lai .main de Prudhon. 11. est possible que M. de Boisfremont, qui exposa plusieurs peintures tout-è-fait dans la manière de cet artiste célèbre , et: qui termina plusieurs des tableaux vendus après sa mort, ait égalemeff t.: travaillé à ce dessin. La faiblesse de certaines parties le ferait croire. Cependant la touche de Prudhon est trop sensible dans beaucoup d'endroits pour que cette lithographie ne soit pas comprise dans son œuvre.

D'Après Pvnd'ItoM.

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