SECONDE PARTIE
La vente de la seconde partie de la collection d'estampes de M. Debois a eu lien avec nn succès pins grand encore qnecelni de la première, ce qnMl font attribuer à la façon simple et dénuée de tout charlatanisme avec laquelle cette vente a été présentée au public, et aussi à Texcellence des estampes qu*eOe contenait. Cette fois, 11 s'agissait principalement de Raphaël et de Marc-Antoine ; depuis pins de vingt-cinq ans, depuis la vente du comte de Prise et celle de M. E. Durand, faite en 1821, une collection aussi remarquable et aussi nombreuse d'estampes, d'après les compositions do divin maître, par le plus grand des graveurs du seizième siècle, n'avait pas encore été offerte aux amateurs. Un grand nombre de marchands étrangers étaient venus pour assister à la vente, MM. Smith et Artaria de Londres, Rayman d'Oxford, Buffa d'Amsterdam, Van Marke de Liège , et quelques autres encore sont venua nous faire une vive concurrence. Pour la première fois peut-éu*e depuis bien long-temps , et cette remarque est d'un trop bon augure pour que nous ne soyons pas heureux de la consigner id ; nous leur avons disputé les pièces capitales avec un avantage marqué, la plupart sont restées aux amateurs français ou ont été acquises par le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque royale* Les prix de quelques unes de ces estampes ont dépassé de beaucoup la valeur qui leur avait été assignée jusqu'à ce jour dans les ventes publiques ; nous en donnerons ici quelques exemples en les faisant suivre du nom des acquéreurs et des prix les plus remarquables auxquels elles avaient été portées précédemment.
(i) Voir notre deuxième livraison de cette année, page i58 de ce folume ; c'est par erreur que nous avons écrit Dubois au lieu de Debois,
DE l'amateur. 365