‹ Le Cabinet de l'amateurChapitre 106 sur 151 · Vidrecome en ivoire, yeux d'enfante en haut-relief · texte numérisé non relu

Vidrecome en ivoire, yeux d'enfante en haut-relief

106. Autre vidrecome, représentant le triomphe de Neptune 450

107. Vase d'ivoire en forme de calice à couvercle, la pose ornée d'une bacchanale 4(57

A l'exception du n« 103 tous ces vases d'ivoire étaient du travail le plus médiocre.

t08. Grand encrier en vermeil, style Louis XVI. 1 ,675 109. Kcritoire Louis XV, forme rognon, marqueterie en bois, richement ornée de bronzes dorés 1 ,260

Vente des livres rare* rie M. Léopold Double.

« Il est assez difficile aux hommes raisonnables de s'empêcher de sourire, lorsqu'ils jettent les yeux sur l'importance que la vanité ou l'intérêt mettent aujourd'hui aux objets de luxe ou à ceux que le luxe s'approprie. Tel homme riche et ennuyé, dépourvu de counaissances et tourmenté par l'oisiveté, accumule des tableaux, des dessins, des estampes, et bientôt, lassé du plaisir qu'il en attendait, s'en fait un de te procurer par si prodigalité a. cet égard un inventaire dont ou parlera, et de préparer un catalogue qui parcourra l'Europe et y portera son nom fait pour être oublié. »

Ce n'est pas tout à fait notre faute si les réflexions que faisait Watelet sur quelques catalogues du dix-huitième siècle nous reviennent en mémoire. Elles peuvent s'appliquer en partie à M. Léopold Double, fils du célèbre médecin du temps de la Restauration, et qui parait voué a l'amour des choses d'un grand luxe et d'un grand prix, non pour les jouissances qu'elles procurent directement, mais bien pour la réputation de magnificence qu'elles peuvent donner. M. Double a des porcelaines et des meubles superbes; il a cru que les livres rares feraient bien chez lui, et il n'a rien épargné pour se les procurer, mais aussitôt qu'il s'est aperçu que les gens du monde admis à visiter ses appartements n'accordaient qu'une attention médiocre à ses chers bouquins, il s'e>t empressé de les vendre. C'est depuis quelques années seulement que M. Double achetait des livres : à défaut du contenu, c'est la rareté et l'enveloppe qu'il prisait. Il voulait des livres uniques et de belles reliures, il voulait surtout ces dernières revêtues d'un blason, d'un cachet illustre. On connaissait sa faiblesse, elle. avait été fortement exploitée, et chacun supputait d'avance les mécomptes d'une vente publique : il n'en a rien été, tout est allé aux étoiles, comme on dit, et son catalogue, prôné par tous les organes de la publicité, a fait un bruit des plus satisfaisant*. — C'est qu'il y avait là, en vérité, des livres magnifiques et très-rares.

I-a fleur de la Bibliophilie parisienne, MM. Amb. Firmin Didot, Pichon, de Ganay, de Villeneuve, de Behague, Le Roux de Lincy, Giraud de Savine, de Ligneroi les, etc., etc., assistaient en personne à la vente ; — on parlait d'augustes commissions; — l'Angleterre était représentée par quelques amateurs et libraires : il a bien fallu se défendre.

Nous donnerons quelques-uns des prix d'adjudication, non à titre de renseignements, mais bien à titre de curiosité; ces prix, comme beaucoup d'autres, ne peuvent servir absolument à rien, et ils sont inséparables ici surtout du volume lui-même: un autre, fût-il plus beau, n'a pas toujours droit au même honneur,

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