‹ Le Cabinet de l'amateurChapitre 79 sur 151 · LE CABWET DE L'ASATECR ET DE L'ANTIQUAIRE · texte numérisé non relu

LE CABWET DE L'ASATECR ET DE L'ANTIQUAIRE

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1843-46. ParU, Didot, 4 volumes grand in 8», figures.

Celte collection, complète en I vol., n'a jamrôété ntUe d<m» le commerce, et il n'en reste qu'un petit i

LE CABINET Dfc I. AMATEI R IV ttrit) pareil Iota le» moi», à partir de asm 1 86 1 , par li vraitoitt «le 2 feuille* 1/J us- i •.

Ou »' abonne, à Paris, chez t'iams Dioot ntiaita, m» a C", à£, rue Jacob; chez toi» le» directeur» de poste et cher, tout le» libraire» de la France et de l'é

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L'ii petit nombre d'exemplaire» d'amateur» a été Urë sur grand papier »ergc fort. Le pris e*t de 24 fr. par an.

Tout ce qui concerne la rédaction doit e'tre adrtsii franc de port « M. ÉCG. PlOT, rue Saint-fiatre, #> 20, à Paris.

-imprimerie de A». R. Laine ci J. Bavard, rue

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VENTES PUBLIQUES

La curiosité est femme, c'est assez dire qu'elle est capricieuse. On la voit souvent prodiguer ses faveurs, ce qu'elle sait Taire impunément, sans qu'elles cessent pour cela d'être piquantes, chères et précieuses; elle a aussi ses momeuts de sévérité. L'an dernier, elle nous avait habitués à des merveilles, aujourd'hui elle trahit l'intérêt qu'elle avait éveillé. Ce n'est pas que la matière manque; pendant ce qu'il est convenu d'appeler la saison des ventes, une saison de six mois, il s'adjuge en moyenne chaque jour à Paris, 300 tableaux et COO objets divers de curiosité, ce qui Tait, en comptant vingt-cinq jours de vente par mois, 45,000 tableaux et 90,000 objets pour chaque saison. Ajoutez à cela 20,000 dessins, 30,000 autographes, 100,000 estampes , autant de médailles, et un million de livres anciens, et vous arrivez par les chiffres a un mouvement d'une certaine grandeur. Il existe même à Paris plusieurs journaux fondés par des gens d'esprit , uniquement pour enregistrer le* prix d'adjudication de toutes ces belles choses; ce doit être une rude besogne : car tout est loin, comme on le pense bien.de présenter le même intérêt. Autant par gortt que par tempérament, nous ne faisons qu'un choix trèslimité dans cet océan. Le prix d'un objet ne signifie rien par lui-même; si l'on veut que le renseignement ne soit pas illusoire, trompeur même, il faut pour suppléer à sa présence une description qui ne permette point d'équivoque, et c'est un travail considérable. Ce n'est bien souvent ni la forme, ni la qualité, ni la finesse, qui font le grand prix d'un objet d ort, il y a aussi quelque chose d'heureux, de trouvé, de rare dans sa conception, qui ajoute beaucoup à sn valeur ; un aspect harmonieux , sévère et doux à la fois, ou bien une fraîcheur enchanteresse pour laquelle on fait mille folies.

Les monuments qui échappent k moins au signalement sont les médailles. Un \êron grand bronze, par exemple, sera bon de conservation, ou, à la lettre, fleur fie coin; sa patine sera verte, noire ou bleue, la pièce

bien formée ; il n'y a point d'écart possible , il est toujours sous-eutendu qu'elle n'est point fausse. Cest en deux mots comme si vous l'aviez sous les yeux.

Quelques estampes anciennes sont également faciles a signaler s'il s'agit des eaux-fortes des maîtres hollandais, par exemple, et qu'elles proviennent d'une collection formée avec soin, la plupart ont des états connus qu'il suffit d'indiquer; mais il n'en est pas de même des taillesdouces allemandes et italiennes, il faut indiquer le dégré de beauté de l'épreuve , sa fraîcheur, sa conservation. Plus anciennes que les autres, elles sont rarement parvenues jusqu'à nous en bon état, et ces conditions varient à l'infini; aussi le plus souvent doit-on se borner à signaler les citampes importantes, en petit nombre, qui passent comme des tableaux d'un cabinet dans un autre, et qui portent d'ordinaire des inarques qui servent à les faire reconnaître. La variété des prix que subissent ces pièces à des époques différentes est en même temps l'étalon le plus sur pour indiquer le degré de recherche ou les variations de la mode et du gout.

Pour ce qui concerne les bronzes, les armes, l'orfèvrerie, les émaux, ou les productions de la céramique, ils présentent une si grande variété de formes , d'aspect, de mérite, de finesse d'exécution, de grâce, de fraîcheur ou de conservation, que leurs prix de vente sont de pures satisfactions données à la curiosité de l'esprit; cela amuse les profanes et n'a que bien peu de valeur pour les initiés, puisqu'il suffit, dans la plupart des cas, de la concurrence ou de la fantaisie pour en voir doubler le chiffre. Aussi , le plus souvent , nos prix de vente ne sont- ils qu'un souvenir accordé à l'amateur qui n'est plus ou à la collection qui s'en va.

— La collection d'estampes et de dessins anciens de M. Van Os a ouvert cette année la série des ventes d'amateurs. Peintre de fleurs de talent et Hollandais, M. G. Jean -Jacques Van Os vivait en France depuis très- longtemps. Il avait possédé autrefois une collection

Tuu» <lroit« rc-rnM.

GAZETTE KT BULLETIN

d'objets d'art très -variée , plus tard il m avait rétréci le cercle et s'était renfermé dans les dessins et les estampes. Sans être exclusif, il avait une préférence pour les ouvrages des artistes de son pays qu'il comprenait à merveille, et dont il savait bien détailler l'esprit et les beautés. Ccst à eux qu'il a dû les dernières jouissances de sa verte vieillesse : il était né en 1782.

Sans être considérables et sans sortir des proportions modestes qu'un artiste met à sa collection . les portefeuilles de M. Van Os renfermaient beaucoup de pièces distinguées. Toutes avaient du mérite comme qualité d'épreuve; mais beaucoup étaient restaurées, et aujourd'hui plus que jamais les grands prix ne s'attachent qu'aux estampes qui réunissent les deux conditions de beauté d'épreuve et conservation parfaite. Nous donnons les pièces principales.

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