‹ Le cabinet de lectureChapitre 110 sur 249 · I .. . lie du tien, Usinent 'le '.■ -une · texte numérisé non relu

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à l'un des sommets de l'art, se contenter de soulever la vaine poussière des sentiers battus avant lui ?

Nous ne le pensons pas, ce serait méconnaître toute l'étendue du don que nous lit le Créateur ; ce serait nous ravir un espoir sans lequel il n'y aurait plus ni émulation ni perfectionnemens, et nous, condamner à porter la livrée de ceux auxquels l'admiration des hommes a décerné le nom de Maîtres, en récompense des tentatives incessantes qu'ils ont laites pour le devenir. La nature, voila quelle fut leur boussole ; et quelle doit être la nôtre ; avec elle nous ne serons spécialement ni de l'école Italienne, ni de l'école Espagnole, ni del'école Allemande; avec elle nous ne végéterons pas piteusement à la suite de quelques grands noms des temps primitifs de l'art, mais nous avancerons, nous explorerons sans cesse des lieux et des sujets nouveaux, et nous parviendrons a accomplir de durables conquêtes comme Raphaël après les Florentins, comme les Vénitiens après Raphaël, et comme les Espagnols qui connurent si peu les influences d'écoles et qui pénétrèrent si avant dans les mystères de l'art et de la vérité.

C'est à l'aide de ces considérations, selon nous, qu'on appréciera à leur juste valeur les ouvrages exposés celte année. Beaucoup d'arl ont dépensé à imiter servilement les anciens maîtres, des talens qui, employés à produire, auraient singulièrement grandi. — !>n rencontre souvent au Salon l'esprit de système et d'école, on n'y voit point assez l'indépendance et l'originalité.

Aussi Eugène Delacroix nous a-t-il paru mériter quelque indulgence, malgré les déplorables procèdes de son exécution. Assurément sa couleur est fausse, son dessin est làclie, incorrect et maniéré, ses caractères sont entachés d'une exagération qui tombe souvent dans le ridicule, tandis qu'il prétend évidemment atteindre au sublime, mais enfin cet artiste ne copie personne: il est lui-même. On sait, en voyant ses œuvres incorrectes, (pie le pinceau qui les a produites n'a point dérobé à tel ou tel maître, à telle ou telle école, les airs de tète, les effets de couleurs, les mouvemens des lignes, ainsi que le pratiquent avec tani de servilité t certains peintres si bien accueillis an Salon.

Nous avouerons cependant que celle année, en dehors de cette petite église qu'on appelle i'erole de M. Ingres, nous avons aperçu quelquefois une velléité d'affranchissement. Nous aimons a constater une plus grande diversité de procèdes, et nous reconnaîtrons qu'à certains égards l'exposition présente des rcsulats fort remarquables. Ainsi, en l'absence des noms populaires des Arv Scheffer, des Decamps, des Couderc, des Zieuter, des Jules Dupré, des Delaroche, nous mentionnons avec éloge ceux des dallait, des Mandrin, des Leullier, des Delacr ix, <! s Meyssonnier, des Cabat, des Amaurj Duval, etc., auxquels nous sommes redevables de morceaux dignes d'un grand intérêt.

Le publie s'est beaucoup occupe de l'Abdication de Charles-Quint, par M. ('.allait.

L'Héroïsme de l équipage du vaisseau le Vengeur, par M. Leullier, a attiré aussi l'attention générale, autant peut-être par la grandeur et la sublimité du sujet, que par le mérite de l'exécution à laquelle o faire quelques reproches.

M. Allaux a exposé trois tableaux de sujets analogues, ce sont des Assemblées des Notables et des Etals-Généraux.

M. Delacroix a produit également trois tableaux, dont deux, le Naufrage et une Noce juive dam le. Maroc, sont de chevalet; un troisième représente la Prise de Constantinople.

Nous reviendrons sur tous ces ouvrages, et nous aurons a nous occuper aussi de ceux de MM. Henri Scheffer, Chenavard , Delacroix, ddier, Srhnet/.,etc, aussi bien que des portraits peints par MM. Amaury Duval, Decaisne, Debuffe , Uornung, Winterlialter, etc. Nous aurons ci rt; ment beaucoup d'éloges à donnera MM. Gudin, Aligny, Cabat, B Rémond, Lepoiteviu, Verbpëcheven, Wild, Biard, et ii cet habile Meyssonnierqui, dans sa Partie d'échecs, a produit un des plus lins et des plus brillaus joyaux qu'on ait jamais enchâssé dans un cadre de minialuar.

Plusieurs de nos premiers sculpteurs ont fait défaut, et n'ont point été remplacés. 11 y a cependant quelques ouvrages qui appellent la critique autant par leur importance que par le nom de leurs auteurs: ce sont ceux de MM. Pradier, Étex, Rouillard, Dantau et .loulïroy.

Nous avons reconnu dans l'exposition actuelle un certain progrès que nous sommes heureux de constater ici. Nous espérons qu'un examen plus approfondi ne nous forcera pas à revenir sur «e premier jugement.

THEATRES

Gv mna.se Dramatique. — Le Tyran d'une Femme, vaudeville en un acte, par MM. Bayard et flEGNAuXT. — Voici enlin une pièce qui rappelle les beaux jours du Gymnase, une pièce comme M. Scribe savait si bien en faire pour fixer la vogue à ce charmant théâtre. Le Tyran d'une Femme occupera un rang distingué dans cette spirituelle galerie qui compte déjà tant de tableaux de mœurs d'une louche si fine et si délica

M. Derneval, professeur de physique a épouséMlle Sivry qu'il aime tendrement et qu'il s'efforce de rendre heureuse sans pouvoir y réussir. Bon, affectueux, prévenant, éloigné de tout sentiment de jalousie, il s'empresse de satisfaire les moindres caprices de sa femmeavant même qu'elle les ait exprimes. Tant de condescendance devrait procurer à M. Derneval le bonheur domestique. Hélas ! ii n'en est point ainsi : ses efforts généreux n'aboutissent qu'à troubler la paix du ménage. Cet excellent homme voit journellement calomnier ses intentions, et est considéré par sa bellemère comme un hypocrite qui retire en secret tout ce qu'il semble accorder ouvertement, qui tient sa femme en charte privée tout en lui offrant la clé des champs. Kl comme M"le Sivry a une langue dont elle sait ss servir, V!. Derneval a déjà la réputation d'un tyran à la façon de bleue, lorsqu'il mériterait celle de mari débonnaire..'

Oui pénétrera iv mystère d'iniquité? à coup sur ce ne sera pas l'honnête professeur de physique. Par bonheur M""' Derneval a un jeune cousin qui fut le compagnon de son enfance et qui même aspira à devenir son époux. Ce cousin qui s'appelle M. Edouard, et qui, dérogeant à l'usage ii peu près invariable de tous les cousins du Gymnase, n'a que des intentions très pures, exerce une surveillance active sur les démarches des membres de la famille Derneval et de ceux qui la fréquentent. il n'a pas tardé à reconnaître les visites assidues d'un certain M. Devriant, officier t\u génie militaire, qui s'occupe de M"" Derneval d'une manière toute spéciale. 11 juge donc avec raison, que l'ingénieur assiéger le cœur de la jeune femme el 'prépare de rudes assauts a l'honneur du mari. \ force d'adresse et de persévérance, il parvient même à savoir que M. Devriant est possesseur de lettres qui lui ont été écrites par M™ Derneval, el qui, sans pouvoir être'considérées comme la preuve d'une intimité coupable dont il serait injuste de supposer l'existence, sont cependant assez dangereuses pour mettre celle ('un:! elles

il ; dans la d m nda u i di l'homme auquel elles on! été adr éi Convaincu c mime il doîl t itre del'innoci ace de sa cousine, M. Edouard se détermine à obtenir la restitution de cette fatale correspondance, dont le jaloux officier se sert pour susciter dans le ménage une mésinence, qui doit tôt ou tard ; urner à sou pn b ex] ion a donc lieu i i isin et l'amant, qui finit par

. . |u'une mine éventée ne sauvait produire d'effet, et qui après avoir remis à M. Edouard les lettres de "". " Derneval, va en d'autres lieux chercher de nouvelles amours.

Telle est l'intrigue de cette jolie pièce, dont nous ne terminerons pas l'analyse sans décerner un juste tribut d'éloges a l'acteur .Mima, qui s'acquitte avec une réserve et un .mit exquis de son rôle de Tyran d'une Femme.

\ ihiétés. — Le Novice, vaudeville en un acte, tl »■ MM. Méuesv ille et Di \KViiiKR. — Le Mari de sa Cuisinière, comédie en deux actes, par MM. Rosier et Lockrov. — Le Novice est une légère mais tuelle bluette, que relève encore le jeu piquant de M"e Eugénie Sauvage,

déguisée en moine, et pénétrant, sous ce costu dans l'atelier d'un

jeune artiste, au grand étonnement de celui-ci qui retrouve, dans ce tiinitie novice, la femme mystérieuse, la beauté inconnue qu'il aime et qu'il poursuit en rêves depuis si long-temps. Petite intrigue et petit sucres : \aude\ille qui passera i>lus vite encore que les éphémères lilas du printemps, comme le savent bien MM. Mélesville et Duveyrier eux-mêmes!

La nouvelle pièce de MM. Rosier et Lockrov, si bien montée cependant et parfaitement jouée par Odry, Flore, Lepeiptre, Cazot et la jolie M1 Boisgontier, durera-t-elle beaucoup [dus long- temps?... Hélas! nous n'en répondons pas. — \ oici . en peu de mots, l'analyse de cette pièce, véritable vaudeville appelé comédie par les auteurs, nous ne savons pourquoi :

l n honnête monsieur, qui a eu le malheur d'épouser sa cuisinière, a la douleur de se voir incessamment compromis par les allures, la toilette, la conversation et l'orthographe de madame son épouse. En effet,

M Davrignj est la meilleure femme du monde, mais elle assaisonne

ses discours d'une façon révoltante, et s'entend bien mieux à préparer un civet qu'une toilette de bal. Son mari, M. Davrigny, a l'ambition d'être sous-préfet. Il sollicite, mais il a pour concurrent M. Lambert, un S amis. Cependant son crédit est sur le point de l'emporter, lorsqu'un domestique maladroit reconnaît dans Mme Davrigny unecuisinière, son ancienne camarade. Cette reconnaissance renverse tous les beaux projets de M. Davrigny; car le ministre se déGeavec raison du talent de sa femme pour faire de lionnes liaisons. d( s liaisons politiques dans son arrondissement. La place est di ni donit un neveu de la maison; VI. Lambert, a la douleur de ne pas l'obtenir,

du moins sa tête est-elle pri SI CVi e d'UJl i : i : i ! 1 n • 1 1 f conjugal , par les soins

charitables de M Davrigny, la perle des femmes et des cuisinières!

Odrj est fort amusant dans sou triple rôle de jockey, de chasseur et de- portier; et More est d'une nunicative dans le rôle de

m Dam

TABLETTES DES CINQ JOURS

Fait* divers.

|.V — Lundi a passé à Renues VI Du i1 a cède Heussey, porteur de Punie qui renferme le cœur de la Tour-d' Vuvergne, le premier grenadier de i rance. L'urne i t,et a environ :io centimètres de hauteur, en comprenant la grenade en vermeil qui la surmonte. Vu nulieu est un cœur en or, e; au si un met de l'unir on i'r la rour-d'Auvergne Corrèt, premier grenadier de France, mort au champ d'honneur, le s messidor au VIII. > El un peuau-d les mots: Le brave des braves » en t a exergue le coq ; reposant sur une couronne de laurier. \ la partie inférieure de l'urne est gravé le distique suivant II lur d' Vuvergne est mort, mais c'est au champ d'honneur. Envi uns son cœur!

Enfin, on lit sur le socle • ■■ii, i dans laquelle le cœur est enfermé en m boîte en plomb, est H un plastron en velours, brode de paln.es en or, et imitant en son entier la forme, d'un cœur. Ceplasl celui que portait touj 46« demi-brigade, le plus ancien sergent, charç i jour a l'appel du nom de la Tour-d'Auverg I ' '.mort au ■ d'honneur!

— Le conseil municipal de la ville de Paris a, dan: jounL'hui vendredi, ac ision annuelle el viagère de trois

mille francs, dont quinze cents réversibles sur la tête une. .1

M. Mulot, l'habile et persévérant entrepreneur du forage du puits artésien de l'abattoir de Grenelle. Nous dirons, à celte occasion, et d'après les renseignemens les plus dignes de toi, que l'analyse de l'eau provenant

de ce puits ne donne que quatorze grammes de matière calcaire sur cent litres, quand l'eau de Seine, prise en amont de Paris, en contient près de dix-huit, et celle du canal de l'Ourcq, plus de vint-cinq.

Cinq mille francs, une l'ois paves, uni été accordes au lils de M. .Mulot.

— L'eau du puits artésien de Crénelle qui, comme on sait, se perdait dans un large trou de quatre mètres de profondeur qui avait eie pratiqué autour de l'orifice pour la manecuv re de la sonde, jaillit maintenant à hauteur du sol au moyen de l'application d'un deuxième tube de vingt-huit centimètres de diamètre dans le premier. Hier au soir, a six heures, après huit heures seulement de travail , M, Mulot avait termine cette opération , bien que pour y parvenir il eût h vaincre de grands obstacles.

Ainsi, parvenue au sommet de ce tube, qui s'clcve en l'orme de piedouche au milieu du trou, l'eau tonne maintenant une cloche de plus de trois mètres de diamètre, dont la chute précipitée dans le trou l'ait un bruit aussi forl que les jets d'eau reunis des fontaines de la place de la Concorde. Enfin, le jaillissement impétueux de ce torrent, qui, en s'échappant du tube , lance une fumée comme une chaudière de vapeur,

produit un effet qu'on ne se lasse pas d'admirer.

Ce tube, qui n'est que provisoire, restera ainsi jusqu'il la pose du lin au en cuivre qui doit faire jaillir l'eau a plus de dix inities au-dessus du sol; mais cette grande et dernière opération ne pourra pas être commencée avant deux mois

Aujourd'hui a onze heures, les grilles de l'abattoir de Crénelle ont été de nouveau ouvertes au public.

Ili. — L'abandon dans lequel se trouvent les condamnes libérés a toujours produit les plus déplorables résultats. L'établissement d'une colonie pour rei ueillir les malheureux qui sortent de prison pouvait seul fairt 1 es er ci tti 1 tal de chosi s C'est le projet qu'oui voulu réaliser enlin de riches capitalistes qui vont, dit-on, fonder auprès de Moulins une grande colonie modèle, dont l'organisation sera confiée aux soins de M. Vppert, si connu par ses travaux sur les prisons.

17. — La frégate de 60 canons VAndromaquc a été mise à l'eau le 8 mars a I.orient.

— On lit dans un Journal de Dublin qu'un gentilhomme demeurant dans celte ville, vient de revevoir de KanlurK , par la poste, un poulet vivant Le bec de l'oiseau sortait hors de la lettre. On s'étonnait qu'il eût pu vivre ainsi dans la boîte de la poste Son poids était de treize

ci cl le port de deux s. deux d.

— Nous nous sommes abstenus de reproduire, d'après un journal américain, des détails sur la disparition des chûtes du Niagara, qui nous pt 1 . . iri peu croyable Nous lisons aujourd'hui dans les journaux anglais que cette nouvelle était ce que l'on appelle vulgairement un pufj

— La jolie tourelle qui ornait la cour principale de l'hôtel de la Trémouille, en démolition, rue des Bourdonnais, 1 1. isi maintenant entièrement transportée à l'Ecole des B x-Arts Ces précieux restes d'architecture du treizième îiècli déposés provisoirement dans une cour adhérei e des Yieu: Vugustins, sont destinés ; réédifti

le mur de gauche de l'entrée principale de cel établissement,

pour fai la jolie fai ncien 1 iu d Vnel 1 m a eu le

numéroter chacune des pierres qui composent cette tourelle,

pour ne pas intervertir l'ordre de leur pose.

— Dar s a demandé et obtenu le ci de sa mère En consé-

nt-hier, a midi, M. l'abbé Massiut, du clergé de Saint-Roch, .1 été introduit dans sa 1 rison, où il est resté environ une heure

18 -On lii dans les journaux de \ alcneiennes : Sou ions vu. hier 15 mars, a trois heures de l'après-midi, des .eus de \ alcneiennes nager dans l'Escaut, devant des militaires

de notre garnison, qui disaient d'avoir rien vu de pareil, à celle saison, même dans le midi de la France. »

— On lit dans le Morning-Âdvertiser :

. Une expérience curieuse et intéressante vient d'être faite ;i la Monnaie royale, en présence des employés supérieurs. I ne série de poids chinois, les premiers peut-être qui aient jamais été exposés dans ce pays, ont . ■ comparés aux modèles des poids anglais, et il a été trouve que les ré lita's étaient parfaitement les mêmes que ceux obtenus par une pareille expérience, faite en Chine il y a à peu prés un siècle | ar le savant missionnaire du ! laide. »

— On lit da.is le Palriole Jurassien du 13 mars:

« M. Magnieu, médecin au Desciiaux, nous adresseun flacon l'enfermant une salamandre morte, appelée lan au peschaux. D'après la lettre qui accompagne, ce Hacon, cette salamandre a été vomie vivante, le II) février dernier, par la femme de Claude Cusey, de ladite commune, qui l'avait avalée deux ans et demi auparavant, en buvant de l'eau a une fontaine.

I rès avoir avalé ce reptile, lisons-nous dans le rapport de M. Magnien, cette femme l'a nourri, non sans éprouver de grandes souffrances ; le jour où elle l'a vomi vivant, il était enveloppé de mucosités ; cette malheureuse se rappelait bien qu'elle avait avale quelque objet gras, gluant, mais elle n'était pas certaine que ce fût un animal vivant. »

» Elle a rendu cette salamandre en présence du médecin, des gendarmes et d'un grand nombre d'habitans du Peschaux. Les médecins de Dôle ont été informés de ce fait extraordinaire, et ont examiné le reptile qui va être envoyé h Paris. »

19. — M. Lehon, notaire à Paris, a été arrête hier au soir dans son domicile, rue du Coq-Saint-lloimre, n. 13, en exécution d'un mandatd'amener décerne par M. le juge d'instruction Fournerat.

Les sellés ont été places sur ses papiers.

M. Lehon est inculpe de détournement de dépôts.

Dans la journée plusieurs des personnes qui avaient accorde leur conl.ehon, et tpii avaient icnis tl'i:. .'areent

en ses mains, ont été appelées au parquet; MM. de Montàlivgt, Piscalorv. Million , Janvier ont particulièrement été appelés à faire leurs déclarations.

— Voici un fait vraiment curieux :

On n'a pas oublie qu'il y a trois mois à. peu près, un petit ramoneur, nommé Jones, qui s'était cache dans les appartenons de la reine, au palais de Buckingham, fut arrête, livré à la police, et condamné à être détenu dans une maison de correction. Ce petit ramoneur, que l'on venait de mettre en liberté, a été surpris et arrêté de nouveau , e 1G au matin, dans le palais de Buckingham, tout près de la chambre de la reine. Lorsqu'on l'a découvert, il faisait tranquillement un repas avec des friandises qu'il s'était procurées tout en rôdant à travers les appartenons du palais. On ne peut ci mprendre à Londres comment ce petit vagabond trouve ainsi le moyen de pénétrer quand il lui plaît dans l'intérieur le plus secret d'une habitation royale qui renferme un si

grand nombre de personnes attachées à divers titres au service de la reine et du prince Albert. Il va être mis en jugement une seconde l'ois.

— M. Verusmor de Cherbourg, dans une lettre qu'il a adressé à l'Académie des sciences, annonce que le jeudi 25 février dernier, vers trois heures de l'après-midi, un météore enllammé venant du Nord-Est, est tombé sur le toit d'un pressoir situé au hameau les Boix-aux-Roux, dans la commune de Chanteloup, arrondissement de Coutance, et v a mis le feu avec une rapidité qu'on ne peut comparer qu'à l'embrasement d'une pièce d'artifice. Un moment après, la maison du propriétaire de ce pressoir et une habitation; contiguë sont devenus aussi la proie des flammes. Les trois bûtimens ont été réduits en cendres.

Cet événement, arrivé en plein jour, vient à l'appui d'un fait phénoménal dont M. Arago a le premier révélé la realite, ù savoir que la chute d'un météore peut produire un incendie.

Kliza de Rhodes, par M. A. Duquesnel, est un ouvrage d'une monde pure et d'un style élevé. La presse tout entière s'est accordée à lui reconnaître ce double mérite si rare aujourd'hui. Nous ne doutons pas que le public n'accueille avec bienveillance un livre qui s'annonce sous d'aussi heureux .auspices. — On le trouve chez l'éditeur Coquebert, rue Jacob, i!. 4S, — Deux vol. in-8°. Prix : 15 fr.

M. W. Coquebert, éditeur, publie, sous le titre les En/ans de Paris, une série de romans de M. Emile Vanderburch, dans laquelle le spirituel auteur du Gamin de Paris se propose de raconter les aventures réelles de quelques uns des enfans de Paris. Le premier roman de celte série, ['Armoire de fer, histoire d'avant-hier, est en vente aujourd'hui. \ oir V Annonce. I

38, rue Notro-Danip-dcs-Vietoires.

SI. ISOVIT, âtss-OBiieiBi-isivcnnieî»'!!, I»j'cvet*:.

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