T. VIII.] DE LA COLLECTION BELOYIÎES
vures de Messieurs de TAcadémie royale, dont Texposition a été ordonnée^ suivant Tintention de Sa Majesté par M. le marquis de Marlgny.... Paris, imp. Hérissant, père 1767, In-12 de 48 pag. et 243 numéros. (Mariette dit à propos de ce livret ; « Cette exposition n'a produit aucune critique; ceux qui s*y étoient jusqu'à présent exercés se sont lassés de dire des sottises et très sagement ils ont pris le parti de garder le silence. » Au dessous de cette note Ch. Nie. Cochin a écrit ce qui suit : « M. Mariette n'a point sçu la cause du silence des critiques en cette année. J'étais assez bien voulu de M. de Sartines, je lui représentai que nous mettions nos noms à nos tableaux et que nous étions insultés par des gens qui ne se nommoient pas, et que, sous ce couvert, ils nous disoient souvent des injures assez grossières, que si l'on exigeoit d'eux qu'ils se nommassent, sans empêcher qu'ils ne disent leur avis, cela du moins pourroit les rendre plus circonspects et plus honnêtes. M. de Sartines goutast mes raisons et exigea qu'Us missent leurs noms à leurs brochures ; pas un ne le voulut et ils ne firent pas imprimer leurs écrits. Mathon de la Cour y fut le premier pris ; il vouloit bien mettre de la Cour, mais on exigea son nom en entier et il ne le voulut pas. Mais M. Pierre qui sçût cet obstacle que j'avois apporté s'avisa de m'en faire une querelle, prétendant que c'étoit paroistre avoir peur, qu'il falloit narguer les critiques ; je fus si piqué de cette tracasserie que, l'année suivante, je ne continuai point ma demande et les critiques reprirent de plus belle. »)