XXXII. — LETTRÉS DJE BÙFFÔN (suite
M. Ph. Beaune nous permettra de faire précéder tes lettres de Bulfon qui suivent, de celle qu'il a bien voulu nous écrire en mettant à notre disposition, avec une gracieuseté parfaite, les richesses de son cabinet. Nous publions d'autant plus volontiers sa lettre, qu'elle fait connaître une collëclion imporlante d'aiitographes et de documents historiques itiédits, en thème temp^ 4^^ ^^^ louables et nobles occupations auxquelles If. Beaiihei Miri ded affaires publiques, consacre aujourd'hui ses ldisli*8;
A MONSIEUR LE DIRECtEtlR DtT GiBINËf âtStOftlQUE.
« Je TOUS remercie, Monsieur, de t'obligeàrice qiiè vous avez eue de me gratifier du détniër tiùmëro du CàbiHi^i historique. En témoignage de ma reoonnoissaiioe, je m'emj^retee de vous
adresser <|uelque§ nouvelles lettres inédités de BilftbH. h les prends àû hasard dans ma i^olléctiOh, qui se compose de 12S pièces, lettres de famille, d*irilimité, de science, d'affaites et de procès, et qui, cDmiiie on dit si Yôloiîtiérs àujôurd'hiii^ lUontrent le grand homme en déshabillé, lui qui mettoit tous ses soins à ne point paroltre en pubhc sans manchettes ni jabot. Si le cadre du Cabinet historique le pouvoit permettre, je tous en adresserois volontiers d'autres éticëre j avec une notice sur ma collection rassemblée de ci de là, et qui n'en est pas moins curieuse. — Avez-vous assez de la discussion sur les pourceaux de Norges? 11 existe tout près d'ici, à Saint-Thibault, un curieux morceau de sculpture qui reproduit Fhommage d'un porc fait par Phi« lippe le Ëardi à Saint-Thibault. Je tieiis à votre disposition le dessin de cette œUvre d'art, dé ce motiuinent échappé h M; Rdésignoh [Avis à te dernier.)
Je possède aussi up manuscrit très-étendu sur la généalogie d'Hubert Languet^ pièce originale qui renferme de noinbreiix dôctiitients sut les familles de Boûrgogiië. Voulez-vdtis iin extrait de ce manuscrit? BnGn, Monsieur, seroil-il curieux pour vos lecteurs de reproduire Quelques pièces attestant la présence de Napoléon 1" au collège uÀutun avant son entrée h Èrieiine? Je crois ces documents. complètement ignorés. Parlez, Monsieui*, ti je ttiëts ce tqnt je t^ëskêdë 9 ibire disposition. ..
Agréez, Monsieur, etc. - Pu. Beaune.
P. S. — J'aurai incessamment à yotre disposition les détails les plus étendus, les plus iiicôiiiiiis, les plus authentiques sur les Du Prat, barons de Vitteaux... Un brave épicier m'apporte d'énormes liasses de vieux papiers : j'y trouve plusieurs lettres datées de Reims 1651, signées Coller t^ adressées à M. Fort, escuyer seigneur de la Planche, rue au Peiii-Musc, d Paris ; écriture fine et ronde. Il s'agit de dettes que Fauteur de ces lettres ne peut encore payer... d.ç ravages des Allemands qui inondent le pays... Seroit-ce de Coïbert, simple commis à Reims? Comment ces lettres se irouvéiit-eUés à Vitteau è ? — Si mon Simon de Granëchamp trouve sa place dans le Cabinet historiques}^ pourrai vous adresser des notes sur lin membre du Iribuhal révolutiotinaire ^ui à cohdàitllië Marie- Ahtoinctté, notes écrites 80US la dictée de cet homme étrange, ami d'Anacharsis Clootz» de Saint-Hurugue, et servi par une ancienne maîtresse de ce dernier, morte couverte dé ëcâpulairël^ et êil odeUt* de ^amteté à Vitteaux. »
^18 LE CABINET HISTORIOUE.
Nous mettons ep tète -des quelques lettres que dous envoie M. Beaune rentrait de baptême de BufTon, que nous devons ^ alement à son obligeance. Ce genre de document a son importance, aujourd'hui qu'on pousse jusqu'à la minutie les recherches qui ont pour objH la biographie des hommes Illustres.