DUELS ET ACCORDS
L'histoire du duel est encore à écrire. M. Laurentfe, dans nn article de V Encyclopédie du XI X^ siècle, en a fait un excellent résumé, anqnel il a mêlé quelques réflexions de haute moralité que nous ne pontons trop recommander an lecteur. — «Entre le duel du xTi«8iède, dit l'éminenl publictsle, et le duel du xix«, il y a toute la différence de Texaltalion au calcul, de l'enthousiasme au scepticisme. On s'est tué longtemps avec frénésie; on s'est tué ensuite avec modération ; ou a fini par se tuer avec précaution, pour en Tenir, si c'est possible, à ne plus se tuer du tout. Ce n'est pas que les idées d'honneur se soient rectifiées, c'est plutôt qu'il n*y a plus d'honneur. Le duel était un reste de chevalerie, il est devenu une forme convenue d'assassinat. » — Voici une série de récits curieux, la plupart fort oourts, des principaux duels sous l'ancienne monarchie. Quelquesmss sont restés célèbres dans l'histoire.
5006. — 1. Duel permis par Philippe de Valois entre Henri Dubois, chevalier, et Jean deVervins, aussi chevalier, le 15 décembre 1343. [Ànc. f. fr. eS5S^\) 2. Plusieurs descriptions de duels (en latin), {id,)
5. Ordonnances du roi Jehan sur l*ordre à observer aux défiances et querelles entre les gentiishommea de Vcrmandois et de Beauvobis. (id.)
4. Offre de Charles, duc de Normandie, depuis Charles V, de faire combattre l'un de ses chevaliers contre Jean de Picquigny, dievalier du roy de Navarre, {id.)
6. Procès-verbal du duel entre Robert de Beaumont et Pierre de Toumemine. 1385. {id.)
6. Cartel de défi envoyé par Jean, duc de Bourgogne, à Charles, duc d'Orléans, le 13 août 1411. (id.)
7. Manière de lEaire armes à outrance en champ clos. 20 septembre 1411. (id.)