‹ Le Cabinet historiqueChapitre 42 sur 235 · M. MANDiEKT DE TiBOviLLE. — Seiiiblablement · texte numérisé non relu

M. MANDiEKT DE TiBOviLLE. — Seiiiblablement

422. M MICHEL d'avreville.— Semblablement, à I baston d azur.

423. M. JEHAN DE GA8TEVILLE. — D'azur, à II jumelles d'argent, à I lionceau d'argent passant.

424. M. GciART DE SAiNT-MARcouF (5). — D'ermioe, à II fesses de gueules frectées d'or.

(t) Orniî. — (2) En Caltado*, Eure el Manche. — (3) Eure. —(4) ITiibouviUe (Eure). — (5) Manche.

LES GÉNBAU>G1B8 DU SIBOR GUILLARD. 95

{SiiUe, Voy. t. iv, p. 111, 185, 210. 245; t. t, p. 7%)

NoGBifT. — Le premier comte de Nogent , frère piiisné de Bemuiru et oncle de Serrant, espousa la sœur de Coulon, conseiller an parlement. Il esloit le fou et bouffon de la cour. Il fît sa fortune parle moyen d'un gros chien que le feu Roy aimoit, à qui ce prince jettoit toujours de bons morceaux de sa table. Un Jour, cet animal étant dégousté, ou ayant trop mangé, ne vou lui point d^ine perdrix que le roy luy a voit jette dans la gueule. Louis, croyant que son chien estoit malade, en avoit beaucoup decliagrin; Nogent, qui s*en apperceut, demanda le chien au Roy pour trois ou quatre jours, ce qui luy ayant esté accordé, il fît jeusner le chien pendant ce temps-là, après quoy il le ramena au Roy et luy lit manger, en présence de ce prince, un gros morceau de pain de son que le chien avala bien visLe avec beaucoup d*appétit, dont le Roy fut fort aise et fort estonné, et depuis il fit des grâces à Nogent.

La mort de Nogent est plaisante, Angéli, qui estoit un fou amené icy de Flandre, par feu M. le Prince, se faisoit camarade de Nogent, jusqu'à luy dire souvent: « Couvre-toy, Nogent, point de cérémconiea eiitr» nous autres de mesme meslier. » Un jour, Aii[;éli ayant esté fouetté par un nommé Rochefort qui le fouettoit ordinairement, par ordre de M. le Prince, quand il Taroit mérité. ay«nt rencontré Nogent le jour qu'il avoit eu le fouet, luy demanda s*ii n'avoit aussy son Rochefort. Cette demande frappa tellement Tesprit^de Nogent qu*il en mourut de rage.

Nogent a eu trois iila et une fille. Les trois fils furent : le dernier comte de Nogent, noyé au passage de Tolbuys, en

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Harlay veut passer pour noblesse d'espée, qui n*est que de robe. Harlay-Sancy, ambassadeur de France à Constantînople, depuis évesque de Saint«Malo, fui accusé d'être mahométan.

Persan-Vaudetard vient d*un valet de chambre du roy. Son frère avoit espousé la demoiselle Boiste, grande p

VÉRAC, lieutenant du roy en Poitou, fait cordon bleu à là dernière promotion de celte année 1689, est d'une noblesse de la cloche.

ViGiŒROT est une race de fermier.

RiBux. — Les Rieux de Bretagne sont plus fous que coquins.

CoBTLOGOif. — La maison de Coëllogon vient d'un greffier du parlement de Rennes depuis l'establissement de ce parlement.

Pelté est une famille de Normandie qui a esté anoblie. Les seigneurs de Jouy^ de Rebais^ de Bours et de Flex en sont sortis.

ËuzABETH DR ViENNE, mère du raareschal de Luxembourg^ n'est (ou n'estoit pas, si elle est morte) damoiselle.

Bussy-Rabutik. — La noblesse de Bussy-Rabutin n'est pas trop bonne. La Rivièrcj son gendre, a espousé sa (llle malgré luy. Dans l'action que Bussy intenta pour faire casser ce mariage, il proposa pour moyen de cassation la basse naissance de La Rivière, dont le père avoit esté anobli. Celuy-cy fit voir que son beau-père n'estoit pas d'une plus illustre extraction. Ce Bussy qui fait tant parler de luy, à cause de son beau livre de satyres, ne passe pas pour un grand soldat. Feu H. de Turenne se defQoit de sa bravoure dans les occasions, ce qu'il marqua particuliA*ement dans la bataille des Dunes, de 1658, où ce général donna toute la cavalerie de l'armée à commander au

5e année. - Doc. i

marqais et Créq«y« depuis mareschal de Fnaœ, an grand dépbisir et déshonneur de Bnssf, qui natareUeoMBl U deroil commander k cause de la diarge de maistre da caaqi géBéial de la caTsIerie légère de France, dont il esloit reresta.

RocxEL DE MÉDATT-GaAKCET. — La maîson Roaxel de MédaTy-Grancey, rient d'un boacher. George Romd, bondier. Tendant de la riande sur Testan, il y a pas plus de cent Tiogl ans, est tige de cette lamilie.

Fertaques. — Le mareschal de Fervaques fit sa fortune pour aroir esté m du roy Henry IV .

MoTTBEBO?! d'aujonrdliuy n'est pas de la yéritable maison de Montberon en Angoumois : il est de Provins. Son grand-pére paternel estoit avocat, dont le père estoit petit notaire.

Rodhault-Gamachbs est ts^ d'un paysan qui Tiroit il y a plus de trois cents ans.

RouvRRo?î DE Sai.nt-Simon est une petite noblesse. La dame de Saint-Simon est de piètre mine et de pauvre esprit. — Le mareschal de Bassompierre Tappeloit petit punais. Une tante paternelle de ce duc avoit espousé un sergent de village, prés de Senlis, et une autre avoit espousé un grefUer anasy de village.

La RoGHEcaouAEDy bonne maison, sortie des vicomtes de Limoges» et non pas des comtes, comme elle le prétend.

La Rochefoucault. — La branche aisnée de La Rochefoncault vient d'un maistre d'hostel de la véritable maison des comtes de La Rochefoucault, appelée Gorge-Verte. Les antres branches sont bonnes. Il y en a quelques-uns qui sont fort pauvres et misérables, et domestiques en des maison^

Laval Bois-Dadpbih vient auitsy d'un maistre d'bosiel.

102 LE CAmiVET BISTORIOUB.

de protecteor des lettres que Ini avaient conféré ses conlemponlns. Pour contre-poids, nous nous proposons de recueillir les doeaHMHuto qui peuvent servir à prouver Tii^'ustice de ces dénégatioas et àeoQfirmer les jugements de l'impartiale histoire.

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