XIX. — l'armée FRANÇOISE EN PIÉMONT (aN IX
Voici une lettre que nous fournit un de nos correspondants, et qui emprunte un assez vif intérêt aux circonstances actuelles. Elle est relatîTe à la situation de nos troupes en Piémont, après les glorieuses campagnes qui sont dans tous les souvenirs. En 1801, l'Ita* lie, délivrée des Autriciiiens, éloit devenue françoise, au moins de nom, et, comme le reste des possessions nouvellemeol conquises, ne formoil plus qu'un vaste camp. Du Piémont, incorporé à la France, un arrêté des consuls, du 12 germinal an IX, avoit fait une division militaire de six départements. Beaupoil Saint-Aulaire, auteur de la lettre qu'on va lire, est, pensons-nous, le frère de celui qui, sous le nom de comte Saint-Aulaire^ fut successivement préfet de la Meuse et de la Haute-Garonne, pair de France sous la Restaiiration et ambassadeur en Angleterre sous Louis-Philippe.
BEAUPOIL SAINT-AULAIRE, CHEF DE BRIGADE, COMMANDANT d'aRMBS, AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINISTRE DE LA GUERRE.
Citoyen Ministre,
Je connois trop voire amour pour la justice pour craindre de vous soumettre, en faveur des troupes stationnées en Pië-
l'aRMBB rRANÇOISB EN PIÉMONT. 175
mont, quelques observations sur votre lettre du 23 prairial dernier. Je suis très-persuadé que, connaissant leur malheureuse position, vous y apporterez un prompt remède. Pour le traite* ment, ces troupes sont assimilées à celles de Tintérienr et de la Cisalpine. — Mais dans le fait, leur situation est bien différente, puisqu'elles habitent un pays où, vu la rareté des vivres, les comestibles sont toujours, sinon de moitié, du moins d'un tiers plus chers qu'en France.
La moindre pension pour les t){ficier8 est de 60 liv. de Piémont.
En France on s'en procure une meilleure à moins de 40 liv.
Dans aucune auberge du Piémont on ne peut avoir un dîner passable à moins de 4 liv., argent de Piémont.
En France on fait partout un bon repas pour 2 liv. 10 sous ou 3 liv. au plus.
Les effets d*habillement sont dans la même proportion.
Le drap ordinaire coûte ici de 34 à 40 liv. de Piémont, l'aune.
En France, on en a de passable à 18 liv^, et du beau à 24.
Les troupes dans la Cisalpine, sont beaucoup mieux qu'en Piémont.
L'écu de 6 liv. y vaut 7 liv. 15 sous.
En Piémont, il vaut nominalement 5 liv. 4 sous, et véritablement à peu près 4 liv.
Six livres de Piémont en valent neuf de Milan, et on a dan« cette dernière ville, pour 6 liv. de Piémont ie même objet qui coûte b Turin 6 fr. de Piémont
Donc, te bénéfice pour les troupes de la Cisalpine estd'un tiers.
Ce qui contribue principatement au malaise des troupes françoises en Piémont, c'est l'agio qui se (ait sur l'argent de France qu'on y regarde comme marchandise, ainsi que celui de Milan, de Gênes, etc. Outre la monnaie d'or et d'argent, il en existe une troisième dite monnaie basse, en pièces de 8 Uv. et 7 sous 6 deniers. Et chose étrange, oette monnaie gagne sur l'ar*
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tourner à Paris que lorsque le Roy le trouveroit IêÊÊS* A. a pourtant protesté à M. Viole (qui le mande ainsQ^KUe n'a* bandonneroit jamais M. le Prince* le Parlement, ni Paris* et qu'elle n'aroit point faict de traitté particulier, mais le présî» dent Viole met que nos affaires sont déplorées ; de là, mon cher monsieur, tirez la conséquence. H. d'Orléans partira mercredy pour aller coucher a Chartres, et là il prendra le chemin deBliiis. M. Croisli partira d'ici mercredy : pour moy , je n'en partiray pas encore si tost; cependant puisque tout le monde quitte, vous pouvez vous imaginer de Testât des choses. Si vous continués à m^écrire par la voie de votre correspondant, vous aurés de mes nouvelles ; il est arrivé un homme ce matin qui en porte de celles de M. le Prince à M. Risle, il dit qu'il Ta laissé près de Rheims. Ce malin, H. Le Tellier, Servient, le président de Nouvion et le président de Mesmes ont eu une grande conférence dans une chambre des pères delà Ifercy» On parle du rétablissement de quelques proscrits, car on Séparera sans doute les amis de M. le Prince qui ne seront rétablis qu'avec iuy, ou qu'en donnant une déclaratiou de ne se point mesler de ses intérests. Songes à vous guérir, et me croyés toujours en quelque lieu et quelque estât que je sois tout i vous. Je vous prie d'assurer M. de Marchin de mes Irès-huoiblés services. On dit que l'on demeuroit d'accord, dans le traicté secret, de tout ce qui le concernoit ; j'en serois bien aise, car c'est un des hommes du monde pour qui j'ay le plus d'estime. Adieu, etc.
L'ordinaire ne m'a point apporté de vos nouvelles.
Au dos : A Monsieur, Monsieur Lenet> conseiller du Roy, en
ses conseils, à Bordeaux:.
M. DE Makigny.
(Suppl. fr., 3000to.)
LBTTBJKS DB MAUlGIfT. 179
Le 8 décembre 1652.
Les deui nouvelles que je viens d'apprendre par votre lettre sont étranges, j'ai tremblé en les lisant, mais je me suis après resjoui du salut des personnes sur qui Ton vouloit faire de si noirs attentats, et de la punition des traistres. Vous n'avez pas peu de peine en Testât où vous êtes, et Ton ne vous a pas peu d'obligations de tout ce que vous faites. On cbercbe icy avec soing les serviteurs de M. le Prince, et l'on a donné avis à 0 qu'il y avoit ordre de l'arrester. Il se tiendra sur ses gardes, mais il ne s'abattra point pour cela ; il p'a reçu aucunes nouvelles de son prince. L'on dit que le cardinal ne sera pas encore icy de quelque temps, c'est signe qu'il n'a pas eneore battu M. Ip Prince qui marche du costé de Langres. Le Parlementa arresté 4a faire de très-humbles supplications pour le rétablissement dés exilés ; les émissaires de la Cour ne parlent que de fers, de feu contre les premiers qui parleront. M. de la llière sortit de prison avant-hier, nous avons couché en même lieu ; il a ordre de se retirer. On dit que M. Corcini, nonce du pape, qui t ea ordrvi de demeurer à Marseille, venoit icy avec un bref par lequel Sa Sainteté rappeloit le cardinal Mazarin, sur peine d'estre dégradé de son cardinalat. J'ay veu upe personne qui m'a assuré que madame de Chastillon avoit fait son accom- Modcmenl avec la Cour ; mademoiselle de Rohan est allée à BMs, où Monsieur est tombé dans une grande dévotion. S'il prend ce parti là, je tiens les dévots ruinés, et je ne désespère pas de veoir pendre quelques capucins ou mifsionnaires, car ce n'est pas véritablement sa faute« mais il a du malheur qui l'accompagne dans touts les partie qu'il prend. On tient que Mademoiselle ira à Blois. Vous ne me mandés rien de ma cassette
qui est entre les mains de M. Duch Je vous prie de faire
ressouvenir M. de Jaranque de l'affaire de H. Cochet et de m'en mander d^s nouvelles. Je baise les mains et suis très-humble
de la inesme viJle de Troyes. L'on dit d*eux qu'ils sont plus fous que coquins.
Bailleul. — Les Bailleul sortent d'un Bailleul de Normandie; le père du deffunt président de Bailleul, qui a este surintendant des finances, estoit un fort habile homme pour remettre les membres disloquez, et Ton asseure qu'il rendit fort droit Charles de Bourbon, comte de Soissons,qui estoit né tout contrefait 11 fit cette cure lorsque ce prince estoit encore au maillot. Ceux qui depuis ont exercé la profession de remettre les membres disloquez ont esté appelés Bailleul, du nom de cet homme.
EscouBLEAU est une maison originaire d'Auvergne, qui s'est establie en Poitou par différentes branches. On prétend que ceux de cette maison que l'on appelle marquis de Sourdis ou marquis à^AUuye^ gouverneurs d'Orléans, se sont intrus dans cette maison et dans le surnom. Un seigneur de Sourdis se trouvant en prison pour un crime où il y alloit de sa teste, fit prier un valet de chambre du roy, nommé Escoubleau comme luy, de le venir trouver dans la prison, où s' estant rendu, le prisonnier luy représenta l'état où il estoit et il luy proposa de l'advouer pour son parent, s'il vouloit luy faire obtenir sa grâce et luy sauver la vie, ce qui a esté accepté par le valet de chambre; la grâce fut obtenue, et cependant le faux Sourdis, de concert avec le prisonnier, intenta action contre luy pour demander partage de la terre de Sourdis; mais avant que d'obtenir la grâce, le valet de chambre fit payer au prisonnier la somme à quoy se pouvoit monter le partage de cette prétention chimérique sur la terre de Sourdis. La conforaiité des noms de baptesme se trouva favorable à leur dessein, et ainsy ces Escoubleau se sont intrus dans l'ancienne maison de Sourdis. Jeim Escoubleau, seigneur de Sourdis en partie^ fut fils du va-
182 LE CABINET HISTORIQtl.
]et de chambre qui commença d*entrer dans la maison des vrays Escoubleau. Ce Jean fut maistre de la garde-robe du roy François l«^ Son fils, François, seigneur de Soardis, fut premier escuyer de la grande cscurie ; il espousa une BdAou, qui fit beaucoup de bruit à la Cour, et dofit il y eut plusieurs enfans et entre autres le cardinal Sourdis, rarcheTèque de Bordeaux, que le cardinal de Richelieu fit commander les af' mées navales, et deax autres qui ont esté marquis de Sourdis l'un après Tautre; et de plus trois filles, dont l'atnée espousaf premièrement, un seigneur du Puy, et enfin le comte de Tessë; la seconde fut mariée»au comte de Tonnerre, et la troisième k un Huraut, fils du chancelier de Chevcrny. On tenolt ft la codr que celte Babou, dame de Sourdis, estoit aymée de ce chancelier
La comtesse de Tonnerre, seconde fille, a toujours esté d'une grande vertu, et on la proposoit pour exemple à toute la cour.
Le marquis à^Alluye^ aisné de cinq enfans du marquis de Sourdis qui ont paru (car il y en a eu qui sont morts enfermez), espousa contre la volonté de son père une fille de la feue reyne mère, sans vertu, sans naissance et sans bien, qui pour n'avoir point de vertu devint la favorite de la comtesse de Soissons Mancini, qui dans toutes ses intrigues avoit besoin d'une telle créature^ et le deffunt xomte de Soissons se plaignoit à ses amis que ces b.... et ces p.... Tavoient empoisonné; en effet, on le trouva mort dans son carrosse. Depuis ce tempâlà la comtesse de Soissons et la marquise d'Alluye se sont brouillées, à ce que Ton dit, quoy qu'elles dussent avoir des liaisons pour les obliger de n'estrepas ennemies
A regard de Moniluc, son frère, la chanson qui a esté faite sur luy fait voir ce que Ton en doit penser.
ModUuc à la triste figure....
Le troisième fils du deflUnt marquis de Sourdis est cetay
LES GÉlfliALÔGlKS DU SlfitTR GlTlLLàRD. 187
im porirâiit de itiy trèd-bien fait, qu'elle croyoit le voir en
chaise. Un cadet de cette maison de Lavardin, connu sous le
nom de Beaumanoir(l), qui a esté lieutenant du roy du Maine,
avoit espousé une demoiselle de Poitou de la maison de Baudl"
mani dont il avoit deux filles presque abandonnées par leur mère
qtri s'est amourachée du fils d'un misérable chapelier. La fille
aisDée de ceBeaumanoir et delà Beaudimant a aussy espousé un
homme de peu, qu'elle a mesme accusé de Taroir voulu empoi*
sMitier. Je ne puis dire comment cette afilaiire a esté terminée.
L'autre filles*est faite religieuse. La vieille marquise de Lavar-
dhi (1) est accusée d'estrecausedela mort de la première femme
de son fils, fille du duc de Luynes, pour l'avoir maltraitée et fort
mesprisée parce qu'elle ne faisoit que des filles. Cette jeurte
datue en eut un si grand chagrin qu'elle ne releva pas de sa
seconde couche.
FôRfiiN. — La maison Fùurbin est de Provence, qui originaifèment n'estoit rien, et doit son eslevation à uq homme qui acquit la faveur du roy Louis XI par ses intrigues et ses fourbes, luy ayant procuré l'acquisition de la Provence. Ce roy luy en donna ensuite le gouvernement, et le fit si puissant, qu'il Éembloit en estre le seigneur et le souverain. Jamais nom n'a Meut convenu à une famille, car c'est la race la plus fourbe ^ aye jamais esté. Aussy dit-on, en Provence : aies fourberies deis Fourbins. » Nous en avons des exemples en deux personnes qtti ont paru de nos jours à la cour, Tévesque de Beauvais d'à présent, et le deffunt chevalier de Fourbin, capitaine de là première compagnie des mousquetaires. L'évesque a fait voir
(1) Claude de Beaumanoir, vicomte de Lavardin, mareschal de eaïap et annéfts, coninaiidaiit général des pays da Maine, de Laval et da Qorteo 1674, à Mans.
(1) Ce seroit mademoiselle de Kostaing.
un grand cocu, comme les vers que Ton trouve dans le Catholi' con le font voir.
Un jour, le roy Henry III le tenant par la main chanta cette chanson :
Un cocu est un bel oiseau Qui fait son nid au renouveau.
Tilleroy ajouta le reste :
Il fait comme les autres , Un cocu mène Tautre.
Et toujours en grand peine, Un cocu l'autre mène.
D avoit torty car la reyne estoit fort sage et le roy le punit d'un soufflet qui lui fit quitter la cour, et fut le principal motif qui le fit entrer dans la Ligue.
Le deffunt mareschai de Villeroy^son petit-fils, fit sa fortune avec bien du bonheur, car il n*estoit point du tout brave. Sur quoy Ton fit cette chanson :
Marquis de Villeroy j'enrage ,De te voir mareschai de camp, Tu tiens la place d'un vaillant Et tu n'es propre qu'au bagage, Car on sçait bien que ton mestier Ne fut jamais d'estre guerrier.
Feu H. le Prince, dernier mort, Louis de Bourbon, deuxième du nom, estant au siège de Dole de Tannée 1668, dit au duc de Villeroy d'à présent, qui n'estoit encore que marquis, en la présence du roy : a Vengeons nos pères. » Il vouloit dire que prenant Dole, ils vengeroient Taffront que l'on receut à la levée du siège de cette place en 1636 ; car ce fut Henry de Bourbon, deuxième de ce nom^ prince de Gondé, qui commandoit à
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ce siège, et le marquis de Villeroy, depuis mareschal de Francei y serroit en qualité de mareschal de camp ; et ce fut le feu roi Louis XllI qui ordouoa de faire ce siège. Au sujet de la Uvëe de ce siège de Dole l'on ût cette chanson contre le prince :
Condé n'ajpas pris Dole, Condé n*a pas pris Dole, Mais on dit que Dole Ta pris A force de pisloUes.
Gaigne petit, gaigne petit ; Faut-il qu'un prince Dans sa province Soit si malheureux que Ton dit.
Le prmce fut accusé d'avoir pris de l'argent des assiégés pour ne pas les prendre.
Sur la prise de Dole et de la Franche-Comté de Vannée i668> feiie Madame, première femme de Monsieur, Philippe de France^ fit le couplet de chanson sur le mesme air de : Condé n'a pas pris Dole,
Dedans Testé la Flandre, Dedans Testé la Flandre, En byver la Franche-Comté, Se fool faits d'Alexandre Tout bien compté, tout bieo compté, Si Tamour mesme D'un soin extrême Ne s'en mesie, il est indomptée
Le roy Louis XIV prit plusieurs bonnes places en Flandres en esté 1667 et la Franche-Comté en hyver 1668, ce qui est le sujet de la chanson.
Condé. — Il n'y a personne qui n'ayt un extrême respect pour toute la maison royale. On ne s'avise pas d'aller rien rechercher uni puisse choquer des priaces d'une si grande âé-
LES 6Él«BàL0«ll8 DU 81BDB OimXARD. fOt
Talion. Henry le Grand luy-méme fit retirer des greffes de Coignac la perquisition qui afoit esté faite contn; la personne de Charlotte-Cattierinede la Tremouille, accusée de deux choses: d*avoir empoisonné le prince de Condé son mari et d*avoir été grosse durant l'absence de ce prince. Toutes poursuites furent apportées au greffe de la Cour et de Tautorité du mesme roy tout fut retiré du greffe et entièrement supprimé. Cela n'empescha pas que les princes du sang de la maison de Soissons ne formassent leur^ protestations régulièrement tous les ans, ce qui a cessé par la fin de ceste branche royale.
Pendant ce temps, il arriva une chose assez extraordinaire, que Ton peut dire ridicule : c'est que M. le Prince, ayeul de celui d'aujourd'huy estant au Parlement par ordre du roy pour la vériGcation de quelque édict, M. le Prince interrompant presque toujours Messieurs qui opinoient, M. le président de Mesmes qui présidoit, à cause que M. le premier président ne voulut pas s'y trouver, le priant de vouloir laisser opiner Messieurs avec liberté, M. le Prince lui dit : « Eaûn ne » savez-vous pas que je suis prince de sang? — Oui, mon- 9 sieur, luy respondit M. de Mesmes : nos registres en sont » chargez. » — Ce qui fit taire M. le Prince, et du reste de la séance il n'ouvrit pas la*boucbe.
Mais puisque nous tenons le prince de Condé^ achevons de dire ce que nous en sçavons. Il entreprit, par ordre de la cour, le siège de Fontarabie en 1638, où il fut entièrement deffait par les Espagnols et la place secourue, ce qui fut le sujet d*un couplet de chanson qui finit ainsy :
Il prendra Fontarabie, zest, Gomme il a pris Dole .
Son fils qui est le dernier mort fut accusé d'aimer Guitaut, gentilhomme bien fait... Estant à TAcadémie chez Benjamin, il
voulut un jour faire une mine pour faire sauter la chambre de cet académiste, au sujet de feue madame; l'on sçait assez qu'elle estoit galante, et il y en a des livres imprimés.
La reyne d'Angleterre, sa mère, a eu pour amant le comte de Saint- Albans appelé Milord Germain. Sur les galanteries de madame on a fait cette chanson :
La princesse d'Angleterre
Dans Saint-Cloud s'en va cbuitant :
Je ne suis pas la première
Qui ayt eu des galants :
A quoy vous seryoit, ma mère,
Le comte de Saint-Albans ?
Et à vous, ma beUennère,
Mazarin et Boucquingam?
Ce Boucquingam estoit venu ambassadeur d'Angleterre en France vers l'année 1625, fut aymée des plus belles de la cour, et entre autres de la reyne Anne d'Austriche. Il fut aussy aymé par madame de Chevreuse, d'où Ton fit la chanson :
La duchesse de Chevreuse S'est rendue amoureuse Du duc de Boucquingam...
IICMIT ffiSTiOl
REVUE HENSDELLE.