‹ Le Cabous namè, ou Livre de Cabous de Cabous Onsor el-MoaliChapitre 71 sur 114 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

DE LA THÉOLOGIE, DE LA JURISPRUDENCE, DE LA PRÉDICATION ET DE LA MAGIS- TRATURE.

RAPPKLLE - TOI, ô mon fils, que je t'ai averti que je traiterais des diverses professions 1; je n'entends pas par cette expression la pratique d'un métier ou d'un trafic quelconque ; non, sans doute, mais toute occupation, tout travail auquel un homme se livre, constitue, en fait, une profession; or, il est nécessaire d'en connaître au moins les principes afin d'être en mesure de pouvoir le faire utilement. Je sais, par expérience, quMl n'est aucune profession qui n'ait ses traditions, ses principes et ses règles qu'on doit nécessairement connaître.

Les diverses professions sont nombreuses; il me serait impossible de les analyser toutes et je me détournerais ainsi du but que ie me propose. Cependant Tensemble peut en être divisé en trois catégories : les sciences pratiques et industrielles; les professions scientifiques et entin la science par excellence qui comprend Fétude des textes sacrés ^.

La première catégorie comprend la médecine, Tastronomie et la géométrie, l'arpentage, la poésie et autres professions semblables.

La seconde catégorie comprend la musique, l'art vétérinaire , l'architecture, rhydrologie 3, etc.

Chacune de ces professions est soumise à des règles et à des principes particuliers qu'il faut connaître pour Texercer convenablement, ce qu'on ne saurait faire quelque habile que Ton soit, si on les ignore.

Quand à la troisième catégorie, la théologie, elle se comprend assez sans qu'il soit nécessaire de s'étendre longuement.

Je te dirai de ces professions ce que je juge indispensable, et je t en indiquerai les principes généraux , car deux cas peuvent seuls se présenter : ou par un accident de la fortune, tu peux te trouver dans la nécessité d'en exercer quelqu'une, et tu seras au moins initié aux secrets de la pratique de chacune d'elles en particu-

lier; ou tij ne te trouveras pas dans ce cas, alors ^tu^ n'auras rien perdu de ta considération, car il est du devoir des grands, de tout connaître autant que possible.

Sache, ô mon fils, que tu ne retireras de toute science spéculative d'autre fruit qu'un avantage moral ; tu n'en saurais retirer aucun profit matériel si tu n'y joins quelque artifice. La science du droit ^ par exemple, ne rapporte rien à celui qui la possède tant qu'il ne l'applique pas à la magistrature, au règlementdes successions, au professorat ou à la prédication.

Il en est ainsi de l'astronomie tant qu'elle n'est pas appliquée à dresser des calendriers, des horoscopes, à la divination et à donner des espérances aux gens naïfs.

On peut en dire autant de la médecine dont, sans artifice, sans charlatanisme et sans l'aide de quelques drogues prescrites à tort et à travers, celui qui l'exerce ne lire aucun avantage matériel.

Il résulte de ces observations que la plus noble des sciences est la théologie dont les principes sont l'échelle qui conduit à l'unité de Dieu, et les conséquences, les préceptes sacrés; sa pureté est altérée parfois par la recherche des intérêts temporels, donc si tu t'en sens capable, livretoi à Tétude de la théologie, c'est le moyen d'être heureux en ce monde et dans 1 au-

tre, si ce bonheur ne t'est pus accordé, attache-toi, du moins à I^Uf^^lles principes de la foi et ne pa§i| <^^OTsuite à celle des conséquences, pâroMÙe les pratiques sans la connaissance dks principes ne sont qu'une comédie.

Si tu te sens brûler de Tamour de la science, habitue-toi à la tempérance et à modérer tes désirs; aime la science et fuis le monde ; sois patient ; aie toujours l'esprit lucide, lève-toi de bonne heure et veille tard; applique-toi à lire et à écrire sois humble, travaille sans relâche, ré fréquemment le Koran ; étudie les t ditions et cherche la vérité ; recherche les savants et respecte-les ; ne rougis pas de ta passion pour Tétude et sois reconnaissant envers ton maître.

Que tes provisions consistent en livres, en cahiers, en une écritoire, un encrier, un canif, etc., etc. ; ne t'attache à nul autre objet.

Retiens ce que tu entends, mais ne le répète pas: parle peu et réfléchis beaucoup ; n'affiche pas une vaine science en n'étant qu'un servile plagiaire.

Tout étudiant qui réglera ainsi sa conduite sera bientôt le phénix de son temps.

Si tu te destines à être Mofti ^, sois

pieux, pr<Hû£t à la repartie, cultive ta mémoire Miptitf e sans cesse; ne transgresse nftii^*|9ri|fc|>te relatif au culte, au )eûne et à iMiirière; sois sincère; prends soin de ton corps et de tes vêtements ; ne résouds aucune question sans avoir mûrement réfléchi ; ne te satisfais pas de ton propre jugement sans preuves; ne décide pas simplement par esprit d'imitation, prononce plutôt d'après ton opinion ; ne te contente pas de deux versions concordantes ou contradictoires ; ne te fie qu'aux 00^ dont les auteurs sont à l'abri de tout àcfàpçon; ne t*engoue pas pour un passage quelconque ; si tu lis une tradition, enquiers-toi d'abord du rapporteur; n'accepte pas une tradition inédite quelle que soit l'autorité de celui qui la rapporte ; n'admets pas l'authenticité d'une tradition attribuée par le rapporteur à un autre, à moins que le rapporteur n'inspire confiance ; prête quelque attention aux récits transmis successivement; travaille sans cesse dans les intérêts de la foi ^. Evite l'esprit de fanatisme. Dans la discussion, observe ton adversaire, si tu te sens plus fort que lui et si tu désires prolonger la controverse, lance-toi hardiment, sinon, coupe court. Ne te borne pas à une seule comparaison, à un seul argument ni à un seul exemple; évite de te contredire; pose bien tes prémisses afin que tes conclusions soient sans défaut.

QuanJ la discussion a pour objet un' point de jurisprudence, donne la préférence au verset (du Koràn) sur la tradition, à la tradition sur Thypothèse ou la possibilité.

Il est permis de discuter sur un point des principes religieux obligatoires ou de dévotion, sur Timprobabilité de telle ou telle opinion ; mais il faut le faire de manière à ce que le but que tu te proposes soit bien et duement défini.

Parle avec élégance, ne coupe pas court, mais ne t^étends pas non plus sans mesure et inutilement '.

Si tu te destines à la prédication, rendstoi maître du texte de Koràn; orne ta mémoire, et du haut de la chaire n'engage de discussion qu'autant que tu seras assuré de la faiblesse de ton adversaire; en chaire, n'interroge jamais, c'est aux auditeurs dt poser des questions et non de les résoudre. Sois éloquent et imaginetoi que tu parles à des brutes, de sorte que tu puisses dire tout ce qui te viendra à la pensée et développer tes arguments à ton gré. — Prends soin d'être toujours bien vêtu.

Entoure-toi de disciples à la voix sonore qui, dispersés dans Tauditoire, écla-

tent en applaudissements à chacun de tes traits et entretiennent ainsi l'attention de rassemblée ^. Si les auditeurs sanglottent.

verse toi- même par instants, quelques larmes. S^il l'arrivé de demeurer court, tiretoi d'affaire par une prière, une invocation ou quelque tour ingénieux.

N'aie pas l'air froid, sévère et ennuyé quand tu seras en chaire et n'aie pas un débit sec ; tes auditeurs suivraient bientôt ton exemple, ainsi qu'on le dit : « L'ennui engendre la tiédeur. »» Sois pathétique, et dans la chaleur de ton discours, ne te refroidis pas soudainement. Etudie ton auditoire; s'il se plaît à des traits d'esprits, prodigue les lui; s'il aime les tictions, sers-le suivant son goût. Si tu ignores ce qui lui plaît et si tu le juges bien disposé, lance- toi sans crainte, parle lui un langage fleuri, mais prends garde, car c'est alors même que l'orateur peut redouter un adversaire sérieux.

Si, au contraire, tu t'aperçois que ton auditoire ne t'est pas favorable; ne t'arrête pas. réponds vivement à toutes les objections qu'on te présente : si tu le trouves embarrassé, dis que ce sont là des sujets qu'on ne peut traiter en chaire, mais que tu es tout prêt à le faire en particulier; il est probable que les interlocuteurs ne viendront pas te déranger. Si, pour l'embarrasser, on te présente quelque question par écrit à laquelle tu n'es

pas en état de répondre, déchire le papier, déclare que le sujet est entaché d^impiété et d'hérésie et accuse l'auteur de vouloir innover; toute l'assemblée Taccablera de telles malédiciions, que personne n'osera chercher à Timitcr. Aie présentes à l'esprit les paroles que tu prononces afin de ne pas te répéter.

Sois aimable, et ne séjourne pas longtemps dans une même ville, car un prédicateur s'attire la faveur publique par des manières affables et ne fait fortune qu'en chani^eant fréquemment de domicile.

Sois soucieux de ta réputation d'éloquence, ptends soin de ton corps et de les vêtements et observe les prescriptions religieuses telles que les prières et les jeûnes tant obligatoires que de dévotion; sois persuasif; évite la mauvaise compagnie ; en un mot, garde \q décorum de la chaire ; je Tai déjà dit tout à l'heure, ne sois ni vain, ni dissimulé, ni prévaricateur. Conforme ta conduite à tes préceptes si tu ne veuK pas être taxé d'hypocrisie. Enseigne le bien et fais-le, afin de n'avoir pas à rougir en affichant de vaines prétentions.

Dans tes discours, mêle les paroles d'espérance aux menaces; ne fais pas tout à la fois, désespérer tes auditeurs de la miséricorde divine, mais ne leur fais pas non plus entrevoir le Paradis sans

obéissance de leur part. Traite plus particulièrement les sujets que tu connais le mieux et que tu as bien approfondis, afin de ne pas demeurer à court d'arguments, autrement tu ne retirerais que de la confusion.

Si, du rang de prédicateur, lu descends d'un degré, à celui de magistrat ^% il te faudra être humble, modeste, sage, perspicace et prudent, et acquérir la connais sance du cœur humain; sois ferme, expert en théologie et en droit canon; tu étudieras aussi les diverses religions, les finesses des gens de toutes sortes, leurs façons de penser; tu devras aussi savoir user des ruses qu'un juge peut employer de manière que si un plaignant se présente devant toi sans être en mesure de produire des témoins et perde ainsi ses droits, tu puisses cependant lui rendre justice au moyen d'une certaine adresse, et même de quelques ruses permises en ce cas.

ANECDOTE

Aboul' Abbas Rouyâni était grand juge ^ * au Tabaristân **. C'était un homme modeste, savant, scrupuleux, perspicace et prudent. Un jour, un homme se présenta

devant son tribunal, réclamant d'un autre une somme de cent dinars. Ce dernier niait la dette et le juge invita le demandeur à produire la preuve testimoniale, il répondit ne pouvoir le faire; le juge déclara alors devoir déférer le serment à la partie adverse. Le pauvre diable se prit à gémir et à fondre en larmes en suppliant le juge de ne pas déférer le serment à un homme qui ne reculerait pas devant un parjure. Le juge insisra sur ce qu'il devait se conformer à la loi et répéta qu'il n'avait d'autre alternative aue d'exiger la production de témoins ou de déférer le serment au défendeur *^. Le plaignant se jeta aux pieds du juge répétant, qu'en effet, il ne pouvait fournir de preuves, mais que si son adversaire prétait serment, il était ruiné, il le supplia de prendre en pitié sa situation et de lui faire justice en quelque manière.

Emu de cette insistance, AbouPAbbas crut comprendre que la réclamation était fondée et invita le plaignant à lui faire le récit détaillé de son affaire : « Vive le juge! s'écria celui-ci, cet homme a été, pendant de longues années, mon ami ; un jour il tomba amoureux d'une esclave dont on demandait cent cinquante dinars; il n'en possédait que cinquante et ne savait comment faire; jour et nuit, il errait en pleurant et en gémissant comme un insensé. Il arriva, qu'étant

ensemble à la promenade, nous nous assîmes pour nous reposer; il me parla de Tesclave et me peignit sa douleur en se lamentant; il était mon ami depuis vingt ans et je fus saisi de compassion. — Tu n*as pas, lui dis- je, la somme nécessaire pour acheter une esclave, je ne la possède pas non plus et je ne connais personne en état de l'assister; j'ai pour tout bien cent dinars que depuis vingt ans, j'ai amassés à grand 'peine; je vais te les remettre, ajoute ce qui manque, achète Tesclave, jouis en pendant un mois, après quoi tu la revendras et tu me restitueras mon argent. — A peine eus-je cessé de parler que cet homme se jeta à mes pieds et jura, qu'au bout d'un mois, il revendrait l'esclave, fût-ce avec perte, et qu'il me rendrait la somme que je lui remis sur-le-champ. Nous étions seuls et j'atteste bien que quatre mois se sont écoulés et qu'il n'a encore ni rendu l'esclave, ni payé sa dette. — Où étiez-vous assis pendant votre entretien ? demanda le magistrat, — sous un arbre. — Puisque vous étiez sous un arbre, pourquoi déclares-tu n'avoir aucun témoin? reprit le juge, puis se tournant vers le défendeur, il lui demanda ce qu'il avait à dire. Celuici répondit en accusant le plaignant de mensonge, ajoutant qu'il ne savait de quelle promenade ni de quel arbre il était question et que là, ni ailleurs, il

n'avait reçu de cet homme ni or, ni argent.

Aboul' Abbaslui commanda de s*asseoir et s'adressant au demandeur : — « Ne sois pas en peine, lui dit-il, rends-toi sous l'arbre dont tu viens de parier, fais y deux prosternations h, joins y quelques

f trières pour le prophète, et dis lui que je e cite à mon tribunal et qu'il ait à comparaître afin de porter témoignage. » — Le défendeur ne put retenir un sourire que le juge remarqua sans paraître y prendre garde. — Le plaignant répondit qu^il craignait que l'arbre ne fît aucun cas de son message. — « Prends mon sceau reprit le juge, montre le lui et dis lui que c^est le sceau du magistrat qui le mande et l'assigne pour déposer de ce qu'il a vu ».

L'homme reçut le sceau et sortit; le défendeur prit place parmi le public et Aboul' Abbas s'occupa d'autres affaires.

Quelques instants après se tournant vers ce dernier, il lui demanda s'il croyait que le plaignant, était déjà arrivé à l'endroit où il Tavait envoyé. — « Pas encore, fut sa réponse. — Le juge reprit ses occupations.

Arrivé au pied de l'arbre, le demandeur s'acquitta du message de la façon que lui avait indiquée Aboul' Abbas/Comme on s'y attend, il n'obtint aucune réponse, s'en revint tout chagriné et se présenta

devant le juge disant que Tarbre n'avait pas bougé quoiqu'il lui eût exhil^ son sceau. — « Tu te trompes, reprit le magistrat, l'arbre est venu et a rendu témoignage; puis s'adressant au défendeur : rends à cet homme la somme qu'il te réclame, sinon, je ferai vendre l'esclave et je lui en remettrai le prix. — Comment, repartit ce dernier, je n'ai pas bougé de cette salle et pourtant je n'y ai point aperçu Tarbre ! — Tu as raison, l'arbre, en effet, n'a pas comparu, mais si tu n'avais pas reçu d'argent sous son ombre, pourquoi, lorsque je t'ai demandé si ton adversaire pouvait déjà être arrivé, as tu répondu : pas encore? Pourquoi n'astu pas déclaré que tu ignorais vers quel arbre et vers quel lieu il s'était acheminé? » Le défendeur ainsi convaincu fut condamné, obligé de payer et les cent cinquante dinars furent remis au plaignant dont le droit iut confirmé de cette façon ingénieuse.

Le magistrat ne doit donc pas seulement délibérer d'après le texte de la loi, mais il doit s'inspirer de ses propres lumières et de son bon sens.

En son particulier, le magistrat ne saurait être trop humble ni trop modeste, mais lorsqu'il siège, il ne saurait être trop

sévèVftji^op grave ni irop digne. Rendstoi dcHIfL savant, parle peu et pense beaucoup! A l'audience et en prononçant les sentences, tu n'affecleras pas d'être distrait ou ennuyé. Sois surtout patient. En aucun cas, ne te repose pas sur ton opinion personnelle ; confère avec les Mcyftis '5 ; éclaire ton esprit par tous les moyens possibles. Applique-toi à 1 étude des textes et des divers cas ; réfère toi aux précédents : en principe, le juge doit se conforoier au texte de la loi, mais dans l'application, il peut se présenter maint cas* qui, si l'on ne considère que le texte, paraît épineux et cependant peut se résoudre facilement par un magistrat intelligent.

Le juge peut être Modjtéhid *^ il est même préférable qu'il possède ce grade.

Il doit être pieux et digne de conhance.

Il s'abstiendra de siéger en certaines circonstances telles que à jeun, au sortir du bain, ou s'il est sous l'impression de quelques soucis temporels »7; il devra donc s'entourer de suppléants intelligents.

Quand il prononcera la sentence, il ne permettra à nul de parler sur l'affaire en cause, parcequ'alors il est du devoir du juge de rendre un arrêt et non pas de faire une instruction : il est d'ailleurs, telles enquêtes dont il vaut mieux s'abstenir. Il ne s'étendra pas en longs discours et s'occupera promptement de la

production des preuves tesiimonialé|jlHle déférer le serment. ^-

Lorsqu'il s'agit d^une affaire relative à des intérêts considérables et dans laquelle les actes des parties sont suspects, le juge mettra tout en œuvre et ne négligera rien pour découvrir la vérité.

11 choisira des assesseurs intègres; il ne reviendra jamais sur une sentence rendue et fera strictement exécuter ses jugements et ses commandements. 11 se j^rdera d'écrire de sa main le libellé de q^ jugements ou aucun acte, à moin-s i^lirgence, afin de conserver le prestige attaché à son écriture ; il se bornera à apposer son sceau sur les divers documents émanés de son autorité.

Les principales qualités du magistrat sont la science et la piété.

Si tu n'es pas prédestiné à la magistrature, si tu n'embrasses pas cette carrière et si tu ne te sens pas de vocation pour celle des armes, livre-toi au commerce, tu y trouveras peut-être du profil, et les bénéfices qu il procure sont légitimes et honorables,

>-59ï?»Jïi-

NOlfe DU CHAPITRE XXXI

1. Piché signifie proprement un métier, une profession manuelle quelconque; mais on voit ^ici que l'auteur applique celle expression aussi ^^ bien dans ce sens qu'à louie profession libérale, voire même aux fonctions miliiaires et adminisnatives.

2. Néss, la science par excellence, celle qui ne rapporte aucun avantage matériel, la théologie.

3. Kéri:^ Kéui, construction des aqueducs souterrains, à peu près la seule branche de Thydrologie dont s'occupent les Persans et dans laquelle ils excellent : cet art a été cultivé de toute antiquité en Perse qui est dépourvue de grands cours aeau et où l'on doit tirer partie de la moindre source pour subvenir à l'irrigation indispensable dans une contrée où la sécheresse étant excessive, tous les produits agricoles doivent éire abondamment arrosés

4. Ilm é char, comprend l'élude du droit civil et du droit canon.

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