‹ Le cadet de Gascogne, comédie-vaudeville en un acteChapitre 11 sur 35 · Scène X · texte numérisé non relu

Scène X

GIVRAC , LECORDIER.

lecordier, traversant le théâtre.

Allons soumettre ce travail à sa majesté...

givrac , à part.

Oli ! oh !... Un aulre fonctionnaire ! en avant la colonne vertébrale! (Il l'arrête.) Monsieur veut-il me faire lhonneurde m'entendre?...

lecordier.

Que désirez-vous , mon cher ?

GIVRAC.

Vous demander humblement votre nom... ( A part.) Je profite de la leçon de l'autre.

LECORDIER.

Vous êtes bien curieux.

GIVRAC.

Mon Dieu!... monsieur , c'est moins par curiosité que pour rendre service à quelqu'un.

LECORDIER.

A qui ?...

(ilVRAC.

A un jeune homme for! intéressant et Île quelque mérite , j'ose le croire.

LECORDIER. . «„

Mais encore ?

GIVRAG.

A moi , monsieur.

lecordier, à part.

C'est donc un fou que ce jeune homme...

GIVJTAC.

De grâce , monsieur, voire nom?

r rcordibk, à pari.

Voyons où il veut en venir. (Haut.) Lecordicr.

/- ^ i^u)i^r givrac^ J^ 5»- ;

De Lccordier,y Votre emploi ?..

LECORDIER. V

Ah !.. Vous voulez aussi savoir mon emploi î

^ , GIVRAC.

Vraiment oui... je tiens à tout savoir...

lecordier , à part.

/Il est amusant. (Haut^jEh bien ! je suis inspecteur de toutes les places fortes du royaume.

givrac, à part.

Les places fortes !... çà me va encore. (Haut.) Dans ce cas, Monsieur, vous allez être assez bon pour accepter ce papier. ( H lui remet un placet. )

LECORDIER.

Ce papier?

GIVRAC.

Ligez î...

LECORDIER.

« Monseigneur (parlé), il y a erreur , je pense...

GIVRAC

Non, non, bien à vous que cela s'adresse, Monseigneur de Lecordier.

LECORDIER.

» (Il salue, puis il lit.) J'ai besoin d'un bon emploi, je suis gentil- » homme, je me nomme Givrac et j'attends la place avec votre » réponse... » suit l'adresse.., à Givrac. C'est tout?

givra c.

Absolument tout. J'espère être assez heureux pour que vous preniez ma demande en considération.

LECORDIER.

~* v Monsieur, do deji&ihoses l'une, ou vous êtes fou, ou c'est une

mystification imprudente que vous vous êtes permise.

GIVRAC.

Je vous jure, Monseigneur, que je ne suis pas fou !

LECORDIER. .'■

Dans le premier cas, il faudrait vous faire ^enfermer, dans le second vous faire chasser.

givrac, (avec dig ni le. ) Chasser.

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