UN HUISSIER
Son excellence monseigneur le premier ministre ..
m de ciioisiii'iL (appei cecant Givrae , il indique la porte à gauche , tout le
monde sort. )
Mais que vois-je ?... Je vous suis, Messieurs; entrez chez Madame de Choiseuil, pour lui offrir vos félicitations... ( à pari ) Ce jeune homme... cette tournure... oui, c'est bien lui, ce me semble.
GIVHAC
J'ai exécuté vos ordres, monseigneur.
M. DE CHOISEUIL.
Oui... c'est vous... je vous reconnais... Vous êtes blessé.
GIVRAC.
Presque rien. . une égratignure... Les chevaux étaient lancés avec tant de vitesse ..
M. DE CHOISEUIL.
Je vais envoyer chercher les chirurgiens du château...
GIVRAC
Ce n'est rien , monseigneur, et je voudrais avoir eu les deux bras cassés., puisqu'alors je serais en état d'offrir à votre excellence une preuve plus complète de mon zèle et de ma fidélité.
M. DE CHOISLl'IL.
Ce zèle et cette fidélité ont droit à toute ma reconnaissance.
GIVRAC
Ah ! Monseigneur, chacun à ma place en eut fait autant.
M. DE CHOISEUIL.
Non , Monsieur, personne ne l'eut fait avec autant de bonheur et de courage.
GIVRAC.
Il est vrai que la rivière était là... profonde , large, rapide , mais je me serais cru indigne du titre de gentilhomme , si j'avais hésité un instant , en présence des dangers que courait la monarchie, dans la personne de son .premier ministre.
M. DE CHOISEUIL.
Je reconnaîtrai votre dévouement... parlez , monsieur , que voulezvous?...
GIVRAC
Ah î monseigneur, votre excellence attache trop de prix ..
M. DE CHOISEUIL.
Je le veux.
De grâce !
GIVRAC.
M. DE CHOISEUIL.
Je l'exige.
GIVRAC.
En ce cas , mon devoir est d'obéir... Eh bien , monseigneur, puisque votre excellence me l'ordonne , et pour ne pas la désobliger... je lui demanderai un service. ..