‹ Le cadet de Gascogne, comédie-vaudeville en un acteChapitre 34 sur 35 · Scène XXX · texte numérisé non relu

Scène XXX

Les mêmes, UN VALET.

LE VALET

M. le marquis de Givrac ?

TOUT le monde.

Marquis!...

BOUFFARD

Je serai plus que grand veneur.

h LE VALBT.

De la part du premier ministre (// lui remet un éçrin el une lettre ).

GIVRAC

Donnez!... Dieu ! les beaux diamans... quelle brillante parure !

BOUFFARD

Ils sont flamboy ans

GIVRAC

In authographe..., lisons.

BOUFFARD

Ecoutons.

GIVRAC lit.

«M le marquis de Givrac, nous ne sommes point quittes. Je viens rt'apprendre que vous vous mariez, voici mon présent de noces , plus cent mille francs pour voire maison Je signerai au contrat..» Eh bien Henriette?

HENRIETTE. ' 't '

Me voulez-vous encore ?

GIVRAC

Oh ! toujours ! toujours.

bouffard (baisant la main d'Henriette ). Chère marquise.

givrac.

Eh bien, Toton, que dis-tu de tout cela ?

Je dis, M. le marquis, que je n] vas plus oser vous parler .

GIVRAC.

Non , non , les faveurs ne changent ni mes sentimens , ni mon cœur. (il serre la main à Toton) Allons remercier son excellence. (À 'de Frcmonl et Le Cordier). Messieurs, je me souviendrai de vous.

BoiFFAUi) avec importance.) Messieurs, mon gendre se souviendra de vous... je ne saisjras si...

givrac ( bas à Toton ).

Et tout cela , sais-tu pourquoi ?

TOTON

Parce que vous avez sauvé le ministre.

GIVRAC

Non, parce que tu as été le cocher de mon père.

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