Scène quatrième
HENRIETTE, BOUFFARD , LAURENCE, pais un valet. HENRIETTE qui a entendu.
J'irais le chercher autre part...
BOUFFARD
Qu'est-ce à dire , ma fille ?
HENRIETTE
Ecoutez donc mon père... il me semble que l'orsqu'on a donné «on cœur une fois , on ne peut plus le reprendre.
BOUFFARD
Quelle sotte!., on donne et on reprend ces choses là vingt fois de suite, sans préjudice de la... quatre vingt quinzième.
HENRIETTE
C'est possible... mais je n'admets pas cette morale.
LAURENCE
Givrac est bien heureux... Qu'à-t-il donc fait pour cela?
HENRIETTE
Il m'a plu.
LAURENCE
Et pourquoi ne vous plairais-je pas à mon tour? Il me semble que je suis assez...
BOUFFARD
Oui, il n'est pas trop, mais il est assez...
HENRIETTE
Monsieur de Laurence , vous avez procuré à mon père une place excellente.
BOUFFARD
Elevée et périlleuse surtout.
HENRIETTE
Vous m'en avez fait avoir une à moi-même dans la maison de la reine; je ne suis pas ingrate... à vous ma reconnaissance.
BOUFFARD
Il y a progrès !...
HENRIETTE
Mais, pour de l'amour, n'en attendez jamais de moi.
BOUFFARD
Il y a déchéance.
un valet, entrant du fond à gauche.
M. de Laurence , on vous cherche dans les apparlemens. M. de Bouffard, M. le directeur des haras désire vous parler. ( Il sort. )
LAURENCE
J'y vais.
BOUFFARD
J'y vole.
LAURENCE
J'espère encore, mademoiselle, que vous reviendrez à des sentimens plus généreux à mon égard.
HENRIETTE
Je ne vous défends pas d'espérer, monsieur...
BOUFFARD
Sortons, sur ce mot, mon ami... décidément il y a progrès.
air: W aise de Robin .
Lorsque le devoir nous appelle , Sachons obéir nuit et jour; Pour parvenir, de notre zèle, Il faut émerveiller la cour.
Ah ! pour le roi que j'idolâtre , Je voudrais me tripler...
LAURENCE
D'accord !..
VA s'il fallait so mettre en quatre , Vous pourriez y suffire encor.