‹ Le café: culture-manipulation, productionChapitre 73 sur 116 · GUADELOUPE · texte numérisé non relu

GUADELOUPE

FiG. 5^. — Diagramme des chutes de pluie à Basse-Terre (1827-1870). Alt. la".

C'est de la Martinique, où il avait été importé par de Clieux, que le café fut transporté à Saint-Domingue et à la Guadeloupe.

La culture s'en propagea rapidement dans cette dernière colonie ; mais elle y est depuis longtemps tout à fait négligée, car les colons ont abandonné le café pour se livrer à la culture de la canne à sucre.

Cependant la culture du caféier est, après celle de la canne, la plus importante de la Guadeloupe. Elle occupe principalement les endroits un peu élevés qui ne conviendraient pas à la canne, entre 200 et 600 mètres d'altitude. Mais depuis quelques années des plantations de caféiers ont été substituées en certains points à la canne à sucre, même dans les régions basses et la culture du caféier tend à reprendre un certain développement. Le nombre des plantations de café s'élevait à 708 en 1892, représentant une superficie totale de 2,825 hectares et occupant près de 5,000 travailleurs.

Ces .plantations n'existent guère que dans l'arrondissement de Basse-Terre, dans les communes de Capesterre, Trois-Rivières, Vieux-Fort, Gourbeyre,

Lecomte. 18

Saint-Claude (camp Jacob), Le Baillif, Vieux-Habitants, Bouillante, La Pointe-Noire et Deshaies.

C'est le. caféier d'Arabie qui est surtout cultivé. Nous avons vu cependant quelques essais de culture de caféier de Libéria et de caféier d'Abyssinie. On cultive en lisières, à titres d'abris contre les vents, le pois doux, le galba et le pommier rose. Les arbres

„m d'ombrage les plus 4oo employés sont l'aca- 35o jou, le châtaignier du 3oo pays et l'immortelle.

25o Les caféiers sont ^°° habituellement éci- '^° mes pour favoriser le développement de longues branches la-

FiG. 55. — Diagramme des chute» de pluie au téralcs; auSsi SC pré-

c.mp.J.cob (ait. 450-) (.855-870). sgntent-ils habituel-

lement sous la forme de buissons touffus, en parasol. A Saint-Claude, à Gourbeyre et aux Trois-Rivièreson pince le caféier à i™,25 ou i™,4o du sol et on supprime toutes les pousses verticales. La distance entre les trous est de 2 mètres à 2'",5o suivant les terrains.

Les exportations de café de la Guadeloupe ont subi la marche indiquée dans le tableau ci-dessous, depuis 1816 (époque de la reprise de possession) :

moyenne

de 5 années.

957,000 kilos.

i8ai-i83o

lO —

3i5,ooo —

38o,ooo —

56o,ooo —

LA PRODUCTION DU CAFÉ

Comme on le voit par l'examen de ce tableau, les exportations deviennent de plus en plus importantes.

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