‹ Le cahier rougeChapitre 19 sur 52 · MORCEAU A QUATRE MAINS · texte numérisé non relu

MORCEAU A QUATRE MAINS

L e salon s'ouvre sur ie parc

Où les grands arbres, d'un vert sombre,

Unissent leurs rameaux en arc

Sur les gazons qu'ils baignent d'ombre.

Si je me retourne soudain Dans le fauteuil où j'ai pris place, Je revois encor le jardin Qui se reflète dans la glace ;

<Jo LE CAHIER ROUGE.

Et je goûte l'amusement D'avoir, à gauche comme à droite, Deux parcs, pareils absolument, Dans la porte et la glace étroite.

Par un jeu charmant du hasard, Les deux jeunes sœurs très-exquises, Pour jouer un peu de Mozart, Au piano se sont assises.

Comme les deux parcs du décor, Elles sont tout à fait pareilles ; Les quatre mêmes bijoux d'or Scintillent à leurs quatre oreilles.

J'examine autant que je veux, Grâce aux yeux baissés sur les touches, La même fleur dans leurs cheveux, La même fleur sur leurs deux bouches;

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