‹ Le cahier rougeChapitre 27 sur 52 · SUR LA TERRASSE DU CHATEAU. B · texte numérisé non relu

SUR LA TERRASSE DU CHATEAU. B

Pourquoi donc ai-je alors rêvé de la saison Qui dépouille les bois sous la bise plus aigre, Et pourquoi ce sillon dans la joue un peu maigre M'a-c-il inquiécé bien plus que de raison.^

Je connais cette enfant; elle n'est que débile.

Depuis le bel été passé dans ce château,

Elle va mieux. C'est moi qui lui mets son manteau,

— Lorsque le vent fraîchit, — d'une main malhabile.

J 'ai ma place auprès d'elle, à l'heure des repas, Je la gronde parfois d*être à mes soins rebelle, Et, tout en plaisantant, c'est moi qui lui rappelle Le cordial amer qu'elle ne prendrait pas.

Elle ne peut nous êcre aussi vite ravie!...

— Non, mais devant le ciel calme et mystérieux, Avec ce doux reflet d'étoile dans les yeux, Cette enfant m'a paru trop faible pour la vie.

Et. sans avoir pitié, je n'ai pas pu prévoir Tout ce qui doit changer en ride le sourire Et flétrir dans les pleurs ce regard où se mire Le charme triste et pur de l'automne et du soir.

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