AU LION DE BELFORT
^i je gravais des vers sur ton socle de pierre,
Certes, j'exalterais tes combats glorieux,
O monstre colossal, qui, seul victorieux,
Seul peux montrer les crocs et froncer la paupière.
Je dirais qu'on t'a vu, jusqu'à l'heure dernière, Fauve géant, qui fus digne des fiers aïeux, Rejeter loin de toi, sanglant et furieux, L'assaut des cent chacals pendus à ta crinière.
Ij4 LE CAHIER ROUGE.
Mais je voudrais encore ajouter : Grand lion,
Symbole de colère et de rébellion,
D'un moins sombre avenir tu nous es l'assurance.
Attends, sois, comme tous, patient et mue:; Mais, si la haine sainte en nous diminuait, Rugis, pour rappeler son devoir à la France!