BIROTTEAU, ABOUL-Y-FAR
Birollcau, après avoir vu s'éloigner Ali-Bajou, arrive auprès d'Aboul-y-Far, qui lui fait signe de s'éloigner un peu; Birolteau s'éloigne, et, à distance, fait des salutations orientales.
AIR et DUO
BIROTTEAU
0 toi, de l'Algérie Le lustre, le soleil!
Magistral sans pareil...
Je baise ton orteil!
Écoute, je t'en prie, Écoute un bon conseil, Utile à Ion sommeil Ainsi qu'à ton réveil.
0 toi, de l'Algérie, etc.
Au bruit du clairon, du tambour, Des cymbales, de la trompetle, Qu'au peuple partout on répète Que lu l'attends en ce séjour; Bientôt il remplit celte place!
Tu te présentes avec grâce, Tu me donnes aux yeux de lous...
ABOCL-Y FAR
Eh! quoi donc?
BIROTTEAU
Vingt mille boudjous!
abodl-y-far riant et se levant Oh! oh! oh! oh! çiiclle folie!
Ces Français sont facétieux!
BIROTTEAU
Écoute encor, je te prie :
Bientôt lu me comprendras mieux.
En me remettant ce trésor, Tu décrâres que tout cet or Est le prix juste et légitime D'un secret merveilleux, sublime, Au moyen duquel tu sauras, A l'instant lu devineras L'auteur d'atteintes criminelles, De violences personnelles...
Vu le prix, chacun le croira, El désormais Ion te respectera!
ABOI) L- Y-FAR , réflécllisSUHt
Vraiment, l'idée est singulière Et ne vient pas d'un esprit ordinaire.
BIROTTEAU
Au bruit du clairon, du tambour, etc.
Aboul-y-Far parait étonné de l'idée de Rirolteau; il frappe dans ses mains. Ses esclaves viennent. Il leur fait signe d'enlever les coussins et la pipe. — Birolleau suit ses mouvemens, et voit avec plaisir qu'il a é!c compris.
aboul-y-far, revenant à Birotteau Oui, j'en conviens, je vois que tu raisonnes
Assez sagement, en effet; Au fond, pourtant, qu'est-ce que tu me donnes,
Pour mon argent? Rien, dans le fait!
BIROTTEAU
Ouoi' n'est-ce rien, seigneur, que la croyance 17 fcMtrêB 5 2