‹ Le caïd, opéra-bouffon en deux actesChapitre 21 sur 37 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

ABOUL-Y-FAR

An i, de ce gage, etc.

E1ROTTEAU VIRGINIE

J'accepte ce gage ; Ailleurs, s'il s'engage,

Ce présent d'usage S'il devient volage,

Est un témoignage Qu'il craigne la rage

D'estime entre nous. ' De mon cœur jaloux!

Ta reconnaissance, Mais non, sa constance,

Mo, garde, je pense, J'en ai l'espérance,

Une récompense, Va former, je pense, Un prix bien plus doux! Les nœuds les plus doux!

MICHEL AM-BAJOL"

Ahî morbleu! j'enrage! Ali! vraiment, j'enrage!

Un semblable outrage! Mais c'est un nuage...

Mais calmons l'orage, Tachons de l'orage

D'abord, filons doux! D'éviter les coups.

Voyons, en silence, Voyons, en silence,

Quel rival s'avance, Quel rival s'avance,

Et, pour la vengeance, Et, pour la vengeance, Gardons le courroux! Disposons-nous tous!

CHOEUR

Nous, sur son passage,

Comme témoignage D'honneur et d'hommage.

Protemons-nous Tous!

Les esclaves enlèvent le palanquin et emportent Birotteau, au son des inslrumeus turcs Virginie se dispose à rentier chez elle. Aboul-y-Far suit Birotteau en se frottant les mains. Ali-Bajou témoigne sa mauvaise humeur. Michel profile du moment où tous les regards sont tournés vers Birotteau, pour se glisser dans la maison du Caïd.

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