‹ Le caïd, opéra-bouffon en deux actesChapitre 32 sur 37 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

BIROTTEAU, seul, réfléchissant

Certainement! de la famille...

C'est très- bien! Mais, voyez-vous, Je crois que j'aimenns encor mieux les boudjous.

II s'en va! Je comprends! l'impertinent avare

Avec regret de son or se sépare; En me donnant sa fille, il ne mécompte rini. J'hériterai, c'est vrai! mais il se porte fort bien. Pourtant, ici, je passerais ma vie,

Oubliant peines et travaux,

Sans soins, sans désirs, sans envie,

Dans la mollesse et le repos!

Eh! n'est-ce pas encore un assez joli songe

Pour toi, malheureux Birotteau!

Qui n'as jamais gagné... même au loto!

Oui, dans la volupté, dès demain, je me plonge!

Plus de soucis! plus de travail!

Je veux vivre à la turque, au milieu d'un sérail, Entouré d'un essaim de belles jeunes filles! Tout embaumé d'essence et de pastilles, Je fumerai l'opium, je boirai le sorbet, Roulant sur les coussins, vêtu de cachemire,

Je veux être un pacha complet!

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