‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 1 sur 55 · VJ PRÉFACE · texte numérisé non relu

VJ PRÉFACE

Nos grands dépôts littéraires ne le possèdent pas tous. Il faut excepter la Bibliothèque Nationale. La Bibliothèque Mazàrine et celle de F Arsenal en ont chacune deux exemplaires. L'ancienne bibliothèque du chapitre de Notre-Dame de Paris, d'ailleurs si complète avant la Révolution , ne l'a jamais vu figurer sur son catalogue. Brunet ne le mentionne pas dans son Manuel, probablement parce qu'il ne l'avait pas remarqué et ne l'avait vu cité dans aucun catalogue de vente pendant sa longue carrière. Cependant il se recommandait à l'attention par lé sujet qu'il traite et qui avait tenté un bibliophile bien connu, Peignot, qui, lui aussi, en ignorait l'existence : sa notice sur les saints Patrons montre qu'il avait fait des recherches en ce sens (i).

Sans avoir la prétention de vouloir prendre Peignot en défaut, on peut s'étonner que Brunet, un spécialiste beaucoup plus près de nous, ne parle pas de ce volume . Après lui , d'autres bibliophiles, des parisiographes même, paraissent les complices de son silence; il n'est pas jusqu'aux habitués de la

(0 Appendice, I.

PRÉFACE. Vij

salle Silvestre^ amateurs et libraires^ qui ne croient â une mystification quand on leur parle de ce volume , rare sans doute , mais qui a subi le feu des enchères. Vers 1840, il a échappé au bibliophile Jacob pour cause de, folle enchère. Depuis il apparaît de loin en loin, nous en avons poup garant nos catalogues.

La première fois que noi^is le rencontrons, c'est dans la vente de la bibliothèque de M. F***, Paris 3 Delion (14 avril i853).

Dans ravertissement, qui précède, on lit ce qui suit:

ce II serait parfaitement inutile de signaler a aux amateurs les nombreux articles re- « marquables qu'elle . contient ; cependant « nous citerons un volume ^ peu près in- « connu à cause de sa rareté : c'est le Calen- « drier de toutes les confréries de Paris <c (n'' 108); il donne; la liste de toutes les « confréries d'arts et métiers (et de dévotion, c eût-on dû ajouter), et on sait combien il est a difficile de se procurer des renseignements % sur ces matières. »

Nous ignorons le prix de vente,

La seconde fois, c'est à la première vente Le Roux de Lincy (8 novembre 1 85 5), Paris^

Yllj PRÉFACE.

Techener. La note du catalogue porte cette mention : Volume rare dont le calendrier est orné de portraits.

On pourrait croire qu'il s'agit d'ouvrages différents : il n'en est rien^ les deux indications se complètent.

Nous n'avonS' reproduit que le frontispice qui représente le Crieur de Confréries^ ce.

dessin étant original et peu connu, bien qu'il ait été dessiné avec exactitude dans le Magasin pittoresque, t. XXVII, p. 248 (année 1859). Il n'est pas signé et peut être attribué à un maître contemporain : Léonard Gaultier ou Thomas de Leu. Les portraits des Apôtres, en tête du calendrier, sont d'une exécution beaucoup plus soignée comme gravure; mais, étant tous de fantaisie, il serait, ce semble, inutile de les reproduire.

C'est avec un étonnement, qui s'explique d'ailleurs par sa rareté, que nous avons constaté l'absence du Calendrier des Confréries dans les catalogues de ventes spéciales : Gilbert {i858); l'abbé Eglée (1867); Le Roux de Lincy (après décès, 1870); de laVillegille

Cette rareté même nous à engagé à le

PRÉFACE. ix

réimprimer. Nous avions eu la pensée de reproduire intégralement le texte^ mais le peu de soin avec lequel, il a été composé nous a forcé à adopter pour cette nouvelle édition l'orthographe moderne, sous peine d'être obscur, sinon incompréhensible. Nous n'avons trouvé que des encouragements auprès de ceux qui en déploraient le plus la r-areté : M. Paul Lacroix et le savant éditeur de Lebeuf, M, H* Cocheris, etc.^ etc.

Pour être complet, ce travail devrait être divisé en trois chapitres :

I* Nomenclature des Confréries; 2* Statuts des Confréries;

3** Histoire et particularités touchant

chacune des Confréries.

Le sujet est tentant, il a été effleuré par M. Le Roux de Lincy; peut-être un jour le traiterons-nous. Aujourd'hui^ restreint par le cadre, nous devons nous borner dans l'introduction à donner la signification du mot calendrier, différent de celui à' aimanach; à expliquer en général ce qu'étaient les corporations et confréries pendant le moyen âge et jusqu'à la révolution de 1789 ;

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