‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 3 sur 55 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

I. Calendrier. — Vigneulde Marville(i) donne Tétymologie suivante de ce mot :

« La plupart de ceux qui sçavent que les « Romains comptoient par les kalendes, les « ides et le^ncmes en ignorefif la raison ; la a voici. Les anciens Romains régloient d'a- « bord leurs mois siir le cours de la lune; et «( ayant remarqué qu'à chaque mois elle « avoit trois variet^z k^t}iarquables , la pre- « mière lorsqu'elle se cache dans sa conjonc- « tion avec le soleil , ellp se montre entière- < ment éclairée de ses rayons; ils appeloient

• Mélanget d'hist. et de Htt.^ t. IH, p. 407.

Xlj INTRODUCTION.

« le premier jour du mois kalendes^ du mot a latin calare^ parce que, ce Jour-là, cette a planète étoit cachée; pu^ selon Juba, du « mot grec xaXelv, parce qu'on convoquoît le « peuple pour lui annoncer que les nones, « c'est-à-dire \2i foire ou le marché seroit le c< cinquième jour d'après. Lejour que la lutte « commençant à reparoître étoit dans son « premier quartier, ils le nommoient nônes^ « du mot grec veo;, et le jour qu'elle paroisce soit pleine, ils Tappeloient f^e^^du mot « ^So; , face y parce que la lune étoit alors a dans sa beauté, et qu'elle montroit sa face « entière. Depuis les ides jusques à la. fin du « mois, on complaît 14, i3, 12, etc , avant « les kakndes du mois qui suivoit: et de- « puis le premier j'oùr de ce mois jusques t( aux nones, le 2, le 3, le 4, etc., après les « kalendes. »

Il est bien probable, en effet, que ce fut des Étrusques, et non dès Grecs, que les Romains reçurent leurs premières notions en fait d'astronomie. La racine cal appartient au fonds commun que les Hellènes et les Latins avaient emporté en se séparant du tronc indo-germanique. Le mot calendœ ne viendrait donc pas du grec xaXeîv, mais de

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l'étrusque, auquel les Romains auraient emprunté leur verbe calare.

AucANACH. — Ualmanach diffère peu du calendrier : le premier rappelle l'ordre du temps, le second les jours.qui offrent des souvenirs, dçs obligations religieuses ou de famille.

« Ce que nous nommons aujourd'hui almanachs n'étaient originairement que de simples calendriers, donnant les mois et les jours de Tannée, et, depuis le cinquième siècle, rindication des fêtes de TÉglise.

L'usage en remonte fort haut , ainsi que l'attestent les simples calendriers et les anciens livres ^e liturgie manuscrits, si nombreux dans les bibliothèques publiques et dans quelques bibliothèques particulières; mais ce n'est qu'après l'invention de l'imprimerie qu'ils sont devenus tout à fait populaires. A dater de 1475, on ne manqua guère de placer des calendriers en tête de toutes les éditions des bréviaires^ des missels et des livres d'heures, à l'usage de Rome« des. différents diocèses ou des ordres religieux qui l'imprimaient; ce qui n'empêcha pas la publication des almanachs séparés. A cette même époque , des Pronostications

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