NOCTURNE
La paix qui ce soir M'épouse est étrange ; On dirait qu'un ange, Sous un manteau noir,
Pour m'ouvrir la route M'a pris par la main.
Il savait, sans doute, Qu'un trop tendre humain
Est sensible au rêve Et qu'il le poursuit, Au hasard des nuits, Si loin qu'il en crève.
De sentes en gués Il me ferait faire.
Sans me fatiguer, Le tour de la terre.
Nous ferons en chœur Le tour de la ville Et, soyons docile, Le tour de mon cœur.
C'est un très bon ange Qui sait le chemin De paix sans mélange Et m'a pris la main.
J'aime son beau zèle De guider mes pas, Je ne le vois pas Mais j'entends ses ailes !
J'avais peur surtout De ne plus connaître, Et cela rend fou, Le gîte de l'Etre.
Mais pour mon salut Vint un ange honnête ; C'est un ange ému.
Marchand d'allumettes..
« A mesure que j'erre à travers ces petits feux, je nie sens (le plus en plus dépaysé. Presque partout dos nudités, ça et là seulement quelques cliemiscs. — Los Sphinx sans pudeur, les grillons sans vergogne ; ot coml)ien n'y en a-t-il pas d'ailés et de chevelus qui se montrent à l'œil de devant et de derrière !... A vrai diro. nous sommes obscènes du fond du cœur, npus autres, mais l'antique me semble par trop vivant, on devrait 1 subordonner au goût moderne et l'affubler de diversi façons, selon la mode... »
Nuit classique de Walpurgis.